Dans cette édition:

Depeches du monde entier

Financer les études en conservation et mise en valeur de la montagne

Les étudiants en conservation pourront dorénavant trouver des sources de financement pour l’éducation et la recherche en matière de conservation et de mise en valeur des montagnes grâce à une nouvelle base de données sur les sources de financement. Mise au point par le ” Russell E. Train Education for Nature Program ” (EFN), un programme dédié à l’ancien président honoraire du Fonds mondial pour la nature (WWF), la base de données ” Conservation and Education Funding Source ” fournit toutes informations et coordonnées sur plus de 150 dons et bourses, pour les spécialistes de conservation en provenance d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique latine, intéressés à parfaire leurs connaissances et leurs qualifications ou à poursuivre leurs études. La base de données contient des programmes de subventions et bourses de plus de 100 sources de financement pour des programmes de licence et de 3ème cycle, de formation en milieu de carrière, de recherche sur le terrain et de stages. Consultez la base de données.

Protéger les gorilles de montagne grâce aux technologies de l’espace

Les technologies par satellite sont précieuses pour l’observation et la surveillance de la Terre. Elles soutiennent les efforts des Nations Unies pour la conservation du patrimoine culturel et naturel de la planète. Pour la première fois, des scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de l’UNESCO ont réalisé des cartes détaillées de zones inaccessibles en Afrique Centrale qui aident à garder sous surveillance l’habitat des gorilles de montagne menacés et vivant dans la région. Les résultats de ce projet conjoint, baptisé BEGo (Build Environment for Gorillas), ont été présentés le 7 avril au siège de l’ESA à Paris.

Le projet BEGo fait partie de l’accord ” Open Initiative ” entre l’UNESCO et l’ESA visant à fournir des images par satellite et du savoir-faire spatial en matière de conservation aux pays en développement. On estime que 650 gorilles de montagne menacés d’extinction vivant dans les réserves naturelles de la République démocratique du Congo (RDC), du Rwanda et de l’Ouganda ont déjà été sauvés par l’Initiative. Cette dernière a en effet offert à ces pays leurs premières cartes de grande précision de l’environnement de ces animaux et permis aux autorités non seulement de surveiller les gorilles mais aussi de suivre tout changement ou dégradation de leur habitat. En outre, une comparaison des images satellite des sites entre 1990 et 2003 a fourni un tableau précis de l’impact sur l’environnement causé par l’arrivée de réfugiés, la déforestation et le braconnage. Pour en savoir plus, visitez le site internet du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le PNUD offre jusqu’à 500 000 dollars aux entreprises pour promouvoir la conservation

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé un programme de prêts et de dons afin d’aider les petites et moyennes entreprises à conserver la biodiversité tout en réduisant la pauvreté. Au cours des prochains 18 mois, l’initiative appelée ” L’Initiative Equateur ” devrait faire des investissements sous forme de prêts de 30 000 à 500 000 dollars dans le cadre d’un programme pilote qui offrira des services d’experts en matière de création d’entreprises. ‘Equator Ventures’ bénéficie aux entreprises qui offrent des avantages de conservation et des gains socio-économiques pouvant être démontrés dans des secteurs prioritaires. Ces entreprises peuvent appartenir à des secteurs traditionnels comme l’agroforesterie, l’écotourisme, les services à l’écosystème ou les produits forestiers non ligneux. Toutefois, le pool de clients de l’Initiative Equateur accueillera également des entreprises d’autres domaines à condition qu’elles puissent démontrer les impacts positifs sur la biodiversité et les communautés. Les propositions ont déjà commencé à affluer et l’Initiative Equateur déboursera des fonds octroyés par le PNUD, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), des banques de développement et des organisations agricoles et industrielles de l’ONU, la Banque mondiale, le Gouvernement du Japon, la Fondation DOEN des Pays-Bas, le ” Critical Ecosystem Partnership Fund ” et la Fondation “John D. and Catherine T. MacArthur”. Pour plus d’informations sur les conditions et modalités d’octroi, visitez le site internet de l’Initiative.

Survivre au sommet

Le Comité Ev–K²–CNR, membre du Partenariat de la montagne, supervise le projet Ev–K²–CNR qui est devenu un des principaux vecteurs de la recherche scientifique internationale en haute altitude et en environnement isolé. La base logistique du projet est le Laboratoire-Observatoire pyramidal, situé à 5 050 m au-dessus du niveau de la mer dans la vallée de Khumbu, au pied du versant népalais de l’Everest. La fascinante pyramide en verre est le premier centre de recherche semi-permanent de haute altitude au monde et comprend un système énergétique autonome ainsi qu’un laboratoire scientifique parfaitement équipé. Très récemment, les chercheurs de la Pyramide ont conduit des observations et un suivi sur des sujets ” échantillons ” qui ont parcouru un itinéraire avec des déclivités variables sur une pente de 100 m, portant des poids allant de 20 à 60 kilos. L’objectif est d’établir une comparaison entre le comportement des sujets (réactions et choix locomoteurs) durant les ascensions, aussi bien en termes de disponibilité d’oxygène que de charges additionnelles. Visitez le site web Ev–K²–CNR et visionnez un clip vidéo de ces activités de recherche dans la Pyramide Laboratoire-Observatoire.

Bulletin d’information 10
mai 2005

Bulletin du Partenariat de la montagne

Le bulletin d’information ” D’un sommet à l’autre ” permet à vous tenir informés des dernières nouvelles, activités et événements concernant le Partenariat de la montagne. Il est rédigé par son Secrétariat et est envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Il peut aussi être consulté en ligne. Contribuez à la diffusion de nouvelles en nous faisant parvenir articles, dépêches et informations.

Tadjikistan
Tadjikistan
Photo: E. Yeves
/FAO/20674

Membres

En mai 2005, le Partenariat de la montagne compte 117 membres: 45 pays, 14 organisations intergouvernementales et 58 grands groupes. Le Secrétariat du Partenariat a reçu récemment plusieurs demandes d’adhésion. Par souci de transparence et de pleine participation de tous les membres, le Secrétariat soumet actuellement les demandes aux membres actuels pour information et examen.

Si vous n’avez pas reçu notre message envoyé récemment sur ce sujet par la liste de distribution électronique du Partenariat de la montagne (5 mai), veuillez nous contacter.

Mise à jour sur les pays membres

Les pays membres du Partenariat de la montagne jouent un rôle fondamental pour mobiliser l’action sur le terrain. Ils sont bien placés pour comprendre les besoins et les priorités à l’échelon local, soutenir le développement communautaire et servir de trait d’union entre les communautés locales et les organismes internationaux.

Arménie
Arménie
Photo: /FAO/22677

L’Arménie, un pays membre qui a adhéré récemment au Partenariat, élabore une stratégie nationale de mise en valeur durable des montagnes dans au sein d’une alliance faisant intervenir un vaste éventail de groupes nationaux (organismes gouvernementaux, universitaires et ONG) ainsi que la FAO. Les travaux sont en effet réalisés dans le cadre du Programme FAO de Coopération technique (TCP) et le projet a établi deux sites pilotes au sein des communautés de montagne. Ceci permettra aux ONG de mettre en oeuvre des études et activités spécifiques qui démontreront l’approche de mise en valeur durable des montagnes sur le terrain et ce que cette approche signifie pour l’environnement et les communautés de montagne locales. Pour tout complément d’information, veuillez contacter Thomas Hofer (Chargé de mise en valeur durable des montagnes, FAO). Pour en savoir plus sur les montagnes et leur mise en valeur en Arménie, visitez la section des pays du site internet du Partenariat de la montagne.

En République kirghize, un projet de coopération technique est en cours pour réduire l’exode des zones montagneuses en créant de nouvelles opportunités de revenus. Dès que la mission à venir aura identifié les produits de la montagne prioritaires sur lesquels se focaliser (y compris éventuellement l’élevage de yaks, les étangs à poissons et l’apiculture), le projet visera à créer de petites entreprises pour promouvoir les produits spécifiques de montagne dans les villages et offrir une formation afin de créer et renforcer les capacités locales pour la production, la transformation et la commercialisation des produits. Une caractéristique importante des projets de coopération technique est la réalisation à venir de voyages d’étude dans d’autres pays présentant des conditions comparables pour échanger des expériences et tirer des leçons. Dans le projet de la République kirghize, le personnel rendra visite au membre du Partenariat de la montagne, le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes au Népal, pour tirer des enseignements de sa vaste expérience et expertise dans les entreprises de montagne. Pour tout complément d’information sur le projet, contactez Alexia Baldascini. Pour en savoir plus sur les produits de montagne et leur mise en valeur dans la République kirghize, consultez la section des pays du site internet du Partenariat de la montagne.

Cuba, membre du Partenariat de la montagne, continue à faire oeuvre de pionnier en matière de protection des environnements de montagne et dans l’amélioration des moyens d’existence en montagne. Dès 1987, Cuba a mis en place une Commission nationale pour affronter les questions économiques, sociales et environnementales relatives à la montagne en y incluant un programme national de reforestation. Cette Commission a formulé le Plan ‘Turquino-Manati” qui est toujours appliqué. Le Plan Turquino se concentre sur les massifs montagneux, tandis que le Plan Manati s’occupe du reboisement dans toutes les provinces du pays.

Dans le cadre du Plan Turquino-Manati, un projet de coopération technique met en place des organes directeurs pour améliorer la qualité de la vie et la sécurité alimentaire des communautés de montagne. Le projet renforce la coordination et la communication entre les multiples pourvoyeurs de services, et entre communautés et fournisseurs de services de vulgarisation. Il renforce également les capacités des experts locaux en tant que formateurs dans les aspects sociaux et d’apprentissage de la vulgarisation, les biotechnologies avancées testées sur le terrain et la participation des communautés à la conception et à la gestion des exploitations de démonstration en montagne (ou ” Fincas demostrativas ”). Une politique révisée de vulgarisation multisectorielle en montagne ” Sistema de Extension Agropecuario y Forestal ” a été rédigée ainsi qu’un plan de mise en œuvre. Pour plus d’informations, veuillez contacter Christine Holding Anyonge, forestière à la FAO (vulgarisation). Pour en savoir plus sur les montagnes et leur mise valeur à Cuba, consultez la section des pays sur le site du Partenariat de la montagne.

Mise à jour sur les Initiatives du Partenariat

La « European Academy » (EURAC), un institut italien pour la recherche appliquée et l’éducation permanente, tiendra prochainement une réunion dans le cadre de l’Initiative Politique et législation du Partenariat de la montagne (1er juin, FAO, Rome) pour présenter les résultats d’une étude conduite pour mieux comprendre les mécanismes de coopération transfrontières au niveau sous-national. L’étude a été réalisée dans le cadre de l’‘Espace Mont Blanc’, un secteur géré conjointement par trois autorités régionales d’Italie, de France et de Suisse. Les chaînes montagneuses se trouvant souvent à cheval entre plusieurs pays, il est par conséquent très utile d’étudier les modalités de gestion des zones de montagne par de nouveaux cadres institutionnels qui permettent l’inclusion de représentants d’autorités locales de plus d’un pays. Le résultat de cette étude peut servir de modèle à l’adaptation dans d’autres régions confrontées aux mêmes exigences de gestion de chaînes de montagne enjambant des frontières. Pour participer à cette réunion ou recevoir un exemplaire de l’étude, veuillez contacter Rosalaura Romeo (Secrétariat du Partenariat de la montagne, FAO).

Zambie
Zambie
Photo: A. Conte
/FAO/17872

Comment aider les Initiatives du Partenariat

Le Secrétariat du Partenariat de la montagne aide les membres à bâtir les Initiatives du Partenariat. Pour les Initiatives sur l’Europe, l’Asie Centrale, l’Afrique de l’Est, l’éducation, l’aménagement des bassins versants et l’agriculture et le développement rural durables en montagne (ADRD-M), les membres sont priés de contacter Peter DeBrine, membre du Secrétariat. Pour les Initiatives du Partenariat sur les Andes, l’Amérique Centrale et les Caraïbes, les questions de genre, l’Hindu-Kuch Himalaya, les politiques et la législation, les moyens d’existence durables et la recherche, les membres du Partenariat sont invités à contacter Rosalaura Romeo, membre du Secrétariat.

Du nouveau sur le site du Partenariat de la montagne: Les Produits de la montagne

Les montagnes nous offrent toute une gamme de produits- des aliments et boissons aux médicaments, cosmétiques, textiles et objets d’artisanat-sans compter une vaste panoplie de services. C’est en exploitant les savoirs traditionnels, les compétences et l’expertise des communautés de montagne que nous pourrons transformer les produits de la montagne en produits de qualité pour améliorer le bien-être, les conditions de vie et les moyens d’existence des habitants de la montagne. Cet objectif est à la base du Projet Gouvernement de France/FAO sur les produits de montagne lancé sous l’égide de l’Initiative des moyens d’existence durables. Une section spéciale sur le projet des produits de la montagne a été créée dans la section sur l’Initiative des moyens d’existence durables sur le site du Partenariat de la montagne. Ces pages présentent les enjeux et opportunités rencontrés dans la protection et la promotion des produits de la montagne pour les populations de montagne, et fournissent des informations complètes sur les activités du Projet, y compris des études de cas régionales et interrégionales, des rapports et une base de données sur les produits et les producteurs régionaux. Parmi les autres ressources, citons des profils et des liens vers de nombreuses organisations participant au Projet, ainsi qu’une étude sur les aspects juridiques et institutionnels de la création d’entreprises dans les régions de montagne. Consultez la section du Projet des produits de la montagne.

Enquête sur le site du Partenariat de la montagne

Le Secrétariat du Partenariat de la montagne souhaite remercier tous les membres qui ont participé à la récente enquête sur Internet. Une analyse finale des résultats est en cours. Toutefois et à ce stade, nous voudrions souligner que les sections les plus visitées et appréciées du site ont été les nouvelles (ainsi que le bulletin d’information), les Initiatives, les thèmes et les pays. Les opinions et suggestions que vous avez exprimées permettront de guider la réorganisation du site qui sera véritablement axé sur la demande et utile pour les membres du Partenariat.

Faire connaître le Partenariat de la montagne

Le logo du Partenariat de la montagne (anglais, français et espagnol) de l’an dernier est le résultat d’une collaboration entre les membres. Il vise à donner à l’alliance une forte identité visuelle, permet aux partenaires de communiquer de façon claire et suivie sur le Partenariat et ses Initiatives, et renforce la portée et la force des principaux messages ainsi que leur diffusion. Les membres du Partenariat de la montagne sont encouragés à utiliser le logo dans leurs matériels de communication tels que les lettres à en-tête, sites internet, brochures et posters. Accédez au logo du Partenariat de la montagne sous différents formats.

Asie
Asie
Photo: J. Breithaupt
/FAO/15365

Projet de radio pilote du Forum de la montagne

La radio est un des moyens les plus efficaces pour atteindre les communautés locales mais aussi pour raconter au monde entier leurs vies et leurs histoires. C’est ce qu’a prouvé le Projet de radio pilote du Forum de la montagne, une collaboration entre le Secrétariat du Forum de la montagne, le Réseau Asia Pacific Mountain Network et Radio Sagarmatha achevé en décembre 2004. Durant une période de trois mois, le projet pilote a réalisé 8 programmes radiophoniques sur des questions pertinentes touchant directement les habitants de la montagne de la région de la Vallée de Katmandou. Le mécanisme était le suivant: identifier le problème, recueillir des informations de la communauté du Forum de la montagne et mettre au point une série de questions, interviewer les personnes locales concernées, soumettre leurs problèmes et plaintes à l’attention des organes et des décideurs locaux, interviewer enfin les experts pour inscrire les difficultés dans une perspective plus ample. Le programme a été diffusé à la radio népalaise et les retranscriptions mises à la disposition de la communauté mondiale du Forum de la montagne.

Nombreux ont été les résultats encourageants du projet pilote. Cela fut la toute première fois qu’un programme radio se consacrait uniquement à la montagne et mettait en relief les problèmes cruciaux et les questions émergentes. Il a également donné l’occasion à la communauté du Forum de connaître les opinions des habitants de la montagne. Le projet pilote a en outre montré qu’il n’est pas nécessaire de faire appel à des fonds de donateurs, et que les ressources existantes (essentiellement logistique, matériel et temps du personnel) peuvent être multipliées pour effectuer ces petites activités. Deux des programmes radio ont été particulièrement intéressants. L’épisode sur les ” conflits du tourisme ” a incité la communauté locale affectée à organiser un séminaire pour les parties intéressées, afin d’examiner les moyens de résoudre le conflit à Nagarkot, tout en soutenant le tourisme géré par la communauté locale. Aussi, le programme ” Tripeni Rising ” a suscité un intérêt parmi certains chefs d’entreprise pour le potentiel commercial des fours à briquettes bio. A noter: certains politiques de Katmandou et qui ont écouté les émissions ont témoigné que les thèmes couverts étaient bel et bien nouveaux et qu’ils leur avaient ouvert les yeux sur des questions jusque là marginalisées. Pour tout complément d’information sur le Projet de radio pilote du Forum de la montagne et sa phase successive, visitez le site web.

Restructuration de la bibliothèque en ligne du Forum de la montagne

Le Secrétariat du Forum de la montagne au Népal réorganise sa Bibliothèque en ligne pour offrir un moteur de recherche plus efficace et puissant pour les documents en texte intégral et une organisation plus intuitive des ressources de la montagne. Le moteur permettra de pratiquer des recherches plus avancées et de saisir des documents plus pertinents. Cette nouvelle version de la Bibliothèque en ligne du Forum de la montagne fournira un soutien important aux activités de partage d’information et de mise en réseau des membres du Partenariat de la montagne à mesure qu’ils continuent à mettre au point des activités concrètes sur le terrain. Visitez le site du Forum de la montagne.

Manifestations en cours et a venir

Conférence électronique sur l’avenir des petits producteurs et des producteurs vivriers, 14 avril au 15 juin 2005

Honduras
Honduras
Photo: G. Bizzarri
/FAO/18911

Cette conférence électronique « Future Food and Small Scale Producers » est consacrée essentiellement aux agriculteurs indigènes, aux petits producteurs et aux cultivateurs familiaux, aux paysans sans terres et aux petits pêcheurs ainsi qu’aux organisations les représentant. Elle entend approfondir les scénarios alternatifs dans les zones rurales et montrer aussi pourquoi il est si fondamental de maintenir les agriculteurs et les populations autochtones sur leurs terres dans le monde entier, pour le bien-être de la société et de la nature. La conférence électronique, organisée par l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), l’Institut catholique pour les relations internationales (CIIR), la « Small and Family Farms Alliance », TEBTEBBA (membre du Partenariat de la montagne) et le « UK Food Group », a démarré le 14 avril 2005 et sera accueillie sur le site internet de « Dgroups ». Les participants sont invités à décrire la pratique et raison d’être des alternatives des agriculteurs et des populations autochtones à la modernisation et à l’industrialisation de la nourriture, de l’agriculture et de l’utilisation des terres/eau. Les organisateurs recueilleront les résumés des contributions en anglais, français et espagnol, et espèrent publier un document qui servira à informer la prochaine réunion des G8 (Gleneagles, Royaume-Uni, juillet 2005) et d’autres manifestations internationales en 2005, en vue de garantir aux agriculteurs et aux populations indigènes voix au chapitre dans les processus de politique. Pour s’inscrire à la Conférence, veuillez envoyer un e-mail avec vos noms et prénoms, votre pays et votre profession.

Repenser le développement: voies locales au bien-être global, Université de St. François-Xavier, Antigonish (Canada)-20-24 juin 2005

Il y a plus de 30 ans, le Roi du Bhoutan avait déclaré que le « Bonheur national brut » est plus important que le Produit national brut. En février 2004, le pays a tenu une conférence internationale sur le bien-être pour examiner l’expérience réalisée d’un modèle de ” Bonheur national brut ”. Il a été convenu à cette occasion de poursuivre ces discussions et d’examiner d’autres initiatives en mettant l’accent sur les moyens d’adopter des stratégies amortissant les conséquences des schémas de développement mondial d’aujourd’hui. Ceci a impulsé la manifestation qui aura lieu en juin, « Repenser le développement: voies locales au bien-être global », qui se penchera sur les initiatives de développement dans le monde entier ayant intégré avec succès des politiques et pratiques socialement et écologiquement responsables (ex. Bhoutan, Brésil, Canada, Inde, Kenya, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Scandinavie). L’accent sera mis sur la mise en œuvre de ces programmes, la raison de leur fonctionnement à l’échelle mondiale, les solutions pour surmonter les principaux enjeux, et les difficultés qui demeurent. ” Repenser le développement ” réunira des chefs de gouvernement, des ONG, des entreprises, des syndicats, des unions de la jeunesse, des universitaires ainsi que des représentants de plus de 30 pays. Parmi les grands penseurs et praticiens dans ce domaine qui seront présents à la manifestation citons Mathis Wackernagel, co-inventeur de la « l’Empreinte écologique » (une des mesures de durabilité les plus utilisées), et Fr. Francisco VanderHoff (Mexique) fondateur du commerce équitable. Pour plus d’informations, visitez le site.

Manifestations recentes

13ème session de la Commission sur le développement durable (CDD-13) – ONU, New York, 11-22 avril 2005

Comme nous l’avions mentionné dans les numéros de février et avril dernier, la récente session CDD-13 portait sur les aspects de politique de l’eau, de l’hygiène du milieu et des établissements humains. Mais la session comportait également la Foire des Partenariats qui a donné l’occasion aux Partenariats de la CDD de comparer et confronter leurs expériences et les enjeux rencontrés dans le processus d’opérationnalisation des partenariats. Les questions examinées durant les sessions interactives comprenaient la participation du secteur privé, la mobilisation des ressources et la communication et la diffusion.

Il est intéressant de noter que la plupart des Partenariats de la CDD sont confrontés à des enjeux semblables et n’ont pas accompli les progrès escomptés. La plupart des partenariats ont cité les enjeux cruciaux consistant à accroître la participation active des membres et atteindre des résultats concrets par des efforts en collaboration. On notait également le besoin parmi les participants de critères et indicateurs pour mesurer les réalisations et les impacts. Une communication et une diffusion efficaces sont fondamentales pour la réussite des partenariats, et ceci a été le thème d’une session interactive, durant laquelle le Secrétariat du Partenariat de la montagne a présenté ses expériences. Le Secrétariat a interagi avec des représentants des pays et des organisations membres du Partenariat de la montagne pour examiner et définir leur participation à des activités spécifiques. Il a également mis sur pied un guichet d’information pour fournir aux délégués de la CDD des matériels sur le Partenariat de la montagne et encourager le dialogue et la mise en réseau.

« Champions de la Terre », Siège de l’ONU, New York, 19 avril 2005

Philippines
Philippines
Photo: J. Breithaupt
/FAO/15489

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a désigné sept leaders dans le domaine de l’environnement « Champions de la Terre 2005 » pour avoir « donné un exemple à suivre dans le monde ». Le prix international « Champions de la Terre » est décerné chaque année à d’illustres personnages qui se sont distingués dans le domaine de l’écologie, à l’échelle régionale ou mondiale, en oeuvrant pour la protection et la mise en valeur durable de l’environnement et des ressources naturelles de la planète. Les lauréats de cette année, qui ont reçu le prix lors d’une cérémonie spéciale au siège de l’ONU le 19 avril, sont: le Roi et le peuple du Bhoutan; le Cheikh Zayed Bin Sultan Al-Nahyan des Emirats-Arabes-Unis (à titre posthume); le Président Thabo Mbeki et le peuple d’Afrique du Sud; sa Sainteté le Patriarche oecuménique Bartholomée; Sheila Watt-Cloutier du Canada, Présidente de la Conférence Circumpolaire Inuit; Julia Carabias Lillo, ancien ministre de l’environnement du Mexique; et Zhou Qiang et la Ligue de la jeunesse de Chine. Pour en savoir plus sur les « Champions de la terre 2005 » et accéder à la galerie de photos de la cérémonie internationale de remise des prix, consultez le site web.

Publications

« Guidelines for Biodiversity Assessment and Monitoring for Protected Areas »

La vaste expérience du Népal en gestion des zones de montagne protégées est consignée dans les nouvelles « Guidelines for Biodiversity Assessment and Monitoring for Protected Areas » (Directives pour l’évaluation et la surveillance de la biodiversité pour les zones protégées). La publication se fonde sur l’expérience pratique d’un projet du King Mahendra Trust for Nature Conservation au Népal et du PNUE-Centre mondial de surveillance de la conservation qui ont mis au point un système de suivi de la biodiversité pour la gestion de la zone protégée de conservation de l’Annapurna (ACA) – la première et plus vaste zone de conservation au Népal. Elle sert d’outil de référence utile aux responsables du Népal et d’ailleurs. Pour plus d’information sur les directives, veuillez contacter Siddhartha Bajra Bajracharya (KMTNC) ou Philip Bubb (PNUE -WCMC).

Rapport « State of the World 2005: Redefining Global Security »

« Si nous réussissions à gérer nos ressources de façon plus durable, ceci permettrait de réduire les conflits portant sur ces ressources. Protéger l’environnement mondial est directement lié à la promotion de la paix ». Ces mots du Prix Nobel de la Paix Wangari Maathai ont été réitérés lors du lancement le 2 mai dernier du rapport du Worldwatch Institute « State of the World 2005: Redefining Global Security ». Les chercheurs du Worldwatch étudient les sources de l’insécurité mondiale notamment la pauvreté, les maladies infectieuses, la dégradation de l’environnement, et la rivalité croissante pour les ressources comme le pétrole. Les auteurs invitent à adopter une nouvelle approche de sécurité mondiale et exhortent les gouvernements, entre autres, à prendre diverses mesures y compris pour soutenir le maintien de la paix environnementale. Ceci verrait les gouvernements faire fond du réseau grandissant d’initiatives environnementales communes notamment des parcs pour la paix, des plans d’aménagement partagé des bassins fluviaux, et des programmes conjoints de suivi environnemental qui aident à promouvoir la coopération entre les adversaires politiques traditionnels. Les auteurs soutiennent que si ces initiatives décollent, elles réduiront les tensions internationales tout en protégeant l’environnement. Pour lire le rapport, visitez le site.