Bulletin d´information 22
septembre 2006
Bulletin du Partenariat de la Montagne

«D'un sommet à l'autre» sert à vous informer des dernières nouvelles, activités et événements, concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Aidez-nous à faire circuler l'information en nous faisant parvenir tous articles, dépêches et informations sur vos activités: info@partenariatmontagne.org.
Membres
En septembre 2006, le Partenariat de la montagne compte 137 membres : 47 pays, 14 organisations intergouvernementales et 76 grands groupes.
Mise à jour sur les Initiatives du Partenariat
Coopération décentralisée

Les autorités locales des pays développés participent de plus en plus à des activités de coopération dans les pays plus pauvres pour les aider à affronter la pauvreté et améliorer les conditions de vie et les moyens d’existence. Cette collaboration entre les autorités locales des pays nantis et des pays pauvres – ou coopération décentralisée – porte souvent sur le partage de connaissances, d’expertise et de pratiques traditionnelles et aide à diffuser la participation au développement. Le mécanisme de coopération décentralisée peut servir de complément important aux activités de coopération lancées par les autorités centrales et favoriser le développement d’alliances et de partenariats à long terme entre les autorités locales des pays développés et des nations en développement. Dans certains cas, ce mécanisme peut aussi fournir aux pays les plus pauvres des modèles intéressants de mise en valeur durable des montagnes qui ont été appliqués avec succès en Europe, et qui ont contribué au progrès économique et social des régions de montagnes par la promotion de l’auto-gouvernance, de la décentralisation, et de la responsabilisation des autorités locales.
Les membres du Partenariat de la montagne ont manifesté leur intérêt croissant à être informés de ces modèles de développement. Il existe d’ailleurs un vaste potentiel pour nouer des alliances entre les autorités locales du monde développé et celles en développement dans le cadre du Partenariat de la montagne. En guise de mesure préliminaire, le Secrétariat du Partenariat de la montagne tiendra un atelier « Autorités locales et coopération décentralisée pour la mise en valeur durable des montagnes » (FAO, Rome, Italie, 18 octobre 2006), en collaboration avec certains membres : le projet Agriculture et développement rural durables dans les régions de montagne (ADRD-M), l’Association européenne des élus de montagne (AEM), l’Unione Nazionale Comuni Comunità Enti Montani (UNCEM) et EUROMONTANA. Cet atelier d’une journée portera sur le potentiel de la coopération décentralisée et le rôle des autorités locales dans la promotion du développement durable des montagnes à l’échelon local. Les participants comprendront des représentants des autorités locales de montagne d’Europe s’occupant ou s’intéressant à la mise au point d’activités de coopération décentralisée avec des homologues de pays en développement et de pays aux économies en transition. Ils s'intéresseront en particulier à une meilleure coordination des activités de promotion de la mise en valeur durable des montagnes. Cette activité se fonde sur les résultats d’un questionnaire rempli par des autorités locales (2005) et sur le vif intérêt à tenir une réunion de suivi sur ce thème. Pour plus d’informatio n sur cette activité, veuillez contacter Rosalaura Romeo, Chargée de Programme, Secrétariat du Partenariat de la montagne à : rosalaura.romeo@fao.org.
Recherche 

« Who’s Who dans la recherche sur les montagnes ? » C’est la question que se sont posé des membres chefs de file de l’Initiative sur la recherche dans une enquête menée cette année pour déterminer les priorités actuelles des membres en matière de recherche sur la montagne - leur participation régionale, le type de participation et l’accent thématique – afin d’identifier les activités potentielles de collaboration et faire avancer l’Initiative sur la recherche. Le membre chef de file, le Centre pour le développement et l’environnement (CDE) à l’Université de Berne, a préparé et analysé les résultats de l’enquête qui soulignent quelques tendances intéressantes parmi les 23 retours de questionnaires. Les travaux de recherche tels qu’ils ont été compris par les membres de l’Initiative sur la recherche com prennent la diffusion du renforcement des capacités, les avis de politique et la sensibilisation. Les membres utilisent également les approches transdisciplinaires et interdisciplinaires dans la recherche (plus que l’approche disciplinaire classique) et leurs travaux de recherche couvrent une vaste gamme de sujets – plus de 50 thèmes appartenant à 7 grands domaines comprenant la socio-culture, les politiques et les institutions, la biophysique, l’utilisation des terres, l’énergie, l’économie et les infrastructures/services. Ces résultats, entre autres, sont présentés plus en détail dans le rapport de synthèse final affiché dans la section de l’Initiative sur la recherche du site Internet du Partenariat de la montagne.
Le CDE compile actuellement les résultats d’une enquête intitulée « Quel avenir pour la recherche sur les montagnes ? » et transmise à tous les membres du Partenariat de la montagne. Estimant que cette question ne devrait pas se limiter à la seule communauté de chercheurs, le CDE a invité les membres à partager leurs opinions sur les problèmes clés du développement durable, les opportunités et potentiels de mise en valeur devant être affrontés par la recherche sur les montagnes à l’avenir, enfin les facteurs de création d’un environnement propice à la recherche. Les résultats de l’enquête seront diffusés auprès des membres dans les mois à venir. Pour plus d’information sur les activités de l’Initiative sur la recherche, veuillez contacter Thomas Kohler, CDE : thomas.kohler@cde.unibe.ch.
Biodiversité

Le coup d’envoi de la première activité de collaboration sur la biodiversité dans le cadre du Partenariat de la montagne a été donné. Comme nous l’avions indiqué dans notre numéro d’avril du bulletin « D’un sommet à l’autre », l’événement collatéral « Du Paradis au toit du monde : la biodiversité en montagne - partenariat pour la mise en œuvre de la CDB » durant la huitième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB)– COP 8 (22 mars 2006), a montré l’importance de partenariats sous-régionaux et de conventions pour la mise en application de la CDB. Durant la manifestation, le Gran Paradiso, le plus ancien parc national d’Italie, a lancé un partenariat avec le Parc national de Sagarmatha au Népal afin d’étudier les possibilités futures de coopération technique et d’échange. Les deux parcs sont les plus hauts de leurs régions respectives et connus pour leur remarquable biodiversité. Les représentants des Parcs se retrouveront à Turin et à Cogne (Italie) pour mettre la dernière main à un accord d’échanges mutuels de savoirs techniques et scientifiques et de formation professionnelle aux techniciens du Parc népalais. Cette réunion de trois jours (11-13 octobre) est organisée dans le cadre du Partenariat de la montagne par les membres : European Academy (EURAC) , Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) et Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), avec l’appui du Ministère italien de l’environnement et EURO COOPERATION. Pour plus d’informations, veuillez contacter PierCarlo Sandei, European Academy (EURAC) à : piercarlo.sandei@eurac.edu.
Nouveautés Sur Le Site Du Partenariat De La Montagne

Membres – Les informations sur les priorités de recherche des 23 membres qui ont répondu au questionnaire « Who’s Who dans la recherche sur les montagnes ? » ont été incorporées dans leurs profils sur la base de données des membres. Visitez la section Initiative sur la recherche pour la liste des accents de la recherche de ces membres comportant des liens vers leurs profils respectifs élargis.
Pays. Les nouveaux profils des pays membres, Équateur, Guinée, Macédoine et Turquie ont été affichés dans la section des pays. La section des pays est en cours de révision et nous espérons recevoir les contributions de nos 47 pays membres pour faire de cette section en ligne un outil précieux pour l’échange d’informations et le dialogue dans un proche avenir. Consultez cet espace pour plus de détails sur cette activité.
Discussion en ligne (Genre) - Jeanette Gurung (Women Organising for Change in Agriculture and NRM (WOCAN), en qualité de membre chef de file de l’Initiative sur le genre, a rédigé une communication sur les questions de genre en montagne. Cette communication doit servir de base pour la production de matériels de communication et l’intégration du concept d’égalité entre les sexes dans les activités du Partenariat de la montagne tout comme la composition des membres en général. Visitez la section Genre de la Discussion en ligne pour contribuer à la mise au point définitive de l’article et ajoutez vos commentaires et suggestions.
Discussion en ligne (Microfinance)
Note : Le membre du Partenariat de la montagne, PlaNet Finance, organise un séminaire de formation sur l’analyse financière et la viabilité des Institutions de microfinancement (Centre de formation de PlaNet Finance, Paris, France, 28-29 septembre 2006). Outre une brève présentation sur l’analyse financière, cette formation permettra de comprendre les buts de l’analyse financière dans les institutions de microfinancement, et de promouvoir de nouveaux moyens d’analyser et d’étudier des méthodologies de préparation de propositions efficaces.
Initiative des Andes. Un compte rendu de la réunion de l’Initiative des Andes (en espagnol uniquement) a été affiché dans la section Initiative des Andes. Au cours de cette réunion, les membres chefs de file de l’Initiative (Lima, Pérou, juin 2006) ont convenu d’organiser la première réunion des membres de l’Initiative en 2007 et ont commencé à préparer un ordre du jour préliminaire. L’Argentine a offert d’accueillir la manifestation. Les prochaines mesures seront des discussions concrètes et une identification préliminaire des domaines d’action prioritaires, voire l’organisation d’une e-consultation, afin de passer à la phase opérationnelle immédiatement après la réunion qui se tiendra en 2007.
Dépêches du monde entier
Développement local dans le Caucase

Les massifs du Caucase situés à l’extrémité orientale de l’Europe se heurtent aux mêmes difficultés que de nombreuses autres régions de montagne de la planète : pauvreté croissante, migration vers les plaines et perte des cultures, pratiques agricoles et moyens d’existence traditionnels. Ceci en dépit du fait que la région dispose d’un grand potentiel de développement à court et à moyen terme d’une économie d’entreprise moderne, de tourisme et de sources d’énergie de substitution. Mais comment ce potentiel est-il exploité? Comme nous l’avions signalé dans notre numéro de juillet 2005, le Regional Environmental Center for Caucasus (REC Caucasus) estime que les solutions résident dans la mise au point d’un Agenda 21 local pour la région du Caucase. Né au Sommet de la Terre (1 992), l’Agenda 21 local reconnaît que les gouvernements locaux et les communautés qu’ils représentent se trouvent particulièrement bien placés pour mener des interventions en vue d’un développement durable par l’intégration de buts environnementaux, économiques et sociaux à l’échelle locale. En réponse, REC Caucasus a élaboré des projets pilotes pour le développement durable des régions de montagne du Caucase. Financé par les Ministères de l’environnement d’Allemagne et de la Principauté du Liechtenstein, le projet vise à développer l’Agenda 21 local pour les régions de montagne du Caucase en faisant intervenir le plus grand nombre possible de villageois dans les processus de planification. Durant sa phase « zéro », le projet REC a retenu huit villages pilotes dans quatre régions du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie et Fédération de Russie), entamé une analyse préliminaire, recueilli des informations et lancé des activités préliminaires dans les villages. Ceci a impliqué une étroite coopération avec les autorités locales, les autogouvernements locaux et les gouvernements nationaux.
Où en est le projet un an plus tard? Silvia Reppe du Ministère fédéral de l’environnement, de la conservation de la nature et de la sécurité nucléaire en Allemagne nous a fait parvenir la note suivante :
Les communautés de montagne du Caucase adoptent un mémorandum sur la création d’un réseau communautaire transfrontières sur le modèle de « l’Alliance dans les Alpes ».

Dans le cadre du projet « Sustainable Development of Mountain Regions of the Caucasus – Local Agenda 21 », les représentants de huit villages de montagne d’Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie et Russie se sont réunis le 6 août 2006 dans le village de Chiora en Géorgie et ont décidé la création d’un réseau transfrontières de villages de montagne dans le Caucase. Durant un projet de deux ans (2004-2006), les 8 villages ont conçu des programmes de développement pour leurs communautés en s’inspirant du modèle Agenda 21 local, avec le soutien de formateurs et d’experts nationaux des 4 pays. Ces programmes doivent maintenant être exécutés. Ils couvrent tous les domaines du développement durable et visent principalement à développer le potentiel économique (agriculture de montagne, tourisme, artisanat traditionnel) des régions montagneuses reculées q ui sont souvent négligées dans les agendas de développement. Les représentants de chacune des communautés sont arrivés à la conclusion qu’ils sont tous confrontés à des problèmes très semblables et que des solutions efficaces peuvent être trouvées plus facilement grâce à l’échange d’expériences transfrontières. Ils ont fondé cette conclusion sur l’exemple et les expériences des réseaux communautaires, l’ Alliance of Central Asian Mountain Communities' (AGOCA), créée à l’issue d’un partenariat avec les Alpes en 2003 ainsi que l’Alliance dans les Alpes, regroupement d’environ 190 communes réparties sur tout l’arc alpin, de la France à la Slovénie.
Ce projet 'Local 21' dans le Caucase, parrainé par les ministères de l’environnement d’Allemagne et du Liechtenstein depuis 2004 et coordonné par le 'Regional Environmental Centre for the Caucasus' (REC) ainsi que le Russian Regional Environmental Centre (RREC), non seulement contribue à la mise en valeur durable de ces régions mais aide aussi à stabiliser la région du Caucase déchirée par les conflits dans le contexte de l’"environnement et de la sécurité".
Lire le mémorandum des communautés dans la section Initiative sur la recherche du site Internet du Partenariat de la montagne. Pour tout complément d’information sur le projet, contacter Silvia Reppe : reppe@bmu.bund.de. Pour en savoir plus sur le Chapitre 28 d’Action 21, « Initiatives des autorités locales à l’appui d’Action Agenda 21» consulter ici.
Philippines : aménagement traditionnel des bassins versants et conservation

L’aménagement des bassins versants ne se limite pas à des méthodes et outils de sciences naturelles, mais est un processus continu et participatif qui reconnaît et fait intervenir les populations locales – aussi bien dans les zones en amont qu’en aval – visant à les aider à améliorer leurs moyens d’existence sans nuire à leurs environnements. Ceci a été démontré récemment aux Philippines où la communauté autochtone des Manobo a signé avec les élus locaux un accord de co-gestion d’une aire de drainage sur les versants du Mont Magdiwata situés dans un « point chaud » de biodiversité. L’ONG locale « Livelihood Enhancement in Agro-forestry Foundation (LEAF) » a travaillé avec l’organisation tribale des Manobo, Omaubao, ainsi qu’avec les autorités municipales et provinciales pour mettre au point un aménagemen t durable du bassin versant dans le but de conserver les forêts des basses terres. Le travail de LEAF a été financé par le « Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) », dans le cadre de sa stratégie menée dans le point chaud, pour renforcer les capacités de plaidoyer de la société civile pour un meilleur aménagement des corridors et des zones protégées et contre un développement nuisible à la conservation. Les forêts de la zone, qui abritent des espèces comme le sanglier de Visayas (Sus cebifrons) en danger critique d’extinction, sont menacées par la chasse et l’abattage des arbres, l’empiètement des cultures ainsi que l’agriculture sur brûlis. « Le bassin versant de 1 600 hectares aidera à protéger ce qui reste », a déclaré le président de LEAF, Roberto A. Dormendo. La zone est située dans le domain e ancestral des Manobo et de nombreux principes énoncés dans l’accord de co-gestion sont basés sur leurs pratiques traditionnelles. Pour plus d’informations, contacter Roberto A. Dormendo, Président de LEAF.
Le « Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) » a pour vocation de mener des actions de conservation et de renforcement des capacités en vue d’assurer la pérennité des points chauds de biodiversité, les régions de la Terre les plus riches en biodiversité et les plus en péril. En août 2006, le CEPF avait aidé plus de 630 groupes de la société civile à conserver des points chauds en Afrique, Asie et Amérique latine. Pour plus d’informations, visitez le site Internet du CEPF.
Opportunites de financement et de soutien

« Seed Awards » – Prix pour des partenariats innovants
Vous avez une idée innovante pour un projet de partenariat au service du développement durable ? Un nouveau concept qui réunit des particuliers et des organisations de différentes origines met en commun des ressources et donne une valeur ajoutée aux buts de développement durable. Les candidatures sont désormais ouvertes pour le « Seed Awards », concours biennal international visant à soutenir l’action sur le terrain d’entreprises en partenariat novatrices. Les prix ne sont pas monétaires mais consistent en un ensemble intégré de services sur mesure offerts par toute une gamme d’organisations. Plutôt que de décerner une récompense financière tout court à ces partenariats, le 'Seed Awards' estime que le financement est seulement un des aspects d’un partenariat réussi et que les partenariats naissants manquent souvent d’accès à l’expérience d’experts ou d’institutions qui pourraient leur offrir des conseils et une contribution pratique. Ainsi, le « Seed Awards » reconnaît publiquement les idées entrepreneuriales porteuses et, à l’aide des connexions, connaissances et expériences des partenaires Seed, offre l’assistance directe la plus appropriée pour aider à transformer ces idées en actions concrètes.
Le « Seed Awards » est géré par « The Seed Initiative » (Soutien aux Entrepreneurs en matière d’Environnement et de Développement) qui entend inspirer, appuyer et renforcer les capacités des partenariats entrepreneuriaux locaux afin de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et du Plan d’action de Johannesburg . L’Initiative est un partenariat international qui fait intervenir : des gouvernements nationaux comprenant les Etats-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud, des organisations internationales comme l’Union mondiale pour la nature (UICN), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), tous membres du Partenariat de la montagne, ainsi que la compagnie d’assurances Swiss Re. Pour en savoir plus sur l’Initiative Seed et sur les modalités de candidature en ligne pour le « Seed Awards », (date limite fixée au 15 octobre 2006), visitez le site Internet.
PNUD. Candidatures pour le Prix Equateur 2006

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé le coup d’envoi officiel pour l’appel à nominations du Prix Equateur 2006 qui reconnaît des projets communautaires exceptionnels propres à réduire la pauvreté par la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité dans le monde en développement. Tous les deux ans, le Prix Equateur rend hommage aux collectivités locales, aux entreprises basées sur la biodiversité, aux groupes autochtones et aux ONG situées dans la ceinture équatoriale et ayant obtenu des résultats exceptionnels dans leurs efforts de promotion d’un développement économique durable et des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les lauréats se voient décerner des prix internationaux assortis d’une récompense monétaire de 30 000 dollars chacun, ainsi qu’une opportunité de contribuer à façon ner les politiques et les pratiques internationales sur le terrain. La date de clôture pour le dépôt des candidatures est fixée au 31 octobre 2006. Pour plus de détails sur les critères de sélection du Prix Equateur, toute information sur le processus de décernement, et le système de nomination en ligne, consultez le site de l’Initiative Equateur.
Manifestations recentes
E-consultation : Ecotourisme dans les Andes
(1-20 aout 2006)

L’écotourisme est un voyage responsable vers des sites naturels qui a pour vocation de conserver l’environnement et soutenir le bien-être des populations locales. Comme indiqué dans notre numéro de juillet, le membre du Partenariat de la montagne, le Consortium pour le développement durable de l’écorégion andine (CONDESAN), a récemment coordonné des études de faisabilité sur le potentiel de l’écotourisme comme moyen d’améliorer les moyens d’existence des communautés montagnardes dans 4 pays andins - Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou. Les travaux, menés dans le cadre de l’Initiative andine du Partenariat de la montagne, prévoyaient d’évaluer le potentiel de l’écotourisme dans ces pays, d’étudier les activités nécessaires pour exploiter ce potentiel et d’identifier les acteurs clés. La récente consultation électronique de 3 semaines a attiré un total de 190 participants, non seulement des pays de la région andine (Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur et Pérou) mais aussi d’Europe, d’Asie Centrale, d’Amérique Centrale et d’Amérique du Nord. A l’aide d’une série d’études de cas réelles et de commentaires pour orienter les discussions, les participants ont échangé des expériences, opinions et recommandations sur les approches et activités d’écotourisme pouvant être encouragées pour apporter des contributions significatives et des sources de subsistance aux populations rurales des Andes. La e-consultation a constitué une occasion précieuse de mise en réseau sur l’écotourisme et il ne reste qu’à espérer que le dialogue se poursuive. Lire les contributions et le rapport de clôture de la consultation, ainsi que d’autres liens utiles.
Manifestations à venir
Congrès mondial sur la communication pour le développement (WCCD) (Rome, Italie, 25-27 octobre 2006)
Le Premier Congrès mondial sur la communication pour le développement (WCCD) entend montrer l’efficacité de la communication pour répondre aujourd’hui aux défis les plus urgents dans le domaine du développement. Il est parrainé par le Gouvernement italien et organisé par la Division de la communication pour le développement de la Banque mondiale, le Département du développement durable de la FAO et « The Communication Initiative ». Le Congrès rassemblera 500 technocrates, praticiens et chercheurs pour illustrer le pouvoir des expériences de communication au service du développement dans le monde entier. Il aboutira également à des recommandations, des stratégies et des outils pour incorporer – et plaider pour – la communication dans les politiques et les pratiques de développement. Consultez le site Internet pour en savoir plus.
Symposium international sur la mise en valeur durable des montagnes par les autorités locales (Maseru, Lesotho,11-15 octobre 2006)

Le Lesotho, pays de sommets baptisé « royaume des cieux », a récemment chargé les gouvernements locaux de gérer les ressources naturelles du pays. Le prochain « Symposium international sur la mise en valeur durable des montagnes par les autorités locales » qui se tiendra au Lesotho en octobre, organisé sous les auspices de l’Agence allemande pour la coopération GTZ et accueilli par la FAO, la Banque mondiale, la « Participatory Ecological Land-Use Management (PELUM) Association » et l’Université Nationale du Lesotho, se concentrera tout particulièrement sur les rôles que les autorités locales peuvent jouer dans la gestion des ressources et le contrôle de l’accès aux ressources. Il illustrera en outre de bons exemples d’interactions entre les autorités locales et les usagers dans ces activités menées au Lesotho et à l’étranger. Pour plus d’information, veuillez contacter Kirsten Roettcher, GTZ Lesotho à: kirsten.roettcher@gtz.de.
Journée internationale de la montagne 2006. « Gérer la biodiversité dans les zones de montagne : améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence »

A compter de 2003, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 11 décembre Journée internationale de la montagne et désigné la FAO comme organisme chef de file pour la coordination des activités dans le monde entier. Cette Journée spéciale des Nations Unies sert à souligner l’importance internationale des écosystèmes de montagne et à promouvoir une attention soutenue aux besoins particuliers des communautés de montagne. Notamment, la Journée internationale représente une excellente occasion de renforcer la sensibilisation aux montagnes, à leurs diverses populations et à leurs ressources naturelles, ainsi qu’à l’enjeu auxquelles elles sont confrontées pour atteindre le développement durable, auprès d’un vaste auditoire –le grand public, les gouvernements, les organisations intergouvernementales, les ONG, les organis mes du système des Nations Unies, le secteur privé et les médias.
« Gérer la biodiversité dans les zones de montagne : améliorer la sécurité alimentaire et les moyens d’existence » est le thème de la Journée internationale de la montagne 2006 - une occasion pour nous tous de renforcer la sensibilisation sur la nécessité de gérer la biodiversité de montagne dans une optique durable, de mettre en relief les modèles porteurs et de créer des partenariats à tous les échelons pour promouvoir la gestion de la biodiversité qui réduira la pauvreté, améliorera les moyens d’existence et protégera les environnements de montagne pour tous les habitants de la planète. La FAO collabore avec ses partenaires pour élaborer des produits de communication sur ce thème, à utiliser au niveau des pays. Pour tout complément d’information sur la Journée 2006, contacter : alemneh.dejene@fao.org.
Pour plus d’information sur les manifestations à venir dans le monde entier concernant les montagnes, veuillez consulter le Calendrier de la montagne, administré par le Forum de la montagne.
Publications
Mountain Research Initiative (MRI). Stratégie de recherche de GLOCHAMORE
La Stratégie de recherche de GLOCHAMORE (changement global et régions de montagne) est le fruit de 2 ans de négociations entre les scientifiques étudiant le changement climatique et les responsables des Réserves de la biosphère de montagne de l'UNESCO (MAB). La version imprimée de la Stratégie est, depuis août 2006, à la disposition des chercheurs et des gestionnaires. Pour en commander un exemplaire, veuillez contacter la "Mountain Research Initiative" à: mri@snat.ch.
Bulletin du Forum de la montagne. « Déserts et désertification dans les régions de haute altitude »

La désertification est un des plus grands défis écologiques de notre époque, qui a de graves répercussions au niveau local et international. Les activités humaines, comme la surexploitation des terres, la déforestation et les mauvaises pratiques d’irrigation, ainsi que le changement climatique transforment progressivement des sols autrefois fertiles en parcelles de terre désolées. Les terres arables par habitant diminuent dans le monde entier, menaçant la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones rurales pauvres, et déclenchant des crises humanitaires et économiques. « Déserts et désertification dans les régions de haute altitude » est le thème du dernier numéro du Bulletin du Forum de la montagne qui présente des études de cas sur la désertification et son impact sur les environnements et communautés de montagne en Europe, Amérique latine, Afrique du Nord et Asie Ce ntrale. Ce numéro comporte également un entretien avec le Professeur Joachim Boorner, Directeur du « Collegium for Management and Design of Sustainable Development (KMG) » qui est intervenu dans la lutte contre la désertification à Rio Hurtado, une vallée de montagne bordant le Désert d’Atacama au Chili. Lire le Bulletin ici.
Projet ADRD-M. Résultats des évaluations sur les forces et les faiblesses des politiques de montagne pour l’ADRD dans les Carpates
Le Projet pour l’agriculture et le développement rural durable dans les régions de montagne (ADRD-M), membre du Partenariat de la montagne, vise à faciliter la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de nouvelles politiques pour l’agriculture et le développement rural durables en montagne, en tenant compte des liens essentiels existant entre les populations de montagne et de plaine. Une note d’information de 4 pages et un bref résumé sur les activités du Projet ADRD-M dans les Carpates sont désormais disponibles. Les documents comprennent 22 recommandations pour l’ADRD-M au niveau mondial et mettent en exergue certaines questions importantes pour les Carpates comme la conservation de la biodiversité, l’utilisation des terres durable, la création de revenus et la diversification des activités rurales, ainsi que des propositions pour des activités de suivi.
Ces matériels présentent les principaux résultats des évaluations de politique conduits pour l’ADRD-M en Roumanie, en République Slovaque et en Ukraine par le Secrétariat provisoire de la Convention des Carpates (ISCC- PNUE Vienne) en 2005, ainsi que les résultats d’un atelier d’experts « Renforcer les politiques d’ADRD-M pour la protection et le développement durable des Carpates » (Liptovský Mikuláš, République slovaque, 24 octobre 2005), organisé par le ISCC- PNUE Vienne, en collaboration avec le projet ADRD-M et EUROMONTANA. Lire la fiche d’information et le résumé.
Forum africain de la montagne. « African Mountains »
Le Forum africain de la montagne – qui fait partie de la communauté mondiale du Forum de la montagne - s’efforce de créer des partenariats et d’établir une coopération entre les communautés, les praticiens et les organismes de développement dans la région Afrique par l’échange de connaissances, d’information, d’idées et d’expériences. Conformément aux objectifs du Forum de la montagne, la cellule africaine travaille aussi aux campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour créer des environnements sociaux, économiques et politiques propices au développement durable des montagnes. Un nouvel outil important appuyant ce travail en Afrique est le bulletin trimestriel paru récemment en ligne « African Mountains » – qui traite d’actualité, de manifestations, de technologies, d’innovations et de toute autre question intéressant les zones de montagne du continent. Pour consulter 'African Mountains' et en savoir plus sur la composition des membres, les activités et services du Forum africain de la montagne, visitez le site Internet ou contacter Moses Musinguzi (Responsable du nœud africain, Forum africain de la montagne) à : moses@mtnforum.org /amf@mtnforum.org.
Panos (Royaume-Uni). Le « dernier kilomètre » : qu’est-ce qui entrave la révolution du sans-fil?

« Pour de nombreux habitants de la planète, les équipements de communication sont peu fiables, lents ou onéreux. L’utilisation de technologies sans fil serait un moyen de contourner ce problème. Aussi pourquoi certains gouvernements limitent-ils sa plus grande diffusion? » Cette question était au centre d’une note d’information de 6 pages rédigée par Panos London et intitulée : « Going the Last Mile: What's Stopping a Wireless Revolution? », le dernier d’une série de documents d’orientation destinés aux non spécialistes sur différents aspects des technologies de l’information et de la communication (TIC) et la société de l’information. Il indique que, en dépit de pas de géants dans la technologie, plus de deux tiers de la population mondiale n ote a toujours pas un accès aux communications. En Afrique, seulement 2,6% de la population a un accès à Internet et 3,7% a accès soit à une ligne de téléphone fixe, soit à un portable. Selon Panos, l’utilisation de technologies sans fil pourrait rendre les TIC à faible coût accessibles à ceux qui, jusqu’à présent, ont toujours été du « mauvais côté » de la barrière numérique. Toutefois, dans de nombreux pays, en particulier dans le monde en développement, les gouvernements ont été lents à abaisser les restrictions limitant l’utilisation de cette technologie (malgré le fait que certains gouvernements entrevoient le potentiel des applications sans fil et les utilisent eux-mêmes pour transmettre leurs propres messages). Le document de Panos soutient que les gouvernements pourraient faire plus pour encourager la vaste utilisation de technologie sans fil au quotidien en ouvrant le marché à une plus grande compétition et en permettant aux usagers d’organiser leurs propres infrastructures, en créant des plans nationaux prospectifs pour l’allocation des fréquences (y compris l’utilisation non licenciée pour certaines largeurs et de bandes et applications); en fixant de faibles niveaux d’imposition, de droits d’importation et de redevances; en mettant en place des procédures régionales d’approbation types pour l’importation de matériel; en améliorant les infrastructures comme l’alimentation stable en électricité et la création de cadres locaux de techniciens. Cliquez ici pour lire le document intégral en PDF. Visitez le site Internet du Panos.
Services de documentation

Accéder aux connaissances les plus récentes est un véritable défi pour de nombreux chercheurs des pays en développement et en transition. Reconnaissant ces difficultés, le « Global Development Network » et la « British Library of Development Studies (BLDS) » se sont associés pour créer un service GDN/BLDS de fourniture de documents propre à satisfaire les besoins d’information des instituts de recherche des pays en développement. Le Service GDN/BLDS permet de feuilleter l’imposant catalogue en ligne BLDS de ressources liées au développement de chez vous, puis de demander des exemplaires des articles dont vous et vos collègues ont besoin par un simple click. Un bibliothécaire en chair et en os reçoit les demandes, photocopie ou scanne l’article ou le chapitre de l’ouvrage avant de l’envoyer par la poste ou par courrier électronique. Les coûts de l’envoi des documents sont pris en charge pa r le GDN. La BLDS détient la plus grande collection d’Europe sur l’évolution économique et sociale dans les pays en développement, avec plus de 1 000 revues, 4 000 périodiques et plus de 80 000 monographies portant spécifiquement sur le développement. Un atout de la collection BLDS est son vaste éventail de publications des pays en développement, en particulier celles d’Afrique et d’Asie du Sud et de l’Est. Pour tous renseignements complémentaires, visitez le site Internet du Global Development Network.
Site internet
Women Organising for Change in Agriculture and Natural Resource Management (WOCAN)

Membre du Partenariat de la montagne, Women Organising for Change in Agriculture and Natural Resource Management (WOCAN), est un réseau de femmes travaillant dans l’agriculture et la gestion des ressources naturelles, résolues à imprimer des changements pour l’égalité entre les sexes et un développement écologiquement durable. WOCAN compte actuellement plus de 300 cadres - femmes et hommes - travaillant dans divers secteurs de la gestion des ressources naturelles comme la foresterie, l’énergie, les ressources en eau, les pêches, l’élevage, l’agriculture et le développement rural. WOCAN s’offre un site relooké qui sert de source d’information et de réseau de soutien de cette communauté grandissante. Sa nouvelle section sur les Membres permet aux usagers de faire connaissance, de partager les résultats de recherche et de trouver des collaborateurs potentiels grâce à plusieurs niveaux de recherche (par région, sexe, age, langue, domaine, degré, besoins et contributions à WOCAN), et à des annonces de postes, manifestations, et publications intéressant les buts de WOCAN. Pour tout complément d’information sur WOCAN et comment adhérer, consultez le site Internet.
Concours photos
FAO. Concours photos du Département des forêts

Un concours de photo rendant hommage à la beauté des forêts et des populations qui les utilisent a été lancé par le Département des forêts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les photos seront jugées sur la manière dont elles dépeignent les forêts et les arbres et leur place dans la vie des populations, sur le plan conceptuel et artistique. Un comité de forestiers et de photographes sélectionnera les 20 meilleures photos qui seront exposées à une conférence internationale sur les forêts - la 18ème session du Comité des forêts de la FAO (COFO, Rome, mars 2007). Les photos retenues seront également publiées sur le site des forêts de la FAO et dans Unasylva, la revue internationale de foresterie de la FAO. La date limite d’envoi des photos (en noir et blanc ou en couleur s) est fixée au 31 octobre 2006. Pour plus de détails sur les modalités de participation, visitez la page consacrée au Concours Photo sur les forêts.
