Bulletin d´information 18
mars 2006

Bulletin du Partenariat de la Montagne


Cerro Catedral-Alta Patagonia
Argentina
Photo: Paola Bellotti

«D'un sommet à l'autre» sert à vous informer des dernières nouvelles, activités et événements, concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Aidez-nous à faire circuler l'information en nous faisant parvenir tous articles, dépêches et informations sur vos activités: info@partenariatmontagne.org.

Membres

En mars 2006, le Partenariat de la montagne compte 131 membres: 44 pays, 14 organisations intergouvernementales et 73 grands groupes.

Mise à jour sur les Initiatives du Partenariat

Pour une coopération décentralisée



« Pensez globalement, agissez localement ».  Cette formule, souvent utilisée pour parler d’environnement, décrit aussi un des principaux aspects d’assistance au développement en pleine expansion, connue sous le nom de “coopération décentralisée”. Mais qu’est-ce que c’est? De plus en plus, les villes, les régions et d’autres autorités locales dans les pays développés contactent directement leurs homologues des pays plus pauvres pour les aider à affronter la pauvreté et améliorer les moyens d’existence. Cette action conjointe entre les autorités locales des pays riches et pauvres aide à promouvoir une vaste participation au développement et comprend souvent le partage de connaissances, d’expertise et de pratiques traditionnelles. Ce processus décentralisé et participatif peut en effet porter à la création d’initiatives et de politiques qui répondent véritablement aux besoins des populations et leur donnent les moyens d’agir pour sortir de la pauvreté. 

Il existe par conséquent un énorme potentiel de développement d’alliances entre les autorités locales dans le monde développé et en développement. Une collaboration en cours entre le Secrétariat du Partenariat de la montagne et ses membres  --  le Projet ADRD-M, la FAO (par son Programme de coopération décentralisée), l’Unione Nazionale Comuni Comunità Enti Montani (UNCEM), Euromontana et l’Association européenne des élus de montagne (AEM) – instaure et renforce une coopération pour la mise en valeur durable des montagnes entre les  autorités locales dans les régions de montagne d’Europe et celles des pays en développement. Fin 2005, un questionnaire a été distribué aux administrations locales en Europe, dans les pays en transition et les pays en développement. L’analyse des réponses, par exemple, montre déjà que les élus locaux de France, d’Italie, d’Espagne et de Suisse s’occupent beaucoup d’activités de mise en valeur durable des régions montagneuses, avec des programmes et des projets essentiellement concentrés sur le tourisme, l’environnement, les nouvelles technologies et la foresterie. Certaines autorités ont déjà constitué des partenariats avec des homologues d’autres pays: les nations les plus fréquemment citées sont celles qui ont récemment adhéré à l’Union européenne ou sont en cours d’adhésion, comme la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, Chypre, Malte, la Macédoine, la Pologne, la Roumanie et la Slovénie. La prochaine phase de cette activité du Partenariat de la montagne  sera l’organisation d’un atelier réunissant les autorités locales d’Europe et des pays en développement (peut-être en juin 2006) afin d’identifier des secteurs de collaboration. La facilitation et le soutien des projets de coopération décentralisée démarreront en 2006/2007.

Un débat sur la coopération entre les zones de montagne dans les pays de la Méditerranée (Espagne, sud de l’Italie et Grèce), avec un accent sur les programmes de coopération entre l’Union européenne (UE) et les pays d’Afrique du Nord est à l’ordre du jour de la prochaine conférence « Coopération territoriale et partenariat euro-méditerranéen des acteurs locaux et régionaux: quels outils pour la mise en valeur durable des montagnes de la Méditerranée? » (Grenade, Espagne, 17 mars 2006). Ce séminaire, organisé par le membre du Partenariat de la montagne, l’Association européenne des élus de montagne (AEM) et la province de Grenade dans le cadre du Projet PRO MONTE d’INTERACT, se penchera sur l’adaptabilité des programmes en cours INTERREG III dans les zones de montagne méditerranéennes et autres instruments communautaires adaptés aux besoins spécifiques de ces zones (c’est-à-dire l'aménagement du territoire régional, l'accessibilité, la gestion de l’eau, le tourisme durable et le développement). Pour plus d’informations, visiter le site Internet d’INTERACT PROMONTE.

Pour tout complément d’information sur les activités du Partenariat de la montagne en matière de coopération décentralisée avec les autorités locales, veuillez contacter Rosalaura Romeo, Chargée de Programme, Secrétariat du Partenariat de la montagne.

La large bande pour les communautés de montagne



La large bande est le terme courant utilisé pour une connexion Internet à haute largeur de bande ou haut débit – c’est-à-dire qui peut transmettre ou télécharger l’information jusqu’à 40 fois plus vite qu’un modem sur une ligne de téléphone standard – et peut être appliquée à toute une gamme de communications, y compris la télévision broadcast et par câble, les téléphones sans fil, l’accès à Internet, la messagerie instantanée pour la communication en temps réel et le courrier électronique.

Comme nous l’avions déjà mentionné dans notre numéro de décembre, les membres du Partenariat de la montagne et les partenaires intéressés étudient le potentiel de développement de la technologie à large bande dans les zones de montagne afin d’informer les responsables politiques et attirer les investissements. Le membre du Partenariat de la montagne, EasyLan (une société de télécommunications du secteur privé), et le Secrétariat du Partenariat de la montagne ont collaboré avec diverses institutions universitaires italiennes (Université LUISS Guido Carli, Université de Tor Vergata), pour évaluer le potentiel des technologies à large bande afin d’offrir une connectivité rapide, avantageuse et efficace aux montagnes du monde. La première phase de cette activité a été une étude de faisabilité de l’application des technologies à large bande dans une des régions montagneuses les plus vastes d’Europe - les Carpates. Les chercheurs des universités de Rome, travaillant en étroite collaboration avec le Secrétariat du Partenariat de la montagne à la FAO, se sont penchés à la fois sur les aspects socio-économiques et technologiques de l’introduction de la large bande. Ils ont analysé des variables comme la géomorphologie de la région, ses populations (densité, schémas de migration, entreprises locales et « alphabétisme numérique »), ainsi que l’accès et l’utilisation des PC, et la disponibilité d’Internet et des connexions à large bande pour les entreprises comme pour les ménages. Cette étude a donné des modèles mathématiques qui pourraient aider les décideurs à comprendre la demande et la capacité de la large bande et les niveaux d’investissement nécessaires pour son introduction et son essor dans les zones de montagne. En fonction de la disponibilité de fonds, la prochaine étape de cette activité du Partenariat de la montagne envisagera de recueillir et d’analyser des données approfondies sur l’utilisation d’Internet, l’alphabétisme numérique et les applications possibles en Roumanie et au Maroc. Ce travail déterminera si les technologies à large bande sont applicables dans ces zones montagneuses et quels en seraient les bénéfices pour leurs communautés.

Un résumé en anglais de l’étude conduite par les deux chercheurs sera bientôt affiché sur le site du Partenariat. Si vous souhaitez la version intégrale de l’étude (en italien), veuillez contacter Rosalaura Romeo.

Exploiter le potentiel de la microfinance



Comme nous l’avions indiqué dans notre numéro de février, le Secrétariat du Partenariat de la montagne s’emploie, avec plusieurs membres, à estimer le potentiel d’intégration des outils de microfinance dans leurs activités existantes. Un groupement d’intérêt informel sur la microfinance a été constitué avec des membres pour organiser des séances de réflexion et proposer une action concertée sur le terrain. Le mois dernier, un groupe de membres du Partenariat de la montagne liés à la zone de l’Asie Centrale, dont le Centre régional de l’environnement pour l’Asie Centrale (CAREC), l’Alliance des Communautés de montagne d’Asie Centrale (AGOCA) et la « Mountain Environment Protection Society » (MEPS) d’Iran, ont entamé des travaux de collaboration pour évaluer la possibilité de tirer des leçons de leurs expériences à appliquer à des initiatives communes et futures. Le manque de services financiers adéquats a déjà été cité comme un problème pour toutes les activités des membres. En Amérique latine, le membre du Partenariat de la montagne Soluciones Prácticas (ITDG) a avancé sur une proposition de projet concernant une évaluation des besoins financiers pour les producteurs de café et de fromage dans les zones montagneuses de Cajamarca, au Pérou. Entretemps, les membres du Partenariat de la montagne intéressés aux questions de microfinance ont entamé un dialogue actif sur « Le tourisme et le microfinancement » dans l’espace Discussion en ligne du site Internet du Partenariat de la montagne. Nous remercions par avance nos membres de toutes contributions éventuelles sur ce thème et autres sujets pertinents liés à la microfinance. Si votre pays ou organisation a participé à des activités de microfinance ou de financement n’entrant pas dans le cadre du secteur financier officiel, nous serions heureux d’en apprendre plus sur votre expérience. Visualisez le dialogue et affichez vos observations ici. Pour plus d’information sur l’activité de microfinance du Partenariat de la montagne, veuillez contacter Paola Bellotti par mèl ou par téléphone: +39 06 5705-5521.

L’avenir de la recherche sur les montagnes



« Who’s who » dans la recherche sur les montagnes? Quels sont les secteurs prioritaires de recherche sur les montagnes? A la 2ème réunion mondiale du Partenariat de la montagne (Cuzco, Pérou, 2004),  les membres chefs de file de l’Initiative sur la recherche se sont engagés à répondre à ces questions pour renforcer les connaissances et donner une orientation à la collaboration future. Dans le cadre de ce processus, le Centre pour le développement et l’environnement (CDE) en Suisse coordonne la distribution et l’analyse d’une série d’enquêtes auprès des membres de l’Initiative sur la recherche, en particulier, et du Partenariat de la montagne, en général. Un premier questionnaire envoyé uniquement aux membres de l’Initiative l’an dernier visait à évaluer les activités des institutions membres relatives à la recherche sur les montagnes. L’enquête la plus récente intitulée « Quel avenir pour la recherche sur les montagnes? » a été envoyée par courrier électronique à tous les membres du Partenariat de la montagne le 9 mars 2006 et vise à rassembler des informations sur les problèmes centraux de mise en valeur durable que doit affronter la recherche, les opportunités et les potentiels du développement des montagnes, ainsi que les facteurs créant un environnement propice à la recherche et à la diffusion de ses résultats. Consultez le questionnaire en ligne (en anglais seulement). Pour tout complément d’information sur cette activité de l’Initiative sur la recherche, contacter Thomas Kohler, au CDE.

 

Dépêches du monde entier

 

Lancement du Plan d’action mondial sur les glissements de terrain



Le récent glissement de terrain en montagne, causé par les violentes précipitations aux Philippines (16 février 2006), et qui a enseveli une communauté entière montre la fréquence croissante et la dévastation de ces risques naturels. Toutes les régions sont victimes de catastrophes de ce genre mais les dégâts qu’ils provoquent sont plus dévastateurs dans les pays en développement où la base de connaissances nécessaire pour identifier les zones sujettes aux glissements de terrain est souvent soit inexistante, soit fragmentaire. A la fin du mois de janvier 2006, un Plan d’action mondial pour la réduction des pertes causées par les glissements de terrain a été adopté à l’Université des Nations Unies (UNU) à Tokyo lors d’une réunion internationale tenue sous les auspices de l’UNESCO et organisée avec la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UN-ISDR). Le Plan d’action mondial, également connu sous le nom de Plan d’action de Tokyo 2006, prévoit le renforcement des ressources humaines et des financements pour garantir une évaluation adéquate des risques et l’identification des zones à risques. Il encouragera en outre la rédaction de codes de construction appropriés, de règlements de sécurité et de plans d’intervention. Pour atténuer les risques de glissements de terrain, le Plan ciblera également les instituts et universités locales, en les incitant à développer une expertise et des mesures d’alerte rapide. En même temps, le Plan favorisera l’éducation et la recherche. A noter, la réunion a également mis en place un réseau mondial de Programmes internationaux sur les glissements de terrain. Basé à l’Université de Kyoto au Japon, le réseau opèrera sous l’égide de l’UNESCO, membre du Partenariat de la montagne, ainsi que d’autres organes internationaux. Lire le Plan d’action de Tokyo, et visiter le site Internet de la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UN-ISDR).

Laboratoire Pyramide-ABC du Comité Ev-K²-CNR 



Le membre du Partenariat de la montagne, le Comité Ev-K²-CNR, a annoncé que sa station Pyramide-ABC– la station de surveillance de la pollution atmosphérique la plus haute du monde – a démarré ses opérations.  Située à 5 079 m dans la Vallée Khumbu au Népal, la Pyramide-ABC a commencé à recueillir des données sur la composition de l’atmosphère sur l’Himalaya et le plateau asiatique. En tant que volet du Programme Ev-K²-CNR SHARE-Asia (Stations à haute altitude pour la recherche et l’environnement en Asie), la Pyramide comblera les lacunes d’informations cruciales des zones reculées de haute altitude dans la région de l’Asie du Sud sur les conséquences environnementales du rapide essor économique d’une des zones les plus densément peuplées de la planète. Une immense couche de pollution s’étendant sur toute la région, à laquelle on attribue souvent le nom de Asian brown cloud nuit à l’agriculture, en modifiant les régimes de pluie (y compris ceux de la mousson), et en mettant en danger des centaines de milliers de gens. Grâce à la Pyramide-ABC, il sera possible d’effectuer une analyse rigoureuse de la composition de l’atmosphère à haute altitude et d’approfondir des aspects comme la circulation des polluants et des aérosols, leur influence sur les oscillations du cycle de la mousson, et leur pression sur le bilan hydrologique et énergétique dans l’atmosphère. Au lancement officiel de l’activité scientifique le 16 février dernier, le chef de l’équipe des chercheurs, Paolo Bonasoni de l’Institut pour les sciences atmosphériques et le climat du Conseil national italien de la recherche (CNR-ISAC), a déclaré: « La Pyramide-ABC est un exploit de technologie, d’ingéniosité et d’expertise scientifique.  Les données recueillies par la station sont envoyées à un serveur dans le  Laboratoire-Observatoire de la Pyramide par câble en fibre optique et support wi-fi, puis, grâce à une connexion par satellite, transférées en temps réel au CNR-ISAC de Bologne (Italie), de sorte que toute l’activité est sous contrôle permanent. La Pyramide-ABC a désormais été intégrée en tant que Site Complémentaire du Projet Atmospheric Brown Clouds (ABC) du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui lutte contre la pollution.  Pour en savoir plus, visiter le site Internet Ev-K²-CNR.



Photo Credits: Petr Pavlicek/IAEA
Éradiquer la mouche tsétsé en Ethiopie

Les hauts plateaux fragiles de la Vallée du Rift méridionale en Ethiopie sont soumis à une pression croissante à mesure que les hommes et les animaux se retirent en altitude pour échapper à la mouche tsétsé (Glossina spp). La mouche tsétsé transmet le parasite trypanosome, qui cause la trypanosomiase, terrible maladie frappant le bétail domestique et provoquant la maladie du sommeil chez l’homme. Dans un accord intervenu récemment, le Gouvernement du Japon et les Nations Unies se sont engagés pour un montant de 1,7 million de dollars en faveur d’un projet mixte FAO- AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique) afin d’éliminer la mouche tsétsé et les maladies qu’elle transmet de la Vallée du Rift. Ceci fait suite à un gros effort du gouvernement éthiopien qui a invité les organismes internationaux à convenir d’une approche nationale à adopter pour lutter contre la mouche tsétsé dans la Vallée du Rift. Le programme en Ethiopie intègrera la Technique -non polluante et écologiquement rationnelle- de l’insecte stérile (TIS), qui prévoit la libération de mouches stérilisées élevées en colonies, et d’autres méthodes d’éradication de la population sauvage, associées à la mise au point d’un programme pour l’utilisation durable de terres nouvellement disponibles. Les autorités éthiopiennes espèrent qu’une fois l’éradication menée à bon port dans la Vallée du Rift méridionale, la stratégie régionale pourra être étendue à toutes les autres régions infestées par la mouche tsétsé dans le pays, au profit du développement agricole en Ethiopie. En savoir plus sur le Programme de lutte contre la trypanosomiase africaine (PAAT), cliquez ici.

Soutien en faveur des rescapés du séisme d’Asie du Sud



L’appel du Forum de la montagne en faveur des populations de montagne frappées par le tremblement de terre qui a dévasté l’Asie du Sud en octobre dernier a attiré des dons généreux de la communauté internationale. A ce jour, plus de  38 000 dollars ont été recueillis.  Si l’essentiel de cette somme a été investi dans 130 tentes adaptées à l’hiver pour les zones affectées du Pakistan, le reste servira à acheter et à fournir quelque 900 chauffages pour ces abris. L’appel du Forum de la montagne se poursuit jusqu’à la fin mars 2006. Pour tout complément d’information sur l’appel et pour vos dons, visiter le site Internet du Forum de la montagne.

Vivant dans des tentes et dépendant de l’aide alimentaire, les survivants du tremblement de terre d’octobre dernier au Pakistan doivent affronter un hiver rigoureux et une âpre lutte pour la survie. Les glissements de terrain ont interrompu les routes, et les tempêtes de neige comme les fortes pluies s’abattent sur leurs abris de fortune. A quatre mois de la catastrophe, l’avenir s’annonce bien incertain pour nombre d'entre eux. Lire un témoignage de première main des efforts de remise en état d’un surveillant de l’organisation humanitaire basée à Rome, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui livre une aide alimentaire et met en place des programmes de « vivres-contre-travail » pour reconstruire les communautés meurtries.

Programme de dons Banff en faveur de la montagne



Le membre du Partenariat de la montagne, le Banff Centre for Mountain Culture, s’efforce de faire mieux comprendre et apprécier les enjeux des régions de montagne du monde en créant des opportunités de partage et d’inspiration des expériences, idées et visions concernant la montagne. Une de ces opportunités offertes par le Centre est le Programme de dons soutenant des projets qui rendent compte des paysages montagneux comme lieux offrant une inspiration et une valeur écologique et culturelle, et qui célèbrent l’esprit d’aventure. Les demandes de dons pour 2006 sont désormais disponibles. Les particuliers ou organisations peuvent faire des demandes de dons à hauteur de 5 000 dollars canadiens pour financer des projets qui offrent une interprétation créative de l’environnement, de l’histoire naturelle, du patrimoine humain, des arts, de la philosophie, des modes de vie, et de l’aventure dans et sur les montagnes. Les projets doivent comprendre un volet de communications (film, documentation, photographie) qui présente le projet au grand public et doivent respecter les paysages de montagne pour leur valeur écologique et culturelle, outre la source d’inspiration qu’ils représentent. Lire tout complément d’information sur le Banff Centre for Mountain Culture et les demandes de dons ici.

Manifestations recentes

 

Quatrième Conférence intergouvernementale sur la « Biodiversité en Europe » (Parc national des Lacs Plitvice, Croatie, 24 février 2006)



Les gouvernements d’Europe ont récemment réaffirmé leur engagement à stabiliser l’environnement naturel de la région. Des hauts fonctionnaires de 40 gouvernements européens et de 32 organisations environnementales, réunis à la Conférence sur la « Biodiversité en Europe », ont reconnu la nécessité de redoubler d’efforts pour atteindre le but convenu en 2003 de stopper le déclin de la diversité biologique en Europe d’ici 2010. La Conférence a fait remarquer qu’en dépit des nombreux pas en avant, la perte de biodiversité – la somme des espèces, de l’habitat et de la variation génétique – se poursuit rapidement dans toute l’Europe. Par exemple, durant les années 90, une zone trois fois plus grande que le Luxembourg a été bitumée et couverte de routes, de parkings, de centres commerciaux et autres constructions. Parmi les autres enjeux à relever, citons le changement climatique (qui, en modifiant les conditions de vie d’une espèce, peuvent saper sa capacité de survie), un manque de fonds publics et la faible priorité accordée au niveau politique à la biodiversité.  Pour relever ces défis, la réunion a convenu de renforcer la coopération régionale et les partenariats avec les secteurs de la foresterie, de l’agriculture et autres sphères économiques. Une des principales « success stories » dont il a été question à la réunion est l’élaboration d’un Réseau écologique paneuropéen (PEEN). Les participants ont également accueilli favorablement les initiatives de plusieurs banques visant à créer des fonds d’investissement pour la biodiversité européenne. Les conclusions de la Conférence seront présentées à la huitième session de la Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité biologique – « COP 8 »— dans le courant du mois (voir  « Manifestations à venir »). Lire plus d’information sur les conclusions de la Conférence ici. Pour en savoir plus sur le Réseau écologique paneuropéen (PEEN), cliquez ici.

Manifestations à venir

 

Huitième réunion de la Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique (CDB) – COP 8 (Curitiba, Brésil, du 21 au 31 mars 2006), comprenant un événement collatéral sur la biodiversité en montagne, « Du Paradis au toit du monde ».


Quelque 2 000 délégués du monde entier devraient participer à la prochaine Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique (CDB), ou ‘COP 8’, qui se tiendra au Brésil à la fin du mois. La manifestation marque un moment crucial dans l’existence de la CDB, car elle se déroule après la publication des résultats de l’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire. L’Evaluation a été la première tentative de la communauté scientifique de décrire et d’estimer, à l’échelle mondiale, toute la palette de services que tirent les populations de la nature. Elle a été menée par des experts de 95 pays, au cours des quatre dernières années, avec le concours du PNUE et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Comme l’Evaluation le précise, les deux tiers des services dispensés par la nature à l’humanité sont en recul dans le monde entier. Les hommes ont apporté des changements sans précédent aux écosystèmes au cours des dernières décennies pour satisfaire les demandes croissantes de nourriture et autres services d’écosystèmes. Ces changements ont affaibli la capacité de la nature à fournir ses services vitaux. L’activité humaine met à rude épreuve les fonctions naturelles de la Terre de sorte que la capacité de ses écosystèmes à faire vivre les générations futures ne peut plus être garantie. COP 8 offre une occasion de mobiliser des efforts collectifs pour satisfaire les objectifs de la Convention, à savoir « atteindre d’ici 2010 une réduction significative du rythme actuel de perte de biodiversité au niveau mondial, régional et national en guise de contribution à la réduction de la pauvreté et au profit de toute la vie sur terre ».

Le programme de travail récemment adopté sur la biodiversité en montagne de la Convention sur la diversité biologique (CDB) vise à instituer une « collaboration régionale et transfrontières et à créer des accords de coopération ». Il recommande en outre de renforcer la collaboration avec le Partenariat de la montagne et les conventions régionales sur les montagnes. Un événement collatéral spécial sur les montagnes « Du Paradis au toit du monde: la biodiversité en montagne – partenariat pour la mise en œuvre de la CDB » montrera l’importance des alliances et des conventions sous-régionales pour l’application de la CDB. Plusieurs membres du Partenariat de la montagne, notamment la Balkan Foundation for Sustainable Development, le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD), la Convention provisoire pour la Convention des Carpates (PNUE) et la European Academy (EURAC), participeront au comité de discussion de l’événement qui présentera les expériences des conventions régionales dans les Alpes et les Carpates, le processus en cours dans les Balkans et dans la région Hindou Kuch Karakorum et la mise en œuvre de la CDB dans ces régions grâce aux partenariats au niveau régional et mondial. Durant l’événement, le Parc national du Gran Paradiso  -- le premier parc national créé en Italie – lancera un partenariat avec les zones protégées de la région Hindou Kuch Himalaya, en particulier avec le Parc national de Sagarmatha National au Népal. Ce nouveau partenariat sera ultérieurement développé lors d’un atelier qui sera organisé en Italie en juin-juillet 2006, et qui représentera un premier signe concret de collaboration sur la biodiversité dans le cadre du Partenariat de la montagne. Pour plus d’informations, visiter le site Internet de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et la section spéciale sur la COP 8. Pour en savoir plus sur la biodiversité en montagne, lire la section des « thèmes » sur le site du Partenariat de la montagne.

Changement climatique: Organiser la Science pour la Cordillère américaine – ‘CONCORD’ (Mendoza, Argentine, 4 – 6 avril 2006)




Les régions de montagne de la Cordillère américaine seraient particulièrement vulnérables aux changements de climat et aux modifications qui s’ensuivent du manteau neigeux, de débit, de fonctionnement des écosystèmes et de toute une série d’impacts sur les systèmes humains et naturels. Dans ces régions montagneuses, des perturbations relativement limitées des processus mondiaux peuvent entraîner des effets en cascade et induire des changements importants en altitude comme en plaine, finissant par nuire à la santé, à la sécurité et à la prospérité des habitants de la région. Prévoir l’avenir nécessite une meilleure connaissance du système climatique, biophysique et écologique, comme des institutions de gestion des ressources. La recherche dans ces régions et sur ces thèmes est essentielle pour mettre au point des stratégies d’adaptation efficaces pour la Cordillère américaine. The Mountain Research Initiative (MRI), membre du Partenariat de la montagne, est un des co-organisateurs du prochain symposium international, sur « Changement climatique: Organiser la science pour la Cordillère – CONCORD » (Mendoza, Argentine, 4 – 6 avril 2006), qui vise à faire le point sur la recherche actuelle des impacts de la variabilité et des changements du climat, évaluer les principales lacunes scientifiques et proposer des mécanismes institutionnels à long terme pour une science intégrée du climat et du système terrestre dans la Cordillère américaine. Pour plus d’informations, visiter le site Internet CONCORD.

Pour plus d’information sur les manifestations à venir consultez le Calendrier de la montagne administré par le Forum de la montagne.

 

Publications


Bulletin du Forum de la montagne.


Parcours verts de montagne au Mexique. Écotourisme en Inde. Initiatives de conservation dans les Andes équatoriennes. Un réseau de zones protégées en Europe. Voici quelques-uns des articles présentés dans le dernier bulletin du Forum de la montagne. La publication de 36 pages comprend des nouvelles et des articles sur le thème du « Tourisme durable pour la réduction de la pauvreté dans les zones de montagne », ainsi que des mises à jour sur les maintes activités des nœuds régionaux du Forum de la montagne et un témoignage de première main sur les effets dévastateurs du séisme d’Asie du Sud d’octobre 2005 d’un membre du Forum. Lire le Bulletin du Forum de la montagne en ligne.

PNUE. Annuaire Geo 2006

Le “GEO Year Book” ou Annuaire GEO 2006 est la troisième enquête annuelle sur les changements de l’environnement mondial réalisée par le PNUE, en collaboration avec de nombreux experts mondiaux de recherche – action environnementale. L’Annuaire présente des revues de l’environnement au niveau mondial et régional. Il souligne les liens existants entre le bien-être de l’environnement, la vulnérabilité et la pauvreté; fait état de récentes découvertes sur la valeur des services d’écosystème; et décrit de nouveaux résultats de recherche sur les changements polaires et océaniques qui pourraient marquer un moment décisif pour notre prise de conscience de l’urgence d’affronter le changement global. Un dossier spécial analyse les impacts environmentaux, socio-économiques et sur la santé publique de la pollution atmosphérique associée à l’énergie. L’Annuaire contient également des Indicateurs GEO qui offrent un aperçu actualisé sous forme graphique des tendances clés de gestion de notre habitat planétaire. Lire l’Annuaire 2006 en ligne.

Site Internet

Fondazione Courmayeur

Le membre du Partenariat de la montagne, Fondazione Courmayeur, dont le siège est en Vallée d’Aoste (Italie), accueille un « Observatoire permanent sur les montagnes » qui encourage l’échange d’idées, met au point des programmes de recherche multidisciplinaires et diffuse ses résultats de recherche à un public international. Le site Internet de la Fondation a récemment été réaménagé pour garantir à ses usagers un accès rapide à une vaste documentation de recherche. Après enregistrement, toute personne qui en fait la requête pourra recevoir les documents de recherche, en entrant la date, le mot clé et/ou le titre de l’article, de la publication ou du journal. Visiter le site Internet de la Fondazione Courmayeur.

 

Première annonce et appel à communications

On estime que la moitié des 1,2 milliards d’habitants pauvres de la planète dépendent de la collecte de ressources naturelles sauvages pour survivre. Ces ressources sont notamment les produits forestiers non ligneux (PFNL) comme le cacao, le caoutchouc, l’encens et autres dérivés végétaux. Cette année, le premier Symposium international sur les produits forestiers non ligneux se tiendra à Trabzon (Turquie) du 1 au  4 novembre 2006. Le symposium, organisé sous les auspices de la Faculté de foresterie de l’Université technique Karadeniz (KTU), du Conseil de la recherche scientifique et technologique de Turquie (TUBITAK), et de la Direction régionale des forêts, offrira à tous ceux qui travaillent dans les domaines de la foresterie, du commerce et de la commercialisation, l’occasion d’examiner les faits nouveaux récents en matière de pratiques de récolte, de commerce et de commercialisation des produits forestiers non ligneux, et leur importance potentielle pour le développement socio-économique. Les organisateurs de la conférence sont intéressés à recevoir des communications sur une vaste gamme de thèmes pertinents, y compris les opérations de foresterie durable et l’utilisation améliorée des PFNL; des plans d’aménagement opérationnels; la participation de la communauté, le développement, l’emploi et les revenus; la formation et la vulgarisation; et les incitations fiscales au profit des activités liées aux produits forestiers non ligneux. La date limite pour la présentation des résumés est fixée au 30 mars 2006. Pour tout complément d’information, contacter Ertugrul Bilgili, Secrétariat du Symposium ou visiter le site Internet du Symposium.