Dans cette édition:

Depeches du monde entier

Election virtuelle de nouveaux membres du Conseil du Forum de la montagne

Le Forum de la montagne a récemment élu deux nouveaux représentants régionaux à son Conseil d’administration pour le prochain exercice triennal. Mme Sonia Salas, Présidente du « National Rural Agroindustry Network » (REDAR-Pérou), a été élue comme représentante pour l’Amérique latine. M. Muhammad Ismail Khan, expert renommé en communication et en médias qui a beaucoup travaillé avec l’UICN et a été chef de projet du film salué par le public « Moving Mountains », devient le représentant pour l’Asie-Pacifique. Nous adressons toutes nos félicitations à Mme Sonia Salas et à M. Muhammad Ismail Khan bientôt présents au prochain Conseil du Forum de la montagne à sa session annuelle à Chambéry (France) les 22-23 juin 2005.

Les deux candidats ont été sélectionnés par un processus d’élections virtuelles, animé par le Secrétariat du Forum mondial de la montagne (Népal), en coordination avec InfoAndina, le Forum de la montagne d’Amérique latine, et le Forum de la montagne d’Asie-Pacifique. Dans un message au réseau du Forum de la montagne, M. Muhammad Ismail Khan a déclaré: « Nous avons assisté ici à un exercice exceptionnel de démocratie électronique- par un click de souris, vous avez élu et envoyé au Conseil d’administration du Forum un représentant … d’un petit village isolé de Skardu- Karakoram- où les gens n’avaient jamais eu de représentation au Parlement de leur pays en 57 ans!». Pour tout complément d’information, visiter le site du Forum de la montagne.

Une nouvelle espèce de singe découverte en Afrique pour la première fois depuis plus de 20 ans

Une nouvelle espèce de singe, le mangabey des montagnes (Lophocebus kipunji), a été découvert sur les hauts plateaux boisés et isolés de Tanzanie. Ceci est la première découverte d’une espèce de singe en Afrique en plus de 20 ans. La coïncidence incroyable est que deux différentes équipes de recherche appartenant à deux organisations de conservation (World Conservation Society (WCS) et Conservation International (CIC) ont fait cette découverte en même temps sur deux sites distincts, à 300 km de distance, dans le sud de la Tanzanie (Mont Rungwe et Livingstone dans les montagnes méridionales et Ndundulu dans les Monts Udzungwa). Cette découverte souligne l’importance des hautes terres de Tanzanie car la région est un des principaux réservoirs de biodiversité au monde. “Cette découverte passionnante montre une fois encore le peu que nous savons des êtres vivants qui nous sont le plus proches, les primates,” a déclaré Russell A. Mittermeier, qui préside le Groupe de Spécialistes des primates de l’UICN- la Commission de survie des espèces de l’Alliance mondiale pour la nature. “ Un grand singe imposant d’un pays où l’on a effectué de nombreuses recherches sur la faune et la flore sauvages au cours du dernier siècle se cachait sous notre nez.” Pour plus d’informations sur ce récit, visiter le site internet de l’Alliance mondiale pour la nature (UICN).

Un Fonds de l’eau finance l’aménagement responsable des bassins versants au Guatemala

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), en collaboration avec des partenaires locaux, va créer un fonds de l’eau pour financer l’aménagement responsable des bassins versants dans la réserve de la biosphère Sierra de las Minas au Guatemala. Baptisé « Water Fund », des utilisateurs d’eau – notamment des sociétés de mise en bouteille, des distilleries, des usines hydroélectriques et des usines de papeterie – font preuve d’un engagement envers l’environnement. Ces acteurs montrent qu’ils sont conscients de la valeur stratégique de l’eau, dont la conservation doit être planifiée à long terme, en apportant d’importantes contributions financières pour les services environnementaux dans la région. Le Fonds encourage les investissements à court terme pour optimiser l’utilisation de l’eau dans les industries comme moyen de réduire les effluents vers les fleuves Motagua et Polochic ainsi que la vulnérabilité des sols. Selon le WWF, le Water Fund aidera les habitants des hauts plateaux du bassin hydrographique Motagua à gérer de façon avisée leurs forêts et ceux des plaines à utiliser l’eau sans la gaspiller comme à réduire la pollution des eaux. Même si les activités sont actuellement concentrées sur l’industrie, le WWF travaillera à l’avenir également avec l’agro-alimentaire et les ménages. Pour lire d’autres récits de conservation du monde entier, consulter le site « WWF Highlights ».

Concours « L’avenir dans les Alpes »

L’écologie et la société sont-ils aussi importants pour vous que l’économie? C’est sur cette question que repose le concours « l’Avenir dans les Alpes », qui offre des prix d’un montant total de 125 000 Euros pour récompenser et soutenir tout projet, initiative ou activité concrète dans les régions alpines qui s’efforce d’harmoniser les intérêts écologiques, sociaux et économiques. Le concours est une initiative d’un membre du Partenariat de la montagne, la Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA), dans le cadre de son Projet Avenir dans les Alpes. Ce projet encourage les particuliers, les entreprises et les institutions à se mettre en réseau pour créer de nouvelles mesures d’incitation au développement durable des Alpes. Tout particulier, entreprise, organisation, association, autorité locale et institution qui met en oeuvre des projets dans les régions alpines (tant dans les vallées qu’en altitude) a le droit de participer. Les contributions seront évaluées sur la base de critères comme l’impact favorable sur la nature et l’environnement, la valeur économique et la valeur socio-culturelle ajoutées, le contenu novateur, la bonne gouvernance, l’impact de relations publiques, la mise en réseau, et la possibilité de transfert. Pour plus d’informations sur le concours, visiter le site internet de la Commission CIPRA.

Bulletin d’information 11
juin 2005

Bulletin d’information 11

Mongolie
Mongolie
Photo: A. Mihich

Le bulletin « D’un sommet à l’autre » sert à vous informer des dernières nouvelles, activités et événements concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et est envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Une version plus complète et illustrée peut aussi être consultée en ligne à. Aidez-nous à faire circuler l’information en nous faisant parvenir tous articles, dépêches et informations sur vos activités.

Le Secrétariat du Partenariat de la montagne souhaite remercier les personnes ayant apporté leur contribution à ce numéro: Alejandro Brown (AMA, ProYungas), Amy Krause (The Banff Centre), Wolfger Mayrhofer (Secrétariat permanent de la Convention alpine), Smita Patel (Mountain Children’s Forum), et le Secrétariat du Forum mondial de la montagne.

Nouveaux membres

Le Secrétariat du Partenariat de la montagne remercie les membres qui ont répondu à notre récent message du 5 mai dernier les priant d’examiner les demandes de candidature. Ce processus est encore en cours mais nous avons le plaisir de confirmer que six grands groupes ont déjà et récemment adhéré au Partenariat de la montagne. Ceci porte le nombre de nos membres à 45 pays, 14 organisations intergouvernementales et 64 grands groupes.

« African Conservation Foundation » (ACF), dont le siège est en Tanzanie, s’emploie à préserver le patrimoine naturel de l’Afrique par le biais de projets de terrain et à soutenir les initiatives de conservation sur tout le continent (contacter Arend de Haas). Le « Centre for Mountain Studies » (CMS), implanté au Royaume-Uni, a pour but de promouvoir le développement durable dans les régions montagneuses par la recherche, le consulting, l’enseignement et la diffusion (contacter Martin Price). L’ONG « Environment and Tourism Support » (EATS) (pas de site internet) implantée au Nigéria vise à présenter, promouvoir et offrir des services de soutien pour empêcher la dégradation de l’environnement (contacter Meg Chukwu). « Global Mountain Biodiversity Assessment » (GMBA) est un réseau mondial sur la recherche en matière de biodiversité en montagne qui a été lancé par l’Académie des Sciences suisse (contacter Eva Spehn). Le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC) est un organe consultatif indépendant, à but non lucratif, sur la nature et les questions de conservation de la faune sauvage, s’intéressant tout particulièrement à la mise en valeur durable des montagnes (contacter Zsuzsanna Holtsuk). Le Forum de la montagne roumain (pas de site internet) a été mis en place par un groupe d’organisations qui se consacrent à la mise en valeur durable des montagnes et aux grands enjeux auxquels sont confrontés les peuples de la montagne et leurs environnements en Roumanie (contacter Radu Rey).

Nous rappelons aux lecteurs qu’ils peuvent consulter en ligne les conditions d’adhésion au Partenariat de la montagne dans le document ‘Organisation, Composition et Gouvernance’ (2004).

Mise a jour sur les Initiatives du Partenariat

La conservation de certains des écosystèmes de montagne les plus importants d’Europe est le thème d’un événement collatéral qui se déroulera durant le prochain « Groupe de travail spécial ouvert sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique (CDB) » (Montecatini, Italie, 16 juin 2005). La manifestation, intitulée « Une vision pour la biodiversité dans les Alpes et les Carpates: mise en oeuvre du Programme de travail sur les zones protégées de la CDB dans la conservation de deux écorégions montagneuses d’importance mondiale », est organisée dans le cadre du Partenariat de la montagne, et en particulier de l’Initiative de l’Europe. Elle devrait se traduire par des échanges d’idées, d’expériences et de leçons dans la gestion de deux régions de montagne clés. La réunion est parrainée par WWF e le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), en coopération avec l’Académie européenne de Bolzano (EURAC), le Comité scientifique international sur la recherche dans les Alpes (ISCAR), la Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA International) — tous membres du Partenariat de la montagne – et d’autres partenaires. Pour tous renseignements complémentaires sur la manifestation, contacter Harald Egerer, Secrétariat provisoire par l’Initiative des Carpates (PNUE) à. Lire la documentation officielle sur le Groupe de le travail spécial de la CDB sur les zones protégées.

Le 1er juin 2005, EURAC a organisé au siège de la FAO une réunion avec la région autonome de la Vallée d’Aoste (Italie) pour présenter les résultats d’une étude qui a examiné les instruments juridiques de promotion de la coopération transfrontières. L’étude a été conduite dans la zone de l’‘Espace Mont-Blanc’ partagé par trois pays — Italie, France et Suisse, tous membres du Partenariat de la montagne. La manifestation à la FAO a été convoquée dans le cadre de l’Initiative Politique et législation du Partenariat de la montagne, et a servi à souligner que la coopération régionale et sous-nationale est souvent limitée ou entravée par les lois nationales. La nécessité de dispositifs juridiques novateurs a été identifiée comme préalable pour une mise en valeur efficace des zones partagées par deux pays ou plus. Le rapport de la réunion sera bientôt disponible sur le site du Partenariat de la montagne. Pour en savoir plus sur l’Espace Mont-Blanc, consulter le site internet (en français et en italien).

Les membres chefs de file de l’Initiative Politique et législation se sont réunis au siège de la FAO (Rome, Italie) le 11 mai dernier afin de définir plus précisément le processus de collecte et d’analyse de l’information sur les politiques et lois portant spécifiquement sur la montagne, et comprendre leur impact sur la mise en valeur durable des montagnes. Les représentants d’EURAC, de l’Unione Nazionale Comuni Comunità Enti Montani (UNCEM) et de l’Association des populations de montagne du monde (APMM) ont convenu que ce processus devrait comprendre les phases suivantes de mai 2005 à mars 2006: une enquête, une analyse du questionnaire, un séminaire, et une proposition de projet. L’enquête servirait à recueillir des informations sur les politiques et lois de montagne existantes (ex. sur les zones de montagne, la décentralisation, l’environnement et les questions sociales) à tous les échelons — international, régional, national, local — qui visent à promouvoir le bien-être des communautés de montagne et la protection de leurs environnements. Le questionnaire sera élaboré et partagé avec les membres chefs de file d’autres Initiatives. Les buts de l’enquête seront cernés en collaboration avec APMM, UNCEM, l’Association européenne des élus dans les zones de montagne (AEM) et EUROMONTANA. Un espace internet dédié à cette enquête sera mis au point et accueilli par EURAC pour afficher des documents et partager des idées. Les résultats de l’enquête seront analysés et résumés sous la direction des membres chefs de file de l’Initiative Politique et législation. Un séminaire sera organisé pour étudier en particulier la diffusion des résultats. Il a été suggéré qu’il pourrait avoir lieu durant la Conférence intergouvernementale internationale sur les montagnes que l’Association des populations de montagne du monde (APMM) souhaite organiser à Paris, en collaboration avec les gouvernements de France et d’Italie. La dernière phase de ce programme de travail serait consacrée à la formulation de propositions de projet pour l’Initiative Politique et législation sur la base des résultats de l’enquête, de l’analyse et du séminaire.

Comme nous l’avions annoncé dans notre numéro d’avril, les membres de l’Initiative Aménagement des bassins versants vont créer une plateforme de discussion électronique afin de permettre aux praticiens de débattre des questions d’aménagement en montagne en mettant l’accent sur les solutions novatrices, partager les informations sur les approches réussies qui pourraient être adaptées dans différents contextes montagneux du monde et élaborer des méthodes et indicateurs communs à utiliser pour comparer les résultats du monde entier. Le forum de discussion, mené par l’Université de Colombie-Britannique (Canada), n’est pas censé proposer une consultation électronique ni un moyen de débattre de concepts théoriques. Le but est de partager des expériences sur des initiatives communautaires concrètes qui affrontent des questions pertinentes relatives aux bassins hydrographiques que rencontrent les communautés de montagne. A ce jour, un interface a été mis au point et une liste de sujets de discussion a été retenue par les participants qui sont pour le moment au nombre de treize. Si vous êtes au courant de projets de terrain sur l’aménagement des bassins versants, ou d’initiatives de recherche ou de réseaux ayant une expérience sur le terrain, et que vous souhaitez la partager avec d’autres personnes qui pourraient être intéressées à participer, veuillez contacter Peter DeBrine (Secrétariat du Partenariat de la montagne).

Questionnaire sur les Initiatives

La participation active des membres aux Initiatives renforce l’efficacité et l’impact de notre Partenariat unique en son genre. Nous vous invitons à adhérer aux Initiatives qui correspondent le mieux à vos activités, besoins et priorités, et où vous estimez que votre expérience pourrait être le plus utile aux autres membres du Partenariat. Vous pourriez également souhaiter proposer de nouveaux thèmes pouvant susciter une collaboration entre les membres. Le Secrétariat du Partenariat de la montagne enverra sous peu à chaque membre du Partenariat un questionnaire pour enquêter sur vos principaux domaines d’intérêt. Cela doit vous permettre de nous dire ce que vous voudriez partager et apporter aux Initiatives en termes d’expertise, de connaissances, de compétences techniques et d’activités. Au Secrétariat du Partenariat, nous utiliserons ces informations pour vous aider à construire vos Initiatives et vous offrirons toute notre assistance en fonction de vos besoins. Pour lire les 13 Initiatives.

Dossier du mois

La Convention Alpine et ses partenariats de montagne

La collaboration transfrontières entre les régions de montagne en Europe est définie par la Convention alpine – la première convention internationale à englober une superficie de terres émergées de cette dimension. Grâce à son approche qui intègre les aspects écologiques, économiques et sociaux, la Convention alpine a fait fonction de précurseur pour d’autres zones de montagne et conventions. L’article suivant nous a été transmis par Wolfger Mayrhofer du Secrétariat permanent de la Convention Alpine qui a récemment manifesté son intérêt à adhérer au Partenariat de la montagne.

Suisse
Suisse
Photo: T. Hofer

La Convention Alpine est un traité régi par le droit international entre l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, la France, la Principauté du Liechtenstein, l’Italie, la Principauté de Monaco, la Slovénie et la Communauté européenne. Elle couvre l’ensemble des Alpes avec quelques 190 000 km2 et 13,2 millions d’habitants. La Convention s’emploie à la mise en valeur intégrée et durable des Alpes, un concept fondamental qui imprègne la convention-cadre et les protocoles thématiques comme l’aménagement du territoire, l’agriculture de montagne, la conservation de la nature et du paysage, les forêts de montagne, le tourisme, la protection des sols, l’énergie et le transport. En outre, la Convention encourage de nouvelles approches constructives pour garantir des conditions de vie attrayantes et des opportunités de développement qui préservent ce qu’il vaut la peine de préserver dans un environnement en pleine évolution.

La convention cadre a été signée par les Parties contractantes entre 1991 et 1994, et est entrée en vigueur en 1995. En 2002, les divers protocoles avaient été signés par les Etats membres et sont entrés en application le 18 décembre 2002. Toutefois, tous les protocoles n’ont pas encore été ratifiés par toutes les Parties contractantes. L’organe décisionnel de la Convention Alpine est la Conférence alpine qui se réunit généralement tous les deux ans au niveau ministériel. L’organe exécutif est le Comité permanent qui siège deux à trois fois par an. La Conférence alpine de Merano en 2002 a décidé de la mise en place d’un Secrétariat permanent à Innsbruck (avec un bureau détaché à Bolzano en Italie) qui a pris ses fonctions en 2003. Parallèlement, la Conférence alpine et les Parties contractantes ont lancé un certain nombre d’activités. Une autre contribution importante pour la mise en oeuvre est celle des trois réseaux qui se rapportent spécifiquement à la Convention alpine, à savoir le Réseau Alpin des zones protégées, le réseau Alliance dans les Alpes des autorités locales et le Comité scientifique international pour la recherche dans les Alpes (ISCAR).

Etant donné que la Convention Alpine offre une stratégie globale de développement durable pour l’ensemble des Alpes, la Conférence alpine (Garmisch-Partenkirchen, 2004) a convenu d’un Programme de travail pluriannuel, portant sur les principales questions suivantes pour les six prochaines années: mobilité, accessibilité, transit routier; société, culture, identité; tourisme, loisirs, sports; nature, agriculture et foresterie, paysages culturels. Grâce à son approche qui intègre les aspects écologiques, économiques et sociaux, la Convention alpine a fait fonction de précurseur pour d’autres zones de montagne et conventions relatives à la montagne. Des activités menées en étroite coopération sont en cours avec les régions de montagne des Carpates, du Caucase et d’Asie Centrale (Tienshan/Pamir). La coopération avec d’autres régions et conventions joue un rôle important dans le Programme de travail pluriannuel de la Conférence alpine. L’échange d’expériences comprenant des partenariats avec d’autres zones montagneuses est considéré non seulement comme une priorité mais aussi comme une tâche intersectorielle. Dans ce sens, le soutien fourni par la Conférence alpine et les Parties contractantes doit être poursuivi et intensifié.

En vertu d’une décision prise par la dernière Conférence alpine, la Convention Alpine envisage de devenir membre du Partenariat de la montagne, mais aucune mesure officielle n’a été prise pour l’instant. Pour tout complément d’information, visiter le site de la Convention Alpine, ou contacter: Wolfger Mayrhofer, Secrétariat Permanent de la Convention alpine.

Manifestations a venir

Journée mondiale de lutte contre la désertification (17 juin)

Mauritanie
Mauritanie
Photo: I. Balderi
/FAO/18851

« La désertification est à la base de la pauvreté persistante en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Pour des millions de gens de par le monde, la perte de terres productives signifie être pris au piège de la pauvreté … la désertification est une menace pour l’ensemble de la communauté mondiale, car les agriculteurs du Sud sont forcés de trouver des moyens de survivre au Nord, ce qui met en péril les équilibres socio-économiques et environnementaux. » Hama Arba Diallo, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification, s’exprime en ces mots. L’UNCCD est le seul instrument juridiquement contraignant reconnu à l’échelle internationale qui affronte le problème de la dégradation des terres arides. La Convention, membre du Partenariat de la montagne, marque la Journée mondiale de lutte contre la désertification le 17 juin avec le thème « Les femmes et la désertification », en guise d’hommage et de soutien au rôle exceptionnel joué par les femmes dans les régions victimes de désertification et de sécheresse, en particulier dans les zones rurales des pays en développement. La Journée mondiale de cette année est également une occasion de renforcer la sensibilisation alors que la communauté internationale se prépare à célébrer “l’Année internationale des déserts et de la désertification” en 2006. Pour en savoir plus, consulter le site de l’UNCCD.

Avantages de l’espace pour une politique sectorielle pour la sécurité en haute montagne (Genève, 8 – 9 septembre 2005)

Les régions de haute montagne sont des environnements particulièrement fragiles, exposées à un nombre croissant de catastrophes du fait du changement climatique. Cette conférence, co-organisée par divers partenaires (dont les organismes gouvernementaux suisses, l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Association EURISY, I-Space et les membres du Partenariat de la montagne, « Istituto Nazionale della Montagna – IMONT » et UNESCO), informeront les décideurs au niveau européen et des Nations Unies des enjeux de défense civile pour la prévention et la gestion des calamités et la remise en état après la catastrophe, ainsi que la protection des infrastructures, et soulignera le rôle et les avantages de la technologie et des applications spatiales pour ces situations. Les organisateurs espèrent que la conférence aboutira à la création d’une série concrète de mesures et d’actions par applications spatiales pour les régions de haute montagne. La participation à la conférence est gratuite, mais l’inscription obligatoire avant le 31 juillet 2005. Pour plus d’informations, visiter le site internet d’EURISY.

Pour tous renseignements complémentaires sur les manifestations relatives à la montagne dans le monde entier, consulter le Calendrier de la montagne 2005, administré par le Forum de la montagne.

Manifestations recentes

Vème symposium international pour la mise en valeur durable des Andes (San Salvador de Jujuy, Argentina, 25 avril – 1er mai 2005)

Le récent Symposium international pour la mise en valeur durable des Andes, organisé par l’Association des montagnes andines (La Asociación de Montañas Andinas – AMA), a attiré une vaste gamme d’experts de recherche et développement et produit des résultats significatifs. Un groupe de travail international sur le Puna a été constitué pour mener les futures activités de conservation et de protection de l’écosystème montagneux du Puna au Pérou, en Bolivie, au Chili et en Argentine. La composition du nouveau groupe est la suivante: Flamingos Conservation Group, Université de Mayor San Simon (en collaboration avec l’association FaunAgua de Bolivie), Université du Chili, mais la participation sera ouverte à toutes les organisations et à toutes les personnes travaillant dans ces domaines. Il reçoit un soutien du Consortium pour le développement durable (CONDESAN) au Pérou. A la clôture du Symposium, les participants ont émis la Déclaration de Jujuy sur la mise en valeur durable des montagnes (La Declaracíon de Jujuy sobre Desarrollo Sustenable de Montañas). Ce document complet examine les opportunités et contraintes spécifiques à la région andine et formule des recommandations pour sa mise en valeur durable. Ces conseils vont de la création de liens des plus étroits entre la recherche et les besoins des populations locales à la promotion d’une conservation basée sur la communauté, à la création de zones protégées nationales et transfrontières et à la bonne place des questions de conservation et de développement dans les programmes nationaux et internationaux.

Pour tout complément d’information sur le Groupe de travail international sur le Puna, veuillez contacter Milka Castro Lucic. Pour recevoir un exemplaire de la Déclaration de Jujuy, contacter Alejandro D. Brown, Président AMA.

Le rôle des enfants dans la gestion et la prévention des catastrophes naturelles (Uttaranchal, Inde, 20-25 mai 2005)

Mountain Children’s Forum
Mountain Children’s Forum

Le Mountain Children’s Forum (MCF) en Inde sert de tribune aux enfants des villages ruraux de montagne pour leur permettre d’impulser des changements positifs dans leurs vies et celles de leurs communautés en faisant entendre leurs voix, en accédant aux ressources et en agissant concrètement. En tant que porte-parole de MCF, Smita Patel, explique: « Nous estimons que le changement et le développement durables au sein des communautés de montagne- qui ont été pendant longtemps isolées et affligées par un malaise social (alcoolisme, exode rural et chômage) — seront améliorés en exploitant l’énergie et les idéaux des enfants ». C’est dans cet esprit que MCF a récemment tenu un atelier de six jours pour les enfants âgés de 13 à 17 ans dans le district reculé de Pithoragarh (Uttaranchal, Inde). Le but de l’atelier était d’aider à préparer les enfants — et par leur biais, leurs communautés — à faire face aux types de catastrophes naturelles qui frappent fréquemment leurs régions de montagne, à savoir glissements de terrain, feux de forêt, inondations et séismes. L’atelier s’est inspiré en partie des ravages causés par le tsunami dans l’Océan indien, où beaucoup de vies auraient pu être sauvées si les populations avaient été mieux informées. Les enfants sont des messagers efficaces pour transmettre ce type d’information et de prise de conscience aux communautés éloignées. Par ailleurs, jouer un rôle actif en cas de catastrophe peut atténuer nombre de traumatismes tels que chocs, sentiments d’impuissance et de culpabilité dont les enfants sont victimes après une calamité. L’atelier a bénéficié du soutien et de l’expertise du Centre de prévention des catastrophes du Gouvernement d’Uttaranchal (DMMC), un projet parrainé par le PNUD, et s’est déroulé sous forme de jeux, de discussions de groupe, de démonstrations et de visites sur le terrain. A la clôture de l’atelier, les enfants ont mené à bien un plan en cas de catastrophe qu’ils pouvaient rapporter à leur village et partager avec leurs communautés. Lire le rapport de l’atelier de MCF. Pour plus d’informations sur MCF, l’atelier et les prochains rendez-vous, contacter Smita Patel ou consulter le site internet du MCF.

« Gouvernance et prise de décisions dans les zones de montagne » (GADMMA), Conférence sur les communautés montagnardes (The Banff Centre, Alberta, Canada, 4–8 juin 2005)

La division de la Culture en montagne du Banff Centre (Alberta, Canada) a récemment accueilli la cinquième conférence d’une série sur les communautés de montagne, intitulée « Gouvernance et prise de décisions dans les zones de montagne » (GADMMA). La conférence a étudié les caractéristiques d’une bonne gouvernance dans les régions montagneuses, et comment le savoir-faire des participants et les connaissances scientifiques peuvent être mieux intégrés dans le processus décisionnel. Plusieurs thèmes communs sont ressortis durant la manifestation qui a suscité un débat animé et l’enthousiasme des participants.

Jay Ingram
Jay Ingram
Photo: Donald Lee

L’expert en communication scientifique canadien, Jay Ingram, a inauguré la conférence. Ingram conduit tous les jours à la télévision un programme de divulgation scientifique et soutient que même des thèmes complexes sont accessibles aux gens dénués de formation scientifique à condition qu’ils soient communiqués correctement. Ingram a encouragé les communicateurs à utiliser un contexte, des métaphores, des techniques de narration, ainsi que l’humour pour divulguer la science à des publics spécifiques sans rien sacrifier à la rigueur. Les présentations de plusieurs autres orateurs, y compris de session plénière, comme Timothy Duane et David Mattson, ont mis l’accent sur l’importance du talent de conteur et de la façon dont on aborde les questions. Des expériences de terrain distinctes les ont convaincus que la prise de décisions sur la gestion des ressources dans les zones de montagne requiert des informations, mais aussi une connaissance des valeurs et des us culturels qui façonnent ces informations dans les esprits des principales parties prenantes. Tous deux estimaient que le respect de ces points de vue est fondamental pour l’élaboration de politiques adaptées à tout un chacun. Louisa Willcox soutenait que des recoupements entre cultures pouvaient permettre de trouver un terrain d’entente entre les parties normalement polarisées aux deux extrêmes d’une question donnée. Elle a présenté une étude de cas sur la manière dont les forestiers et les défenseurs des ours ont uni leurs forces au Montana (Etats-Unis) pour sauvegarder un écosystème forestier afin de soutenir les petites entreprises d’exploitation et les ours grizzly de la région. Selon L. Willcox, cette collaboration a été possible grâce à la reformulation du problème (le transfert d’une question d’ours à une question de santé de l’écosystème).

Leslie Taylor, Directeur adjoint de la programmation environnementale pour la culture de montagne, estime que GADMMA a représenté une conférence fondamentale dans cette série quinquennale. « La série de conférences sur les communautés de montagne a approfondi les utilisations de l’homme dans les zones de montagne, les sciences environnementales, les communautés durables, et la recherche interdisciplinaire. Mais GADMMA s’est appliquée à mettre les connaissances en pratique, résultat essentiel de toutes les autres conférences de la série. » Pour recevoir les actes de la conférence GADMMA ou de toute autre conférence de la série sur les communautés montagnardes, contacter Amy Krause.

Publications

Règles de conduite environnementales à l’intention des trekkeurs (Projet Inka Porter)

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2005, le Projet Inka Porter (IPP) a publié une nouvelle série de règles de conduite à l‘intention des trekkeurs sur la Route des Incas au Pérou et d’autres circuits de randonnée des Andes. IPP, organisation à but non lucratif basée à Cuzco, se bat pour de meilleures conditions de travail et de vie pour les porteurs andins et les guides d’animaux, ainsi que de meilleures pratiques écologiques dans la région. Le slogan de la Journée mondiale de l’environnement est « Plan for the Planet » et ces nouvelles lignes d’orientation visent à réduire la pollution gratuite dans la région. Elles donnent des conseils sur comment traiter les détritus, se laver avec du savon biodégradable, réutiliser les bouteilles d’eau, et des consignes de propreté durant les randonnées comme le respect de la flore et de la faune. Les directives comprennent aussi des questions à poser à l’agence de voyages ou au tour opérateur sur leurs politiques écologiques lorsque vous réservez votre voyage. Beaucoup des directives d’IPP sont applicables à d’autres destinations comme le Népal et le Kilimandjaro. Consulter le site.