Dans cette édition:

Depeches du monde entier

Leçons d’environnement en Asie Centrale

Le «Regional Environmental Center for Central Asia » (CAREC), membre du Partenariat de la montagne, a récemment achevé un projet exemplaire en matière de sensibilisation et d’éducation à l’environnement dans la sous-région. Le projet portant sur les manuels scolaires, affiches et vidéos sur le changement climatique à l’usage des écoles secondaires d’Asie Centrale comme exemple de nouvelles ressources pédagogiques, financé par la Commission européenne et le British Council au Kazakhstan, visait à renforcer le niveau d’instruction sur les questions d’environnement et de développement durable dans les établissements scolaires du Kazakhstan et faire prendre davantage conscience aux élèves et aux jeunes de l’importance de l’utilisation des ressources naturelles de manière rationnelle. Parmi les activités, citons la mise au point et les essais d’une série de matériels pédagogiques–- un livre de classe, cinq posters sur le changement climatique, une vidée de 20 minutes et un manuel de l’enseignant -- et l’organisation de sessions de formation en éducation environnementale à l’intention des enseignants. Il semble que cette expérience au Kazakhstan soit désormais reproduite dans d’autres pays de l’Asie Centrale, sous l’impulsion de la troisième Conférence sous-régionale sur l’éducation en matière d’environnement et de développement durable (Almaty, Kazakhstan, décembre 2004), qui a été organisée par le CAREC avec l’appui de l’Ambassade britannique, d’UNESCO-Almaty et de la Commission européenne. Les matériels et résultats du projet du CAREC ont été diffusés aux participants (enseignants et représentants d’ONG s’occupant d’éducation du Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Turkménistan), qui ont examiné les progrès accomplis dans l’éducation sur le développement durable en Asie Centrale et défini une collaboration future durant cette Décennie des Nations Unies sur l’éducation pour le développement durable (2005-2014). Pour tout complément d’information, contacter Tatiana Shakirova à: tshakirova@carec.kz, ou visiter le site du CAREC: www.carec.kz. Pour en savoir plus sur l’éducation en Asie Centrale, consulter le site Web du Bureau commun de l’UNESCO pour le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan à: www.unesco.kz.

Le premier programme d’alpinisme en Afghanistan aide à relancer le tourisme

Rares sont les touristes qui se sont aventurés dans les imposantes chaînes de montagnes de l’Afghanistan au cours des vingt dernières années, pour cause de guerre et de conflits persistants. Pourtant, une nouvelle ère pourrait se faire jour: au cours d’une cérémonie à Kaboul tenue le 4 août, 22 guides de montagne ont reçu leur diplôme au terme d’un programme pilote visant à faire revivre le secteur du trekking en Afghanistan. Les diplômés du programme -- le tout premier programme d’alpinisme respectueux de l’environnement en Afghanistan -- sont originaires de diverses zones du pays (Badakhshan, Bamiyan, Nuristan, Kaboul et le Panjshir), et comprenaient deux femmes et sept anciens soldats. Chaque stagiaire a appris comment assister des groupes de touristes dans leurs escalades ou excursions en montagne, et comment renforcer les capacités des populations locales et promouvoir un tourisme communautaire dans le respect de l’environnement qui aiderait à préserver le milieu naturel et les valeurs culturelles de l’Afghanistan. Le programme était parrainé par l’Agence nationale afghane pour la protection de l’environnement (NEPA) et «Mountain Wilderness International» (MWI), en coopération avec des partenaires clés, notamment le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le «Aga Khan Development Network » (AKDN). La prochaine phase du programme consistera à coordonner la mise au point d’un cadre de tourisme durable par les partenaires locaux, nationaux et internationaux.
Pour plus d’informations, lire le communiqué de presse du PNUE: www.unama-afg.org.
Membre du Partenariat de la montagne, l’Union internationale des associations d’alpinisme (UIAA), aide à concevoir des programmes de formation pour les guides locaux dans l’Himalaya, et peut offrir des modèles de normes pour la formation et l’évaluation qui seraient reconnus à l’échelle internationale. Pour plus d’informations, visiter le site Web de l’UIAA: www.uiaa.ch.

La disparition des forêts en Tanzanie alimente le paludisme en montagne

Des chercheurs de la Tanzanie ont attribué l’augmentation des cas de paludisme dans les régions d’altitude du pays au défrichement continu des forêts pour l’agriculture et l’exploitation commerciale. Les coupes laissent souvent de grandes dépressions, qui se remplissent facilement d’eau de pluie. Elles réduisent en outre la frondaison, ce qui permet l’illumination de sites de reproduction pour les vecteurs de la malaria. Le Dr. Leonard Mboera, expert scientifique de l’Institut de recherche médicale de la Tanzanie a déclaré récemment au cours d’une conférence à Arusha: «L’écologie des vecteurs de la malaria et la transmission de la maladie sont profondément liées aux perturbations sur l’environnement, qui ont favorisé la reproduction des moustiques en montagne ».  Le Dr Mboera a déclaré qu’une récente étude de chercheurs tanzaniens a montré que le défrichement dans les montagnes de l’Usambara oriental et du Mbulu au nord du pays a joué un rôle catégorique dans l’accroissement de la transmission du paludisme. En outre, les données disponibles montrent qu’il y a également eu d’importantes épidémies de malaria dans les régions de Muheza, Hanang, Babati, Mbulu, Ngorongoro, Dodoma, Mpwapwa, Lushoto et Sumbawanga. «Dans tous ces districts, les épidémies ont éclaté dans des zones d’altitude supérieure à 1 000 mètres », a-t-il souligné. La malaria demeure un grave problème de santé publique en Tanzanie: c’est la cause principale de soins hospitaliers ou ambulatoires et la première cause de décès aussi bien parmi les enfants que les adultes. Source: site web de «Mountain Wilderness».

Liens entre conservation et pauvreté

L’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) coordonne la création d’un «Groupe international d’apprentissage » sur les liens entre conservation et pauvreté. Cette initiative, financée par la Fondation Ford, entend promouvoir un apprentissage mutuel entre (et au sein de) trois différentes communautés d’intérêt (conservation, développement et droits de l’homme, Nord et Sud) s’intéressant aux liens entre conservation et pauvreté -- par le partage d’informations, l’échange d’expériences le dialogue constructif. Une partie importante du Groupe d’apprentissage sera une base de données d’expériences pratiques reliant la conservation et la pauvreté. Si vous avez des exemples de projets ou initiatives qui pourraient être intégrés en tant qu’études de cas dans la base de donnée du Groupe, contactez Dilys Roe à: dilys.roe@iied.org. Visiter le site web de l’Institut international pour l’environnement et le développement à: www.iied.org/.

Notre patrimoine montagneux commun

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) encourage les nations à identifier, protéger et préserver le patrimoine culturel et naturel du monde entier jugé de valeur exceptionnelle pour l’humanité. A ce jour, la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO comprend plus de 800 sites. En juillet 2005, le Comité s’est réuni pour réviser la Liste: cinq des nouveaux sites inscrits sont des sites de montagne et trois autres sites de montagne ont été étendus. Les nouveaux sites de montagne sont: le Dome Vredefort (Afrique du Sud), Shiretoko (Japon), les Fjords Geirangerfjord et Nærøyfjord (Norvège) et le complexe forestier Dong Phayayen - Khao Yai (Thailande). Les sites de montagne étendus sont les «Mountain Railways » en Inde, le Parc national de la Vallée des Fleurs dans l’Himalaya (Inde) et l’île de St Kilda au Royaume-Uni. A noter, durant la même session, le Comité a retiré de la liste du Patrimoine mondial en péril un site de montagne. Il s’agit du Parc national de Sangay, situé dans la Cordillère orientale des Andes au centre de l’Équateur, qui protège de nombreux bassins hydrographiques; son isolement a encouragé la survie d’espèces indigènes comme le tapir de montagne et le condor des Andes. Pourtant, Sangay a été inscrit sur la liste du Patrimoine en péril en 1992, à la suite de construction de la route Guamote-Macas, qui traversait le parc, perturbant son équilibre écologique et causant des conflits sur l’utilisation des terres entre les communautés locales. Le Comité a décidé qu’il suffira de procéder à des améliorations significatives de la conservation et de l’entretien du Parc de Sangay pour le retirer de la liste. Visiter le site web du Patrimoine mondial de l’UNESCO à: whc.unesco.org, ou faire la visite du Patrimoine mondial à: Le Tour de Patrimonie Mondial. Vous trouverez une description détaillée du Park National de Sangay (en espagnol uniquement) à: Ecuador On-line.

Bulletin d´information 12
août 2005

Nepal
Nepal
Photo: FAO Forestry Photos

Bulletin du Partenariat de la montagne

Le bulletin   «D'un sommet à l'autre»   sert à vous tenir au courant des dernières nouvelles, activités et événements concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et est envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Une version plus complète et illustrée peut être consultée en ligne à l'adresse suivante: www.partenariatmontagne.org. Aidez-nous à faire circuler des nouvelles, des informations et des renseignements sur vos activités auprès des membres en envoyant un message à: info@partenariatmontagne.org.

Questions fréquemment posées

En août 2005, le Partenariat de la montagne compte 123 membres: 45 pays, 14 organisations intergouvernementales et 64 grands groupes.

Mise à jour sur les initiatives du partenariat

Moyens d'existence durables

Peru
Peru
Photo: A. Odoul

Transformer les ressources de montagne en produits de qualité peut faire toute la différence pour le bien-être, les vies et les moyens d'existence des communautés montagnardes. C'est l'idée à la base du Projet FAO/Gouvernement français sur les Produits de la montagne, lancé sous l'égide de l'Initiative des moyens d'existence durables. Pour le volet du projet concernant les Andes, la FAO collabore avec d'importants partenaires, comme le « Intermediate Technology Development Group » (ITDG), sur une analyse approfondie des secteurs du fromage et du café de qualité dans le nord du Pérou. Ce travail implique l'organisation d'ateliers avec les parties prenantes, dont l'Union mondiale pour la nature (UICN), membre du Partenariat de la montagne, afin de cerner les problèmes rencontrés le long de la filière d'approvisionnement et de mettre au point des plans d'action communs. Ces activités, qui ont lieu de juillet à octobre 2005, aboutiront à la préparation d'une proposition pour un projet de 2 ans destiné à soutenir les sous-secteurs du café et de fromage de qualité au Pérou. Pour tout complément d'information, contacter Alexia Baldascini à : alexia.baldascini@fao.org . Visiter le site Web de l'ITDG, rebaptisé « Practical Action », à: www.itdg.org/?id=home .

Hindu Kuch Himalaya

Himalaya
Carte de région de l'Himalaya

La région Hindu Kuch Himalaya abrite les écosystèmes les plus élevés de la planète. En raison de la variété d'altitudes, de climats et de sols, ses environnements de montagne regorgent de plantes, animaux et de diversité génétique. Pour conserver ces précieuses ressources pour les générations actuelles et futures, il faut une collaboration régionale axée sur le partage d'informations et l'élaboration de stratégies et de plans d'action. Cette considération est à la base de la prochaine consultation électronique, « Conservation de la biodiversité dans la région Hindu Kuch Himalaya » (22 août - 2 octobre 2005), qui est administrée par le Secrétariat du Forum de la montagne (Katmandou, Népal) en association avec le Secrétariat du Partenariat de la montagne et le Réseau Asie-Pacifique (APMN – le nœud régional du Forum de la montagne pour l'Asie et le Pacifique). Les modérateurs du Gouvernement du Népal, du Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD), du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Union mondiale pour la nature (UICN) dirigeront le sessions hebdomadaires sur quatre secteurs thématiques prioritaires: création de revenus et biodiversité, couloirs transfrontières, accès et droits, et coopération régionale et apprentissage. Bien que la consultation électronique ait été conçue par les membres de l'Initiative Hindu Kuch Himalaya (dont la plupart sont basés en Asie), cette activité est ouverte à tous les membres du Partenariat de la montagne. A ce jour, plus de 100 représentants de pays, d'organisations intergouvernementales et de grands groupes d'Asie, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique latine se sont inscrits pour participer à la consultation qui durera 6 semaines. Inscrivez-vous au site Web consacré à la « Conservation de la biodiversité dans la région Hindu Kuch Himalaya » ici: www.mtnforum.org/E-Consultation05, ou contactez Prashant Sharma (Secrétariat mondial du Forum de la montagne) à: mf-mp@mtnforum.org. Lire « Pleins feux sur l'Hindu Kuch-Himalaya »: www.partenariatmontagne.org.

Le site du Partenariat de la montagne relooké

Le Secrétariat du Partenariat de la montagne est en train d'achever l'optimisation du site du Partenariat, qui sera relancé en septembre. Sur les recommandations des membres au cours des derniers mois, le site comprend des bases de données des membres plus étendues, des caractéristiques de navigation perfectionnées et des zones d'accès libre où les membres peuvent échanger des informations sur les activités accomplies, en cours et prévues dans le cadre des Initiatives du Partenariat.

Manifestations a venir

Semaine mondiale de l'eau (Stockholm, Suède, 21–27 août 2005)

World Water Week

Une vaste panoplie de thèmes liées à l'eau et au développement sera à l'ordre du jour de la Semaine mondiale de l'eau, qui sera articulée en sessions plénières thématiques, réunions-débats, ateliers scientifiques, expositions et remises de prix pour des délégués de plus de 100 pays. Un des moments clous de la manifestation de sept jours sera sans aucun doute le lancement informel du rapport, « De la montagne au robinet: Comment l'utilisation des terres et la gestion des eaux peuvent favoriser les ruraux pauvres ». Le rapport résume les résultats de la recherche qui a duré 4 ans au Costa Rica, en Afrique du Sud, en Tanzanie, à la Grenade et en Inde-- commanditée par le Programme de recherche sur les forêts tropicales (FRP) du Département du Royaume-Uni pour le développement international (DFID)-- qui va à l'encontre des politiques et des croyances actuelles en matière de plantation d'arbres et d'environnement. Le rapport soutient que les arbres, s'ils sont plantés dans des environnements où l'eau manque, peuvent réduire les flux de la saison sèche, et de ce fait, empirer les conditions de vie des pauvres. Les résultats de la recherche montrent la nécessité de fonder les décisions de programmes de plantation d'arbres des gestionnaires de l'eau et des décideurs sur des preuves scientifiques adaptées au site. Si des mesures ne sont pas prises d'urgence, la crise de l'eau qui se profile à l'horizon ne pourra que s'aggraver et les populations les plus vulnérables-- ruraux et urbains pauvres-- seront les plus touchées. Pour recevoir d'autres informations sur le rapport et la recherche, contacter l'Administrateur en chef du FRP, Mme Katelijne Rothschild-van Look à k.rothschild@nrint.co.uk ou: www.frp.uk.com .

Pour plus d'informations sur la Semaine mondiale de l'eau, visiter: www.worldwaterweek.org/ .

8 ème Conférence mondiale sur la nature vierge (Anchorage, Alaska, Etats-Unis, 30 septembre-6 octobre 2005)

World Water Week

Quels avantages tirent les sociétés contemporaines et traditionnelles de la nature vierge et des espaces naturels? Quels sont les meilleurs modèles pour harmoniser la conservation de ces terres avec les besoins de l'homme? C'est à ces questions que s'efforcera de répondre la 8 ème Conférence WWC qui porte sur le thème « Nature vierge, terres sauvages et populations--un partenariat pour la planète ». Lancé par la Fondation WILD en 1977, le WWC est désormais la tribune publique internationale s'occupant d'environnement la plus ancienne et est devenu une plateforme de profil élevé pour débattre et agir sur les questions complexes de terres vierges et sauvages. Le 8 ème Congrès devrait attirer plus de 1 000 experts de 40 pays et présentera les dernières données sur le changement climatique en Alaska et dans le monde entier (y compris les impacts sur les populations locales et les efforts de mitigation), une annonce des nouvelles aires protégées, et des présentations de modèles de protection de la nature vierge par des groupes autochtones des Etats-Unis, du Canada, de l'Australie, de l'Asie et de l'Afrique.

Pour en savoir plus, consulter le site de la Conférence à: www.8wwc.org.

Sommet mondial 2005 (ONU, New York, 14-16 septembre 2005)

2005 World Summit

Un examen à haut niveau des progrès accomplis dans le monde vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) se tiendra au siège de l'ONU le mois prochain, juste avant les célébrations du 60 ème anniversaire de l'Organisation. C'est en septembre 2000 que les dirigeants mondiaux ont adopté la Déclaration du Millénaire -- un programme visant à construire un monde meilleur et plus sûr pour le siècle prochain par la sécurité collective et un partenariat mondial pour le développement. Les OMD sont une série d'objectifs ambitieux qui vont de la réduction de moitié de la pauvreté extrême, à l'arrêt de la propagation du VIH/SIDA, à l'enseignement primaire pour tous, d'ici 2015. Visiter le site des Objectifs du Millénaire pour le développement: www.un.org/french/millenniumgoals/index.html et consulter les documents du Sommet 2005: www.un.org/french/ga/59.

Pour plus d'information sur les manifestations futures liées à la montagne, veuillez consulter le Calendrier de la montagne 2005 , administré par le Forum de la montagne.

Manifestations recentes

VIème Colloque de recherche et de vulgarisation sur les systèmes agricoles d'Amérique latine (IESA-AL VI), (Université de Caldas, Manizales, Colombie, 20-22 juillet 2005)

Compte tenu de leur énorme éventail de latitudes, de leur topographie variée et de leur riche biodiversité, l'Amérique latine et les Caraïbes ont une des gammes de systèmes agricoles les plus diversifiées et complexes que n'importe quelle autre région du monde. Cette caractéristique a été soulignée lors du VIème Symposium sur la recherche et la vulgarisation des systèmes agricoles en Amérique latine (IESA-AL VI), parrainé par le Consortium pour le développement durable de l'écorégion andine (CONDESAN), le Centre d'Amérique latine pour le développement rural (RIMISP) et l'Université de Caldas (Colombie). Quelque 260 participants de 17 pays ont participé à d'importants débats sur le thème du colloque « Evaluer les biens et services environnementaux et leur rôle dans la réduction de la pauvreté », en étudiant de nouvelles approches dans les systèmes agricoles qui aideraient à lutter contre la pauvreté et amélioreraient la compétitivité du marché, et en identifiant les moyens plus efficaces et durables d'utiliser les ressources naturelles.

Farming Systems and Poverty

Un des points saillants de la réunion a été la remise d'un « Doctorat Honoris Causa » de l'Université de Caldas, au Dr. Hubert Zandstra pour sa contribution au développement de systèmes agricoles en Colombie par ses travaux de thèse à Caqueza et sa formation de professionnels. Dr. Zandstra est l'ancien Directeur général du Centre international de la pomme de terre (CIP) et ex-Président du Forum de la montagne – tous deux membres influents du Partenariat de la montagne. Les actes du Symposium, comprenant les résumés des présentations, sont disponibles en espagnol et sous forme imprimée en s'adressant à Dr. Bernardo Rivera, Université de Caldas à: brivera@cumanday.ucaldas.edu.co . Lire ‘Farming Systems and Poverty - Improving Farmers' Livelihoods In a Changing World' (FAO) à: Systèmes d’exploitation agricole et pauvreté - Améliorer les moyens d’existence des agriculteurs dans un monde changeant .

Journée internationale des  populations autochtones du monde (9 août 2005)

Indigenous

La Journée internationale des populations autochtones célébrée chaque année le 9 août est une occasion de se rappeler que les communautés indigènes habitent souvent dans les sites les plus élevés de la planète. Beaucoup d'entre elles vivent en marge de la société, souvent dans des conditions précaires, et sont vulnérables aux impacts de la mondialisation. Cette instabilité, aggravée par la dépossession de leur terre et de leurs ressources naturelles, menace la survie de leur diversité culturelle et de leur patrimoine pour les générations futures. Mais comment la communauté internationale collabore-t-elle avec les communautés autochtones pour améliorer leurs conditions de vie et leurs possibilités de revenus? M me Victoria Tauli-Corpuz, présidente de l'Instance perm anente des Nations Unies pour les questions autochtones, présentera une allocution sur la coopération internationale en matière de questions indigènes. L'Instance Permanente-- le dernier organe subsidiaire du Conseil économique et social-- travaille au sein du système des Nations Unies, avec les gouvernements et les communautés autochtones pour améliorer la situation de ces dernières dans les domaines du développement économique et social, de la culture, de l'environnement, de l'instruction, de la santé et des droits de l'homme. Le Forum fait oeuvre de pionnier car il comprend 8 experts indigènes qui donnent leur avis et rendent compte directement au Conseil économique et social. Parmi les réalisations de l'Instance Permanente durant ses 4 premières années d'existence, nous trouvons l'intégration des questions indigènes dans tout le système des Nations Unies et son accent sur les grandes questions méthodologiques comme la collecte et la ventilation de données sur les peuples indigènes, le respect de la clause du consentement préalable en connaissance de cause et la pleine participation de représentants indigènes dans tous les programmes pertinents.

Un défenseur clé des questions indigènes auprès des Nations Unies et de la communauté internationale dans son ensemble est le membre du Partenariat de la montagne Tebtebba (Centre international des populations indigènes pour la recherche et l'éducation en matière de politiques). Cette organisation basée aux Philippines vise à renforcer les capacités des peuples indigènes en matière de plaidoyer, éducation et propagande à l'échelle nationale et internationale, par le biais de ses programmes de mise en réseau, de campagnes de promotion, de recherche, d'éducation et de documentation, de développement des institutions et de questions de genre. Visiter le site web de Tebtebba: www.tebtebba.org/index.htm

Publications

Nouvel site de l'Association des Populations des montagnes du monde (APMM)

Indigenous

Membre du Partenariat de la montagne, l'Association des Populations des montagnes du monde (APMM) a lancé un nouveau site en anglais, français, espagnol et italien. Cette ressource en ligne présente aux utilisateurs un rappel des opérations de l'Association dans 70 pays et ses buts fondamentaux: faire prendre conscience des montagnes à l'échelle internationale et au niveau de chaque pays et continent; organiser des échanges et une coopération Nord-Sud et Sud-Sud entre les territoires et les populations de montagne, afin de partager les connaissances, les capacités et les expériences; et soutenir et développer les initiatives locales des membres et partenaires de l'Association. Les visiteurs peuvent télécharger des documents utiles, notamment la Charte pour les populations de montagne du monde (adoptée en 2003), qui invite à déployer des efforts en collaboration pour développer une véritable communauté de montagne pour l'avenir de toutes les régions de montagne du monde. Dans le cadre de son programme de communication et de diffusion, l'APMM envisage également de publier très prochainement un bulletin d'information. Consulter le site web de l'APMM: www.mountainpeople.org.

Le Partenariat de la montagne souhaite remercier les personnes ayant apporté leur contribution à ce numéro: Elena Kreuzberg-Mukhina (CAREC), Ana Maria Ponce (Secrétaire exécutif, Forum de la montagne),et Amy Krause (Banff Centre et nœud d'Amérique du Nord du Forum de la montagne).