Dans cette édition:

Depeches du monde entier

Les montagnes à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU

Un débat consacré aux montagnes durant la 60 ème session récente de l'Assemblée générale des Nations Unies – UNGA (2-9 novembre 2005) a souligné qu'en dépit d'un engagement croissant envers la mise en valeur des montagnes de la part de la communauté internationale, un enjeu demeure: imprimer des changements réels et durables dans les régions de montagne du monde. Le débat a été axé autour du rapport du Secrétaire général de l'ONU sur la mise en valeur durable des montagnes , préparé par la FAO, décrivant la situation de l'aménagement durable des montagnes au niveau national, régional et international et comprenant une analyse globale des contraintes futures . Il a présenté des suggestions et recommandations à soumettre à l'examen de l'Assemblée générale sur les moyens de continuer à promouvoir et soutenir efficacement le développement dans les zones de montagne du monde entier dans le cadre des politiques existantes, et notamment du chapitre 13 d'Action 21, du Plan d'action de Johannesburg et des Objectifs du Millénaire pour le développement. Lire le rapport de l'Assemblée générale ici.

Séisme d’Asie du Sud: un bilan très lourd en vies humaines en montagne

Au cours du dernier siècle , les tremblements de terre, les inondations et autres catastrophes naturelles ont causé la mort de plus de 1,5 million de personnes dans les pays montagneux. De par leur nature les écosystèmes montagneux ou les plaines environnantes sont plus exposés aux risques. Ce haut niveau de risque contribue à la vulnérabilité des montagnards – qui comptent déjà parmi les plus pauvres et les plus affamés de la planète . Le récent séisme qui a dévasté une vaste zone comprise entre le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan, et dont l'épicentre se trouvait dans la région du Cachemire, a douloureusement révélé la précarité des conditions de vie dans les régions de montagne du monde . Suite à son récent message adressé aux membres du Partenariat de la montagne et aux groupes intéressés dans ses mailing listes, le Secrétariat du Partenariat de la montagne souhaite exprimer sa profonde sympathie à toutes les personnes touchées par ces événements et son soutien à nos partenaires du monde entier - gouvernements, organisations des Nations Unies, ONG, secteur privé et particuliers – qui participent aux initiatives de secours, de relèvement et de réhabilitation . En marge de ces activités essentielles, il ressort avec évidence un besoin de renforcer à la fois la sensibilisation aux aléas et aux risques dans les zones montagneuses, et les moyens d'atténuation des risques par la planification et l'ingénierie, et la gestion des catastrophes de façon à en réduire les effets . Consultez la section spéciale du site du Partenariat de la montagne pour lire comment les membres du Partenariat font face à la récente catastrophe, accédez à des sources d'information sur la prévention, la protection et le relèvement, et à des liens vers des articles et des opinions sur les récents événements d'Asie du Sud. Pakistan.

Promouvoir la chasse durable en Russie

Le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), qui a adhéré au Partenariat de la montagne en début d'année, a lancé une action pour freiner la diminution des espèces de gibier en Russie par la chasse non viable. Lors d'un récent symposium à Irkoutsk (Russie), les représentants du Gouvernement, les instituts de recherche, les autorités des parcs nationaux et l'Union russe pour les chasseurs et les pêcheurs se sont réunis pour examiner l'importance de la chasse pour les économies rurales et son avenir sur les rives du Lac Baïkal – zone renommée pour l'abondance de sa faune et de sa flore sauvages et sa biodiversité. Dans le but de promouvoir la chasse durable les participants ont approuvé les Principes et directives d'Addis Abeba pour l'utilisation durable de la biodiversité, formulés dans le cadre de la Convention sur la biodiversité (CDB) et adoptés par la Fédération de Russie. Un autre aboutissement important du symposium a été la Résolution qui met en relief un certain nombre de priorités sur lesquelles fonder un vaste programme de travail et des appels au Gouvernement afin qu'il mette en application une loi moderne et efficace sur la chasse. Visiter le site web du CIC et lire la Résolution.

Améliorer l’accès à la microfinance dans les pays en développement

PlaNet Finance, membre du Partenariat de la montagne, entend aider les plus démunis de la planète à réaliser leur potentiel grâce au microfinancement. Dans le but de renforcer le secteur de la microfinance , PlaNet Finance dispose d'un fonds renouvelable, « PlaNet MicroFund  » , conçu à l'intention des jeunes institutions de microfinance à la recherche de fonds pour démarrer et développer leur activité . En effet, parmi les milliers d'institutions et programmes de microfinance dans le monde entier, seuls les plus importants ont accès à des sources de financement autres que des subventions. Maintenant PlaNet Finance a créé un partenariat avec l'association d'étudiants de l' Ecole des Mines de Paris ( SolMine) afin de renforcer les activités des institutions de microfinance (MFI) dans les pays en développement. Dans un accord signé en octobre, SolMine s'est engagé à fournir un soutien financier annuel de 5 000 € en faveur de « PlaNet MicroFund ». Les bénéficiaires directs du partenariat entre PlaNet Finance et SolMine seront les institutions de microfinance parrainées par l'association, qui, à leur tour, financeront les micro entrepreneurs opérant dans la région couverte par ces institutions. Pour en savoir plus, visiter le site web de PlaNet Finance.

2005 est l'Année internationale du micro crédit – en savoir plus en visitant le site web officiel

Surveillance des glaciers au Népal

Au cours des dernières décennies le réchauffement de la planète a eu un impact important sur l'environnement des hauts sommets - neige, glaciers et pergélisol - étant proches des conditions de fonte, sont particulièrement sensibles aux modifications des conditions atmosphériques. Selon un rapport récent du Fonds mondial pour la nature (WWF-International), les glaciers de la région Himalaya reculent désormais au rythme moyen de 10-15 mètres par an. WWF-International a fait don d'une station météorologique au Département d'hydrologie et de météorologie du Népal (DHM)   afin de suivre les changements climatiques intervenant sur les glaciers de l'Himalaya. La station automatique (AWS) d'une valeur de 12 000 $ E.U. sera installée en novembre sur le glacier de Ngozumpa, le plus long du Népal, dans le Parc national de Sagarmatha. La station AWS enregistrera les données (rayonnements solaires, humidité relative, température atmosphérique, température du sol, vitesse et direction du vent, pression barométrique, chaleur rayonnante et précipitations). Elle recueillera également des données sur le recul du glacier. « Le Népal est parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique et nous devons nous attaquer à ce phénomène qui touchera toute la planète, depuis la biodiversité jusqu'aux moyens d'existence dans notre pays, » a déclaré Dr Chandra Gurung, le représentant du WWF au Népal WWF travaille activement au Népal sur les questions de changement climatique, prenant l'initiative d'importants réseaux nationaux, renforçant la sensibilisation , menant des campagnes de plaidoyer parmi les divers groupes intéressés, faisant du lobbying pour influer sur les politiques, et esquissant des stratégies d'adaptation pour les communautés vulnérables comme celle de Sagarmatha. Pour plus d'information, contacter:  Trishna Gurung, Chargé de la communication, WWF Népal: Trishna Gurung.

Améliorer les conditions de vie sur l’altiplano du Pérou et de la Bolivie

Des milliers de familles vivant sur l'altiplano du Pérou et de la Bolivie verront leurs conditions de vie s'améliorer au cours des prochaines années grâce à un important projet mis en oeuvre par le Centre international de la pomme de terre (CIP), membre du Partenariat de la montagne. Le projet quinquennal intitulé ‘Agriculture andine sur l'altiplano: pour un développement rural durable sur l'altiplano péruvien bolivien par l'amélioration de l'agriculture andine' est financé par l'Agence canadienne pour le développement international (CIDA). Le projet devrait être ciblé sur 42 000 familles vivant dans 700 communautés rurales indigènes dépendant de l'agriculture pour vivre. « Ce travail aidera à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement et améliorera - entre autres – la santé humaine par la sécurité alimentaire et une meilleure nutrition, » a commenté le Directeur général du CIP, Dr. Pamela Anderson . «  L'Altiplano péruvien bolivien abrite 6 millions d'habitants dont les trois quarts vivent dans la pauvreté. Quelque 55 % vivent dans une pauvreté extrême, confrontés à des problèmes comme la faible productivité agricole, la dégradation des ressources naturelles et la marginalisation. Ces conditions forcent les populations à migrer vers les villes et la zone du bassin amazonien, causant des bouleversements écologiques et sociaux, » a-t-elle ajouté. Les partenaires du CIP dans le projet comprendront notamment des organisations nationales, des universités, des organisations non gouvernementales et des associations d'agriculteurs . Visiter le site web du CIP: www.cipotato.org.

 

Bulletin d´information 15
novembre 2005

Bulletin du Partenariat de la Montagne


Nepal

Le bulletin «D'un sommet à l'autre» sert à vous tenir au courant des dernières nouvelles, activités et événements concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et est envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Une version plus complète et illustrée peut être consultée en ligne à l'adresse suivante: www.partenariatmontagne.org . Aidez-nous à faire circuler l'information en nous faisant parvenir tous articles, dépêches et informations sur vos activités: info@partenariatmontagne.org .

Membres

Début novembre 2005, le Partenariat de la montagne compte 126 membres: 44 pays, 14 organisations intergouvernementales et 68 grands groupes (ex. société civile, ONG et secteur privé). Les nouveaux adhérents sont notamment l'Association des montagnes andines (AMA), l'Association européenne CAP EUROPE et la Fondation «Ressources Himalaya». Pour toute information sur leurs activités et coordonnées, visiter la section des membres du site web du Partenariat de la montagne: www.partenariatmontagne.org/members/members_FR.asp.

Mise à jour sur les Initiatives du Partenariat

Consultation électronique sur l’Initiative de l’agriculture et du développement rural durables en montagne (ADRD-M)
(17-21 octobre 2005)



ADRD-M

La consultation sur les priorités, l'organisation et l'orientation future de l'Initiative de l'a griculture et du développement rural durables en montagne (ADRD-M) s'est achevée. Organisée par le Secrétariat mondial du Forum de la montagne et modérée par Dr. Peter Trutmann, Coordonnateur du Programme mondial de la montagne au Centre international de la pomme de terre (CIP) au Pérou, la consultation de deux semaines a créé un échange stimulant d'idées, d'opinions et d'expériences de participants d' Afrique, d'Amérique, de l'Hindu-Kuch Himalaya, de l'Asie du Sud-est, de l'Europe et des états de l'ex-Union soviétique, comme la Fédération de Russie, pour faire avancer l'Initiative. Le suivi de ce dialogue électronique comprendra la consolidation des priorités et l'organisation d'activités futures dans le cadre de cette Initiative. Pour lire les contributions et le rapport de synthèse, visiter le site web de la consultation ADRD-M à: http://www.mtnforum.org/sardecons/sardhome.htm.

A noter que la consultation électronique a suscité non seulement un débat animé sur l'ADRD-M en particulier, mais exprimé également vos opinions sur le Partenariat de la montagne dans son ensemble. Au Secrétariat du Partenariat de la montagne nous sommes très intéressés à recevoir vos observations et suggestions sur tous les aspects de cette alliance unique et de ses activités et sommes prêts à aider les membres à faciliter le processus de création et de définition des Initiatives en veillant à ce que le Partenariat de la montagne demeure un cadre ouvert, dynamique et participatif propre au déploiement d'efforts conjoints.

 

Initiative Politique et législation



L' Académie européenne (EURAC), en sa qualité d'un des membres chefs de file de l'Initiative Politique et législation du Partenariat de la montagne, est en train de créer un espace de discussion électronique sur son site Web pour promouvoir une vaste discussion parmi les membres sur les instruments juridiques concernant les zones de montagne. D'autres membres du Partenariat de la montagne, l'  «  Unione Nazionale Comuni Comunità Enti Montani » (UNCEM) et l'Association des populations des montagnes du monde (APMM), ont également participé à cette activité dès le départ et continueront à jouer un rôle actif. Ce nouvel espace de discussion sur les instruments juridiques servira de cadre structuré dans lequel les membres peuvent partager et comparer leurs expériences sur l'impact des politiques et lois existantes sur l'aménagement durable des montagnes à tous les niveaux - international, régional, national et local - et débattre de la législation pouvant (ou non) faire la différence. Pour tous renseignements complémentaires, contacter: Pier Carlo Sandei (EURAC) à: PierCarlo.Sandei@eurac.edu.

Europe



Source UNEP

Des pas importants vers une plus étroite coopération dans la région des Balkans sont accomplis dans le contexte du Partenariat de la montagne. Le processus s'est mis en marche à la deuxième réunion mondiale du Partenariat de la montagne, ou Conférence de Cuzco (29-29 octobre 2004), lorsque les représentants de MAKMONTANA, PNUE-Secrétariat provisoire pour la Convention des Carpates et l'Académie européenne (EURAC) se sont réunis pour examiner les possibilités de créer un mécanisme de collaboration pour les pays de la région des Balkans qui serait similaire à ceux déjà existants pour les régions des Alpes et des Carpates. Ces mêmes membres du Partenariat se sont retrouvés avec le Secrétariat du Partenariat de la montagne et d'autres parties prenantes pour débattre ultérieurement du concept lors d'une session parallèle consacrée aux Balkans à la récente conférence ‘Développement rural intégré dans les zones montagneuses de l'Europe c entrale et orientale et les Balkans' ( D'un sommet à l'autre, numéro d'octobre).

Ce processus dit « des Balkans » sera ultérieurement examiné lors d'une prochaine réunion de représentants des gouvernements et des groupes de la société civile des pays des Balkans (Bolzano, Italie, 14-15 décembre 2005), dans le but de lancer un processus formel portant à une coopération plus étroite en matière de mise en valeur des montagnes dans les Balkans. Pour plus d'information, contacter Harold Egerer, Chef , PNUE-Secrétariat provisoire de la Convention des Carpates : harald.egerer@unvienna.org .

Étude de faisabilité du Partenariat de la montagne sur la large bande pour les montagnes


Les technologies de communication modernes, lorsqu'elles sont appliquées systématiquement et adaptées aux conditions locales dans les zones de montagne, peuvent servir à mobiliser un développement à long terme et un changement social . Les membres du P artenariat de la montagne se sont réunis récemment pour commencer à évaluer le potentiel d'une de ces technologies de la communication – la large bande – afin d'offrir une connectivité rapide, rentable et efficace aux montagnes du globe. La large bande est le terme courant utilisé pour une connexion à Internet à large bande de fréquences – qui peut transmettre ou télécharger des informations jusqu'à 40 fois plus vite qu'une connexion par modem téléphonique standard - et peut être appliquée à toute une série de communications, y compris la diffusion et la télévision par câble, les téléphones sans fil, l'accès au Web, la messagerie instantanée pour la communication en temps réel et le courrier électronique. Dans le cadre du Partenariat de la montagne, EasyLan - une société italienne de télécommunications par satellite du secteur privé - s'est associée à des institutions universitaires italiennes (Université LUISS Guido Carli, Université de Tor Vergata), au Secrétariat provisoire de la Convention des Carpates (PNUE) et au Secrétariat du Partenariat de la montagne, pour préparer une étude de faisabilité qui approfondira le potentiel d'utilisation des technologies à large bande pour la mise en valeur durable des montagnes. L'étude a pour but de comprendre les conditions (économiques et techniques) nécessaires à l'application de la bande large en montagne, pour évaluer dans quelle mesure les technologies à large bande pourraient soutenir le développement des communautés montagnardes et évaluer les priorités et les besoins essentiels des ces communautés en termes d'information et de communications. L'étude évalue en outre les contraintes et les opportunités liées à l'application des technologies de communication à large bande dans une des régions montagneuses les plus vastes d'Europe, les Carpates.

Vous connaissez des exemples de bonnes pratiques de technologie à large bande dans les zones de montagne que vous voudriez partager avec l'équipe du projet en particulier et le Partenariat en général? Alors, contactez Rosalaura Romeo, Responsable de programme, Secrétariat du Partenariat de la montagne à: rosalaura.romeo@fao.org .

 

Site web du Partenariat de la montagne – « Discussion en ligne »


Le Secrétariat du Partenariat de la montagne est en train d'achever la restructuration du site du Partenariat qui sera lancé fin novembre. A la demande des membres, une caractéristique importante du site sera « Discussion en ligne »-  un espace de discussion où les membres peuvent échanger des expériences, partager des informations, identifier des secteurs communs de collaboration et planifier des activités conjointes au sein des Initiatives. Cet espace « Discussion en ligne » a été articulé autour des Initiatives thématiques et géographiques existantes , mais d'autres thèmes de discussion pourront être ajoutés sur demande. Cet espace en ligne a pour vocation de constituer un mécanisme ouvert et informel - une sorte de « blog » de montagne- et de devenir une plateforme pour que les membres se mettent en réseau, dans l'esprit de coopération du Partenariat de la montagne. Les usagers pourront également afficher des nouvelles, des articles, des études de cas et des liens à inclure dans notre Lettre «  D'un sommet à l'autre » . La langue de travail principale de la Discussion en ligne est l'anglais, mais les membres peuvent parfaitement afficher des messages dans d'autres langues . Suivre ce lien pour visualiser la présentation de ce nouvel outil dynamique. Souhaitez-vous suggérer de nouveaux thèmes de discussion dans vos domaines d'intérêt? Envoyez vos idées et suggestions à Jane Ross, Chargée de communications, Secrétariat du Partenariat de la montagne: jane.ross@fao.org.

 

Journée Internationale de la Montagne


Journée mondiale de l'alimentation -- «Agriculture et dialogue entre cultures» (16 octobre 2005, dans le monde entier)


Le tourisme durable dans les zones de montagne se traduit par des recettes, de nouvelles perspectives, des incitations financières pour la protection de l'environnement naturel et des échanges culturels favorables aux montagnards. Cependant, la promotion d'un tourisme durable en montagne requiert que tous les partenaires - gouvernements, secteur du tourisme, touristes, organismes de développement, société civile et secteur privé - travaillent côte-à-côte avec les habitants de la montagne pour piloter le tourisme sur une voie plus durable et l'utiliser comme moteur de lutte contre la pauvreté dans les régions montagneuses. De nombreuses mesures concrètes ont été lancées, mais c'est au niveau des pays que l'action est vitale pour le tourisme durable en montagne. Seuls les pays ont le pouvoir de créer des capacités, mettre en œuvre des stratégies nationales, élaborer des politiques et des lois créant des conditions propres au tourisme durable au profit des communautés locales. Le thème de la Journée internationale de la montagne 2005 « Un tourisme durable pour la réduction de la pauvreté dans les zones de montagne  » offre une occasion unique de renforcer la sensibilisation, la solidarité et de promouvoir une action concertée pour le tourisme durable - en particulier au niveau des pays. La FAO, l'organisme chargé de piloter les initiatives lancées à l'occasion de la Journée a préparé une présentation (en anglais, espagnol et français) sur les nombreux moyens de célébrer la Journée internationale et faire progresser le tourisme durable en montagne à l'échelon national par des campagnes médiatiques et une mise en réseau. Visiter le site web consacré spécialement à cette Journée 2005 et visualiser la présentation et d'autres outils de communication: www.fao.org/mnts/. Si vous souhaitez communiquer une étude de cas, un article ou des informations intéressantes sur le tourisme de montagne à présenter sur ce site internet, écrivez à: mountain.day@fao.org .

Pour plus d'information sur les manifestations à venir, consultez le Calendrier de la montagne 2005, administré par le Forum de la montagne, à: http://www.partenariatmontagne.org/reunion/.

 

Manifestations recentes

Les impacts des accords de libre-échange dans la région andine – Réponse du mouvement féminin  
(Equateur, Quito, 5 octobre 2005)



Ecuador
Aris Mihich

« Les négociations sur les accords de libre-échange se poursuivent dans la région sans quasiment aucune participation de la société civile. Elles font partie d'un des processus économiques et politiques les plus hermétiques. » La conférence internationale sur « les impacts des accords de libre-échange dans la région andine – Réponse du mouvement féminin, » organisée par le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM). La discussion-débat faisait partie d'un séminaire sur "Genre et commerce" organisé par le « International Gender and Trade Network » (IGTN), le «Network on Women in Development Europe» (WIDE), l'Université des Sciences sociales d'Amérique latine (FLACSO) et le Bureau régional des Andes de l'UNIFEM. Les participants ont fait remarquer qu'en apparence les négociations de libre-échange semblent ne porter que sur les questions d'accès au marché, mais en réalité, touchent à de multiples aspects de la vie et pourraient influer considérablement sur la capacité des femmes de la région de jouir de certains droits de l'homme fondamentaux. La discussion s'est achevée par des propositions concrètes d'affronter les effets potentiellement négatifs des accords de libre-échange dans la région, notamment: la création d'alliances entre les organisations gouvernementales et non gouvernementales ; la mise en place de mécanismes de supervision de la société civile; le recouvrement d'instruments des droits de l'homme et l'introduction de mécanismes d'application effective; et des campagnes de communication pour renforcer la sensibilisation du grand public. Visiter le site de l'UNIFEM à: http://www.unifem.org/.

Journée internationale de la prévention des catastrophes
(12 octobre)

On estime que dans cinq ans le monde comptera 50 millions de «réfugiés environnementaux». C'est la conclusion à laquelle sont arrivés des experts réunis à l'Université des Nations Unies (UNU), qui affirment la nécessité urgente d'élaborer une nouvelle définition de "réfugié environnemental" et de l'assortir d'une reconnaissance et d'un soutien. Dans sa déclaration à l'occasion de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes le 12 octobre, l'UNU, membre du Partenariat de la montagne, a souligné que, d'ores et déjà, la dégradation de l'environnement porte à des mouvements de populations massifs, au même titre que les troubles politiques et sociaux. Le chiffre escompté de 50 millions est tiré de plusieurs rapports, dont le Rapport mondial des catastrophes de 1999 de la Croix-Rouge internationale, qui avait calculé que les calamités naturelles au cours de l'année précédente avaient provoqué plus de réfugiés que les guerres ou autres conflits armés. Le rapport affirmait qu'à cause de la baisse de la fertilité du sol, de la sécheresse, des inondations et de la déforestation, 25 millions de personnes avaient été contraintes à abandonner leurs terres, venant dans de nombreux cas grossir les rangs des colonies de squatteurs. Lire la communication intégrale : http://www.ehs.unu.edu/PDF/051004_final_EHSreleaseENG.pdf.

Manifestations Futures

« Les montagnes, témoins des changements de la planète. Recherche dans l'Himalaya et le Karakoram: Projet SHARE-Asia »
(Rome, Italie, 16-17 novembre 2005)

Le Comité Ev-K2-CNR, membre du Partenariat de la montagne, encourage la recherche interdisciplinaire en sciences de la terre et de l'environnement dans les zones reculées. Son nouveau projet « SHARE – Asia » (Stations à Haute Altitude pour la Recherche sur l'Environnement en Asie) vise à mettre au point un système intégré de mesures qui contribueront à accroître les connaissances scientifiques générales sur les processus climatiques et de pollution, tout en aidant à renforcer les capacités locales de surveillance des phénomènes correspondants. Certains des plus grands experts d'environnement du monde auront l'occasion d'examiner cet important projet à la réunion « Mountains, Witnesses Of Global Changes » dans le courant de ce mois. Organisée par le Comité Ev-K2-CNR et parrainé par le Conseil national de la recherche italien (CNR), en collaboration avec l'Institut national italien de la montagne (IMONT), la réunion fera ressortir le fil conducteur des diverses investigations environnementales et la nécessité de mieux comprendre à fond les phénomènes influant sur la santé de notre planète. Pour lire le programme de la Conférence et en savoir plus sur le projet « SHARE-Asia », visiter le site web du Comité Ev-K2-CNR: http://www.evk2cnr.org/it/ http://www.evk2cnr.org/en/.

 

« Le Rôle de la gouvernance locale dans le développement durable » ( Bichkek, Kirghizstan, 14–18 novembre 2005)

Cette manifestation de cinq jours vise à encourager une coopération à long terme et les échanges d'expérience parmi les communautés et les institutions des régions montagneuses d'Asie Centrale, des Alpes, du Caucase, des Carpates, et de l'Altaï. La conférence réunira des représentants de villages de montagne, ainsi que d'initiatives et organisations internationales pertinentes des pays respectifs. Une résolution sur la collaboration future des participants dans le cadre du Partenariat de la montagne devrait être un des aboutissements les plus importants de la conférence. Il s'agit de la deuxième conférence internationale sur ce thème organisée par l' Alliance des communautés montagnardes d'Asie Centrale (AGOCA ) et du Partenariat de la montagne d'Asie Centrale (CAMP) . AGORA soutient la participation de la population et une meilleure représentation des questions intéressant les villages au niveau national et régional. A l'heure actuelle vingt communautés de montagne du Kirghizstan, du Tadjikistan et du Kazakhstan ont adhéré à l'Alliance et plusieurs nouvelles communautés seront admises parmi les membres à la conférence de 2005. CAMP, un programme financé par l'Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC) et mis en oeuvre par le Centre pour le développement et l'environnement (CDE), participe au dialogue sur la mise en valeur durable des montagnes dans le but de contribuer à une politique régionale cohérente pour les régions montagneuses de l'Asie Centrale à l'échelon local, national et régional. Pour en savoir plus sur la Conférence et son comité d'organisation visiter le site Web du Centre pour le développement et l'environnement (CDE) : http://www.cde.unibe.ch/.

Pour plus d'information sur les manifestations à venir consultez le Calendrier de la montagne 2005 administré par le Forum de la montagne, à: http://www.partenariatmontagne.org/reunion/.

Publications


Nouveau site Internet de l'Observatoire européen des forêts de montagne

L'Observatoire européen des forêts de montagne (EOMF), membre du Partenariat de la montagne, est une enceinte indépendante qui a pour mission de contribuer à la conservation des ressources forestières de montagne d'Europe et promouvoir le développement durable par des activités liées aux multiples biens et services offerts par ces forêts. Le nouveau site de l'EOMF (en anglais et en français) renferme une mine de connaissances sur les forêts de montagne d'Europe et d'ailleurs et offre aux usagers des liens vers des sites partenaires. Visiter le site EOMF : http://www.eomf.org/

Populations et zones protégées en Asie du Sud 

L'ouvrage, intitulé « People and Protected Areas in South Asia », co-publié par la Commission mondiale de l'UICN sur les zones protégées et la Fondation « Ressources Himalaya » – tous deux membres du Partenariat de la montagne – montre que les aires protégées d'Asie du sud peuvent contribuer à la conservation de la biodiversité tout en améliorant les moyens d'existence de leurs habitants. L'ouvrage est constitué de 23 articles dont la plupart portent sur des cas spécifiques de pays (Bangladesh, Bhoutan, Inde, Népal, Pakistan et Sri Lanka), et aborde une vaste gamme de thèmes pour montrer que « l'utilisation durable » des ressources biologique est « une nécessité », et non pas une « stratégie ». Pour plus de détails et pour commander cette publication, consulter: www.resourceshimalaya.org.

Apprendre à faire face aux risques et aléas naturels

Le « Swiss Virtual Campus » vise à promouvoir la société de l'information en Suisse et à permettre à l'éducation - en particulier l'éducation supérieure - de tirer parti des opportunités disponibles aujourd'hui grâce aux nouvelles technologies d'information et de communication. Il a lancé un cours d'apprentissage électronique gratuit, « Dealing with Natural Hazards and Risks » (NAHRIS), destiné non seulement aux chercheurs et aux étudiants de Suisse mais aussi à la communauté de recherche travaillant dans le domaine des risques naturels et de la gestion des risques dans le monde entier . Accès gratuit . Pour s'inscrire en ligne: http://www.nahris.ch .