Bulletin d´information 23
octobre/novembre 2006
Bulletin du Partenariat de la Montagne

«D'un sommet à l'autre» sert à vous informer des dernières nouvelles, activités et événements, concernant le Partenariat de la montagne. Il est préparé par son Secrétariat et envoyé par courrier électronique à tous les membres et autres partenaires intéressés. Aidez-nous à faire circuler l'information en nous faisant parvenir tous articles, dépêches et informations sur vos activités: info@partenariatmontagne.org.
Membres

Nous souhaitons la bienvenue à deux nouveaux membres du Partenariat de la montagne dans la catégorie Grands groupes : Le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et Vista 360°. Le CIHEAM est une organisation internationale spécialisée dans la formation de troisième cycle, de recherche appliquée et du développement de l’agriculture en Méditerranée. Le CIHEAM est déjà un partenaire actif du Programme des produits de la montagne de la FAO, mis en œuvre dans le cadre du Partenariat de la montagne. (Contacter : Bertrand Hervieu, Secrétaire général, courriel : hervieu@ciheam.org; site Internet : www.ciheam.org/index.html.
Vista 360°est une ONG implantée aux Etats-Unis dont l’objectif est de renforcer la capacité des communautés de montagne et de protéger leurs territoires grâce aux échanges culturels internationaux, à la coopération économique et au partage de connaissances et d’idées. Son but premier est de faciliter un réseau créatif de régions de montagne dans le monde entier. (Contacter : Candra Day, Président, courriel : canday@wyoming.com; site Internet: www.vista360.org/).
En octobre 2006, le Partenariat de la montagne compte 139 membres :
47 pays, 14 organisations intergouvernementales et 78 grands groupes. Visitez la section des Membres du site du Partenariat pour consulter leurs profils et prendre contact.
Mise à jour sur les Initiatives du Partenariat
Coopération décentralisée

Le potentiel de la coopération décentralisée et le rôle des autorités locales dans la promotion de la mise en valeur durable des montagnes du monde entier était le thème d’un atelier organisé le 18 octobre dernier par le Secrétariat du Partenariat de la montagne, en association avec le Projet pour l’agriculture et le développement rural durables dans les régions de montagne (projet ADRD-M), le Programme de coopération décentralisée de la FAO, l’Association européenne des élus de montagne (AEM), l’Unione Nazionale Comuni Comunità Enti Montani (UNCEM) (Union nationale communes, communautés et instances montagnardes) et EUROMONTANA. La manifestation, organisée au siège de la FAO à Rome, a attiré quelques 55 participants, principalement des autorités locales italiennes et était présidée par Nicolas Évrard, Directeur général de l’AEM. Des enjeux fondamentaux ont été identifiés. Les régions, provinces et municipalités italiennes gèrent en effet un grand nombre d’activités et de projets de coopération dans les zones montagneuses des pays en développement et des pays en transition. Toutefois, il est possible d’observer un manque de communication au sein des administrations, notamment entre les responsables des questions de montagne et les responsables de la coopération décentralisée. Cela est une occasion manquée car ces activités ne tirent pas parti de l’expérience et des connaissances de la région, province ou municipalité. Les représentants des administrations locales présents à l’atelier ont identifié la nécessité d’un meilleur flux de l’information aussi bien au sein de leurs propres structures qu’entre les administrations, afin d’instaurer des liens et des alliances pour des programmes de coopération décentralisée. Les moyens d’amélioration des flux et des échanges d’information ont été examinés par les participants : si cela s’avère nécessaire, le Ministère italien des affaires régionales a déclaré qu’il était prêt à offrir un mécanisme de facilitation et d’harmonisation pour les activités de collaboration, tandis que le Secrétariat du Partenariat de la montagne est disposé à offrir un espace de gestion des connaissances sur le site du Partenariat de la montagne pour y déposer des études de cas et examiner les expériences de projets en cours en matière de coopération décentralisée pour la mise en valeur des montagnes. Un résumé récapitulatif de l’atelier sur la coopération décentralisée est actuellement en phase de finalisation et sera envoyé aux membres du Partenariat de la montagne au cours des prochaines semaines. Pour tout complément d’information, contactez Rosalaura Romeo, Chargée de Programme, Secrétariat du Partenariat de la montagne à : rosalaura.romeo@fao.org.
Microfinance

Membre du Partenariat de la montagne, Soluciones Practicas (ITDG) a achevé son évaluation des services financiers mis à la disposition des petits agriculteurs du café et du secteur laitier dans la région de Cajamarca dans le nord des Andes (Pérou). Cette étude, réalisée grâce à une contribution d’un projet de la FAO financé par le Département pour le développement international (DFID-Royaume-Uni), révèle que les petits producteurs de montagne n’ont pas accès aux institutions de financement officielles, non seulement parce que les institutions ne prennent pas le risque de desservir les communautés marginalisées dépendant de l’agriculture, mais aussi parce que les producteurs n’ont pas connaissance des services financiers disponibles. Ils sont souvent intimidés par les procédures d’évaluation pour l’obtention d’un prêt et/ou ne veulent pas s’endetter. L’évaluation financière de l’ITDG s’est penchée également sur l’identification des besoins financiers réels des producteurs – depuis des capacités plus performantes de gérer leurs finances au crédit à des fins non productives (frais scolaires, etc.), à la disponibilité de liquidité en cas d’urgence et à une meilleure gestion des périodes de récolte. L’évaluation comprenait les résultats d’un atelier participatif qui s’est déroulé en juin 2006 à Jaen et Tongod (Cajamarca) et qui visait à identifier des solutions pour ces groupes d’agriculteurs. Une suggestion était de leur enseigner les mécanismes financiers qui permettent aux membres d’une communauté de créer leur propre fonds d’épargne et de crédit par des mécanismes associatifs. Nous vous invitons à lire le rapport intégral de l’évaluation (en espagnol) sur Discussion en ligne (un résumé analytique en anglais sera disponible prochainement). Le modèle ITDG pour l’évaluation des besoins financiers concrets des producteurs de montagne pourrait être adapté à d’autres communautés de montagne d’autres régions.Le Secrétariat du Partenariat de la montagne souhaite aussi collaborer avec d’autres organisations intéressées afin d’élaborer une méthodologie adaptée et rechercher des financements pour effectuer des évaluations semblables des besoins financiers des producteurs de montagne. Pour tout complément d’information et pour participer à l’activité de microfinance, veuillez contacter Paola Bellotti, Point focal pour la microfinance, Secrétariat du Partenariat de la montagne à : paola.bellotti@fao.org.
Produits de la montagne

Le Programme des produits de la montagne - mis en oeuvre par la FAO dans le cadre du Partenariat de la montagne - vise à améliorer les moyens d’existence des communautés de montagne en favorisant la création d’entreprises dans les territoires montagneux, écologiquement et socialement responsables, et dont la production est basée sur des produits locaux de qualité et à haute valeur ajoutée. Au cours des prochaines semaines, la FAO et le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) entameront la deuxième phase d’un projet destiné à développer une plateforme basée sur l’Internet pour l’échange d’informations et d’expériences sur les produits de montagne de qualité dans le sud-est de la région méditerranéenne. Cet outil vise à aider divers acteurs (associations de producteurs, ONG, institutions de recherche, gouvernements et secteur privé), améliorer la qualité des produits de la montagne de la Méditerranée et faciliter l’accès aux marchés à valeur ajoutée dans la zone de libre-échange EUROMED qui verra le jour en 2010. En particulier, cette nouvelle plateforme Internet servira de centre de connaissances et de réseau d’information, offrant aux utilisateurs une profusion d’expériences, d’études de cas et de données sur les activités achevées et en cours entreprises par toute une gamme de partenaires, avec un accent sur les secteurs de l’agriculture et de l’écotourisme. Le CIHEAM a été choisi comme partenaire idéal pour le développement de cette plateforme Internet étant donné l’accent de l’Organisation sur la promotion de produits de montagne de qualité et la possibilité d’intégrer ce nouvel outil pour le Programme des produits de la montagne dans le site de l’Observatoire méditerranéen du CIHEAM. Pour plus d’information sur cette activité, contactez Alexia Baldascini, Chargée du Programme des produits de la montagne à : alexia.baldascini@fao.org ou visitez le site du Programme.
Biodiversité

Comme indiqué dans le numéro de septembre de notre bulletin, des représentants du Gran Paradiso, le plus ancien Parc national d’Italie, et du Parc national Sagarmatha au Népal se sont retrouvés pour étudier les possibilités de coopération technique et d’échange de formation professionnelle et de connaissances scientifiques. Les deux parcs sont les plus élevés dans leurs régions respectives et sont connus pour leur extraordinaire biodiversité. Leur réunion récente (Atelier sur le programme de jumelage du Parc national du Gran Paradiso et du Sagarmatha - 10-14 octobre 2006, Cogne, Italie) a abouti à la Déclaration de Cogne qui fixe des secteurs de collaboration pour les activités de partenariat, notamment : la coopération technique sur la mise en œuvre d’un système de zonage pour l’utilisation des terres du Parc national et de sa zone tampon; la collaboration au suivi à long terme de la biodiversité (en particulier des grands ongulés et de leurs prédateurs); la coopération sur l’amélioration des moyens d’existence locaux par le tourisme écologique et culturel; la création de services d’information et d’interprétation pour les visiteurs; enfin le renforcement des capacités du personnel des parcs et des communautés. A noter : la Déclaration de Cogne reconnaît que le programme de jumelage des parcs nationaux contribue non seulement à la reconnaissance de la Convention de la biodiversité (CDB), en particulier la décision COP-7 sur la biodiversité en montagne (2004), mais aussi qu’il sera développé dans le cadre du Partenariat de la montagne et contribuera au développement de l’Initiative de la biodiversité qui sera lancée après la Journée internationale de la montagne, le 11 décembre prochain.
L’atelier a été organisé par des membres du Partenariat de la montagne, notamment : la European Academy (EURAC), le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), avec l’appui du Ministère italien de l’environnement et EURO COOPERATION. Pour plus d’information sur l’atelier et son suivi, contactez : PierCarlo Sandei, European Academy (EURAC) à : piercarlo.sandei@eurac.edu.
Nouveautés Sur Le Site Du Partenariat De La Montagne
Pays. De nouveaux profils de pays membres, l’Afghanistan, la Géorgie et la Roumanie ont été affichés dans la section des pays en cours de réaménagement. Nous espérons recevoir les contributions de nos 47 pays membres dans un futur proche pour en faire un outil utile à l’échange d’information et au dialogue.
Dépêches du monde entier
Prix Nobel de la Paix 2006 décerné au pionnier du microcrédit

Le microcrédit est une approche qui accorde de petits prêts aux personnes n’ayant pas droit aux prêts conventionnels, afin que ces dernières puissent améliorer leurs conditions de vie et leurs moyens d’existence. Nous adressons toutes nos félicitations au pionnier du microcrédit, Muhammad Yunus et la Grameen Bank qu’il a fondée en 1983, pour le Prix Nobel de la Paix. Muhammad Yunus a joué un rôle fondamental dans le développement et la diffusion du message selon lequel les personnes défavorisées sont solvables. En démarrant modestement, M. Yunus et la Grameen Bank ont transformé le microcrédit en un instrument puissant dans la lutte contre la pauvreté et les difficultés, au profit de millions de personnes – en particulier de femmes - au Bangladesh et dans le monde entier. Dans sa justification, le Comité du Nobel a remarqué que, « une paix durable ne peut être atteinte que si de grands groupes de population trouvent des moyens de rompre le cercle vicieux de la pauvreté… Le microcrédit est un de ces moyens. Le développement à partir de la base sert aussi à faire avancer la démocratie et les droits de l’homme ». A l’annonce de la décision du Comité, le membre du Partenariat de la montagne PlaNet Finance a publié une déclaration : « Muhammad Yunus mériterait le Prix Nobel de l’économie tout autant que le Prix Nobel de la paix ». PlaNet Finance, une organisation à but non lucratif qui se consacre au développement de la microfinance dans le monde et dont le comité d’honneur est présidé par M. Yunus, se félicite de la décision du jury d’Oslo. Cette nomination confère enfin à la microfinance un outil majeur de lutte contre la pauvreté et l’ignorance – principales sources de violence – et la reconnaissance mondiale qu’elle mérite ». Pour plus d’information sur le microcrédit et la Grameen Bank, visitez le site de la Grameen Bank.
Des communautés de montagne gèrent les ressources naturelles du Pamir-Alai

Les communautés de montagne de la région isolée du Pamir-Alai en Asie Centrale assumeront la responsabilité principale de la gestion des ressources locales dans le cadre d’un nouveau projet piloté par le membre du Partenariat de la montagne, l’Université des Nations Unies (UNU). L’Organisation a décroché un des plus gros engagements de financements jamais obtenus du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour entamer la première phase de ce projet intitulé
« Aménagement durable des terres dans les montagnes du haut Pamir et Pamir-Alai ». Le projet, qui s’étendra sur huit ans à un coût estimé à 10 millions de dollars, vise à restaurer, soutenir et renforcer les fonctions de production et de protection des écosystèmes transfrontières du haut Pamir et Pamir-Alai au Tadjikistan et au Kirghizstan, tout en préservant leur paysage exceptionnel et leur biodiversité d’importance mondiale. L’objectif de développement immédiat est d’affronter le lien entre pauvreté, vulnérabilité et dégradation des terres au niveau des communautés, par la promotion de pratiques d’aménagement durables qui contribuent à améliorer les moyens d’existence et les conditions de vie des habitants. Les partenaires de l’UNU au sein du projet sont les gouvernements du Tadjikistan et du Kirghizstan, les membres du Partenariat de la montagne - le Centre pour le développement et l’environnement (CDE) et The Mountain Institute (TMI), ainsi que la NASA (National Aeronautics and Space Administration), les universités d’Hokkaido et de Nihon, enfin l’ « Aga Khan Development Network ». Pour en savoir plus, visitez le site du projet ou contactez Libor Jansky à : jansky@hq.unu.edu.
Nouveau centre pour le développement alpin

La Maison des Parcs et de la Montagne, après agrandissement et rénovation, a été inaugurée officiellement à Chambéry (Alpes françaises). Le centre, destiné à la promotion et au développement et à la protection des environnements de montagne, rassemble sous le même toit des acteurs et organisations clés travaillant à la mise en valeur durable des montagnes dans les Alpes européennes, notamment : le Réseau Alpin des Espaces Protégés relié à la Convention Alpine, comme des membres du Partenariat de la montagne dont l’Association européenne des élus de montagne (AEM), le Forum européen de la montagne, le Syndicat national des accompagnateurs en montagne (SNAM), et l’Observatoire européen des forêts de montagne (OEFM). Avec son espace multimédia et ses expositions temporaires et permanentes, la Maison des parcs et de la montagne permet au public de découvrir la diversité des paysages alpins, la flore et la faune et le patrimoine culturel, ainsi que les activités en cours pour protéger et exploiter durablement les environnements alpins. Pour plus d’information, visitez le site Chambéry Promotion.
Échanges dette-contre-nature en faveur des montagnes de la Jamaïque

Le Gouvernement jamaïcain montre sa détermination à préserver les réserves forestières de montagne de l’île et les parcs nationaux en lançant un Fonds de conservation des forêts de plusieurs millions de dollars. Le Fonds sera ciblé sur la Réserve forestière Cockpit, la Réserve et le Parc national des forêts de montagne Blue et John Crow, les parties internes de la zone protégée du Negril, les zones boisées des montagnes Dolphin Head, ainsi que les bassins versants Rio Minho, Rio Cobre et Black River. Le Fonds est le fruit d’un accord d’écoconversion des créances passé en 2004 entre Nature Conservancy et les gouvernements de Jamaïque et des Etats-Unis. Cet accord se traduira par l’annulation de la dette jamaïcaine envers les Etats-Unis de quelques 16,5 millions de dollars E-U. Pour le texte intégral, cliquez ici.
Peut-on envisager de « fermer » l’Everest?

Le tourisme est en train de transformer l’Everest en un gigantesque dépôt d’ordures soutiennent les écologistes qui insistent pour la fermeture temporaire du sommet le plus haut de la planète. Cette année, une équipe géologique parrainée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a constaté que le paysage de l’Everest s’est profondément modifié depuis la première ascension d’ Edmund Hillary et de Tenzing Norgay en 1953. Une des causes principales de cette modification est le réchauffement de la planète mais les chercheurs ont conclu que l’effet du tourisme croissant mettait également en danger tout le territoire environnant le point culminant de la Terre. Selon l’enquête, le glacier qui autrefois arrivait presque jusqu’au premier camp de base de Hillary et de Norgay s’est retiré de 5 kilomètres au cours des vingt dernières années. Sir Hillary en personne n’a pas mâché ses mots sur une situation qui, selon lui, tourne au scandale écologique. « J’ai suggéré au gouvernement népalais qu’ils cessent de délivrer des autorisations et qu’ils laissent la montagne se reposer quelques années » a-t-il déclaré. Mais la fermeture de l’Everest ou des contrôles sur son tourisme ne risquent-ils pas de compromettre les moyens d’existence des populations locales? Les sherpas qui gagnent leur vie avec leur travail périlleux de guides au sommet s’opposent avec véhémence à toute fermeture de la montagne ou à la réduction des permis d’escalade. Ang Dawa, un guide Sherpa de Katmandou, a déclaré : « Pour nous, c’est simple. Il y a des dizaines de milliers de personnes dans la région qui dépendent uniquement des trekkeurs et des alpinistes pour vivre. Si ceux-ci ne viennent plus, ces personnes et leurs familles mourront de faim. Un sherpa qui atteint le sommet de l’Everest espère gagner un minimum de 1 600 livres pour 60 jours de travail. Ceci représente beaucoup d’argent au Népal – un village entier peut vivre avec cette somme ». Lire le texte intégral ici.
Opportunites de financement et de soutien
Bourses d’études pour la conservation de la biodiversité

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a annoncé l’ouverture du concours Kathryn Fuller 2007-2008. Deux bourses postdoctorales seront décernées pour une durée de deux ans à des chercheurs présentant des propositions de recherche d’importance fondamentale et immédiate pour la conservation de la biodiversité mondiale. Les boursiers Fuller peuvent appartenir à n’importe quelle institution, y compris le WWF, et seront suivis à la fois par un universitaire et un mentor du WWF, avec un traitement de 50 000 dollars par an auquel s’ajoute une allocation annuelle de recherche de 15 000 dollars. La date limite des candidatures est fixée au 15 novembre 2006. Pour plus d’informations, contactez par courriel : fuller.fellowship@wwfus.org ou visitez le site des bourses Kathryn Fuller du WWF.
Concours pour des projets d’éducation agricole innovants

L’organisme international de bienfaisance Teach A Man To Fish, axé sur le développement, a lancé un concours de financement offrant un soutien aux travaux pédagogiques novateurs dans les pays en développement. Depuis les centres d’éducation communautaire qui tirent des profits de la production de miel, aux poulaillers des cours d’école qui rassemblent de l’argent pour acheter des livres scolaires, le concours vise à encourager les initiatives d’éducation agricole qui renforcent les finances des organisations tout en enseignant la gestion aux élèves. Le projet récompensera les meilleures propositions où l’enseignement de l’esprit d’entreprise sert à créer des fonds pour soutenir les coûts des initiatives éducatives. Le concours est ouvert à toutes les organisations à but non lucratif et aux institutions d’enseignement agricole dans les pays en développement. La date limite pour la présentation des candidatures est fixée au 15 novembre 2006. Pour plus de détails, visitez le site.
Manifestations recentes
2ème Congrès international, “L’eau en montagne : gestion intégrée des hauts bassins versants” (Megève, France, 20-22 septembre 2006)

Le Congrès L’eau en montagne qui a suivi le congrès organisé à Megève en 2002 a été articulé en trois sessions principales : la première session portait sur les questions techniques dans le cadre du réseau HELP (Hydrology for Environment, Life and Policy) piloté par l’UNESCO, de sites de bassins versants expérimentaux dans 67 pays; la seconde session présentait l’Assemblée générale de la section européenne du Réseau international des organismes de bassin (EURO-INBO); la troisième comprenait une réunion d’élus de l’ Association européenne des élus de montagne (AEM) (membre du Partenariat de la montagne) et de l’Association nationale française des élus de montagne. Le Congrès de trois jours a rassemblé des responsables politiques, des experts techniques ainsi que des chercheurs qui se sont penchés sur les questions de gestion de l’eau, avec un accent particulier sur l’Europe. Le membre du Partenariat de la montagne, l’Observatoire européen des forêts de montagne (OEFM), et l’unité de liaison de la Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe ont saisi cette occasion pour organiser conjointement une session technique des forêts et de l’eau. Cette manifestation, parrainée par divers pays et organisations (dont la FAO et l’UNESCO), a abouti à un projet de résolution qui sera présenté à la prochaine Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe (Varsovie, Pologne, novembre 2007). Le projet invite à prêter une plus grande attention au rôle important des forêts dans la protection et la gestion des ressources en eau en Europe.
Des représentants de la FAO et du Secrétariat du Partenariat de la montagne ont participé au Congrès L’eau en montagne dans le but de renforcer la coopération dans le domaine de la gestion des bassins versants et de l’eau au sein du Partenariat de la montagne. Pour plus d’information sur l’Initiative Aménagement des bassins versants, contacter Douglas McGuire, Coordonnateur, Secrétariat du Partenariat de la montagne, à : douglas.mcguire@fao.org.
5ème Convention européenne de la montagne, « Cohésion pour la croissance » (Chaves, Portugal, 14-15 septembre 2006)

Plus de 300 participants des zones de montagne de quelques 16 pays se sont réunis à Chaves (Portugal) pour la 5ème Convention européenne de la montagne organisée par EUROMONTANA, l’Association européenne des territoire de montagne en coopération avec ADRAT, ainsi que la Municipalité de Chaves. Les participants se sont penchés sur les politiques européennes et nationales cruciales pour les zones montagneuses dans le cadre du thème « Cohésion pour la croissance – les montagnes, Ingrédients naturels de la compétitivité de l’Europe ». Cette Convention a offert un plaidoyer en faveur des zones de montagne en tant que contributeurs à la Stratégie de Lisbonne qui fixe des objectifs pour l’Europe dans les domaines de la croissance, de l’innovation et de l’emploi. Les participants à la Convention ont ensuite adopté la Déclaration de Chaves, basée sur les débats des séances plénières et des sept groupes de travail, qui s’adresse aux institutions européennes et aux états européens appartenant ou non à l’Union européenne.
Les Conventions européennes de la montagne, initiative d’EUROMONTANA, se tiennent tous les deux ans et font intervenir toute la communauté des montagnes et partenaires à l’échelle européenne y compris les décideurs nationaux, régionaux et locaux et les autorités, organismes de développement, organisations d’agriculture et d’environnement, instituts de recherche et associations de montagne, ainsi que les organisations internationales et les institutions européennes s’occupant de questions de montagne. La 5ème édition de cette Convention a marqué le 10ème Anniversaire de la fondation officielle d’EUROMONTANA. Lire les présentations faites à la Convention et la Déclaration de Chaves ici.
Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre 2006, monde entier)

Les investissements dans l’agriculture sont indispensables pour réduire de moitié la faim dans le monde d’ici 2015 – c’est le message clair qui ressort de la Journée mondiale de l’alimentation qui marque la fondation de la FAO en 1945 et célébrée dans plus de 150 pays. En dépit des progrès accomplis dans l’agriculture et le développement rural, plus de 850 millions de personnes continuent à être affamées et ont peu d’opportunités de travailler et d’augmenter leurs revenus. Comme l’a déclaré le Directeur général de la FAO Jacques Diouf : « Notre plus gros enjeu aujourd’hui est d’atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation et du premier Objectif du Millénaire pour le développement (OMD), à savoir réduire de moitié la faim d’ici 2015 et atténuer la pauvreté dans le monde entier ». A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, la FAO et l’Association mondiale des Guides et éclaireuses (AMGE) ont réalisé un livret de bandes dessinées intitulé « Le droit à l’alimentation : une fenêtre sur la planète », et un second manuel d’éducation des jeunes, le Guide de références et d’activités qui les incite à adhérer à la lutte contre la faim et la malnutrition. L’ouvrage consiste en une section introductive qui offre un aperçu de certaines questions de droit à la nourriture ainsi que huit récits individuels visant à illustrer des aspects de la sécurité alimentaire et du droit à la nourriture au Brésil, Canada, Inde, Indonésie, Italie, Jordanie, Ouganda et Sierra Leone. Pour télécharger ces publications et d’autres matériels réalisés pour la Journée mondiale de l’alimentation, visitez le site.
La Journée mondiale de l’alimentation a constitué aussi une occasion pour les experts mondiaux de recherche agronomique de signer des accords qui garantissent l’accès à long terme à certaines des collections les plus importantes de la biodiversité agricole. Onze centres faisant partie du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI) ont inséré toutes leurs collections ex situ dans le cadre du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, désormais ratifié par 105 pays. Une génothèque de plantes fourragères conservée par un de ces centres GCRAI, le Centre international de recherche sur l’élevage (ILRI), implanté en Afrique et membre du Partenariat de la montagne, détient plus de 18 000 accessions de plus de 1 000 essences fourragères. Il s’agit d’une des collections les plus variées de graminées et de légumineuses fourragères ainsi que d’arbres fourragers et comprend la plus vaste collection de graminées africaines et de fourrages des hauts plateaux tropicaux. Pour en savoir plus sur l’ILRI, visitez le site.
Manifestations à venir
1ère réunion intergouvernementale de préparation d’un cadre juridique pour la « Protection et la mise en valeur durable des régions de montagne en Europe du Sud-Est - SEE (Balkan) Mountain Convention Process », (Bolzano, Italie, 3-4 novembre 2006)

Comme la plupart des régions de montagne du monde, les Balkans sont confrontés à de multiples difficultés (dépopulation, pauvreté, taux élevés de chômage, dégradation de l’environnement, problèmes de communication et d’infrastructures et marginalité sociale et économique). Les régions de montagne comme les Balkans requièrent des approches de développement et des cadres juridiques qui prennent en compte les valeurs écologiques, sociales et culturelles ainsi que ces difficultés particulières, et qui reconnaissent les montagnes en tant que pourvoyeurs de biens et de services essentiels pour les économies nationales. Ces questions seront relatées lors de la toute première réunion intergouvernementale de préparation d’un cadre juridique pour la « Protection et la mise en valeur durable des régions de montagne en Europe du Sud-Est », organisée dans le cadre du Partenariat de la montagne par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en coopération avec la « European Academy » (EURAC) et la Fondation des Balkans pour le développement durable (BFSD). Les participants à la réunion examineront les éléments d’un projet de Convention-cadre préparé par la BFSD. Cette prochaine réunion à Bolzano fait partie de ce que l’on dénomme le « SEE (Balkan) Mountain Convention process » qui a démarré l’an dernier à l’atelier « Partage des expériences – renforcement des capacités sur les instruments juridiques pour la protection et la mise en valeur durable des régions de montagne en Europe du Sud-Est » (Bolzano, Italie, 12–13 décembre 2005) et a abouti à la Déclaration d’Europe du Sud-Est (en anglais). Pour tout complément d’information sur le processus juridique de développement dans cette région, contactez Harald Egerer à : harald.egerer@unvienna.org.
9ème Conférence alpine (Alpbach, Autriche, 6-9 novembre 2006)

Les Ministres des Etats alpins d’Europe se réuniront avec leurs homologues d’autres régions montagneuses – les Carpates, le Caucase, l’Asie Centrale et l’Atlas – lors de la 9ème Conférence alpine qui se tiendra prochainement, afin d’échanger des expériences et des vues sur la mise en valeur durable des régions de montagne, compte tenu des exemples réussis de mise en application de la Convention. A noter : la coopération sous-régionale en montagne dans le cadre du Partenariat de la montagne fera un pas en avant le 8 novembre, quand un protocole de coopération entre la Convention alpine et la Convention des Carpates sera signé par les Secrétariats et les Présidences lors d’une réunion ministérielle informelle des régions de montagne. Ce Protocole de coopération a une validité permanente. Il vise à renforcer la coopération dans des domaines d’intérêt commun, à fournir une assise durable de collaboration entre les Secrétariats des deux Conventions dans le domaine de l’information et de l’échange d’expériences et la mise au point et la mise en œuvre de projets communs. Parmi les domaines de collaboration spécifiques figurent l’aménagement du territoire et le développement durable, la lutte contre la pollution atmosphérique, la gestion des déchets, le patrimoine culturel, les savoirs traditionnels, l’évaluation et le suivi de l’environnement et l’alerte rapide. Le Protocole de coopération souligne que le Secrétariat permanent de la Convention alpine et le PNUE Vienne- Secrétariat provisoire de la Convention des Carpates intensifieront leur collaboration dans le cadre du Partenariat de la montagne.
Pour plus d’information sur les événements futurs concernant les montagnes dans le monde entier, consultez le Calendrier de la montagne administré par le Forum de la montagne.
Publications
Bulletin d’information n° 7 de la « Mountain Research Initiative » (MRI).

La « Mountain Research Initiative » (MRI), membre du Partenariat de la montagne, conduit un programme scientifique qui détecte les signes de changement de l’environnement au niveau mondial dans les territoires de montagne, définit les conséquences de ces changements pour les régions de montagne et les systèmes de plaine dépendant des ressources de la montagne, et informe sur la gestion durable des terres, des eaux et des ressources pour les territoires de montagne à l’échelon local et régional. En 2006, MRI a co-parrainé la conférence « Changement climatique : organiser la science pour la Cordillère américaine (CONCORD) ». Cette conférence a passé en revue les recherches en cours et identifié les lacunes scientifiques et les besoins de recherche pour soutenir l’adaptation au changement climatique le long de la Cordillère américaine, une suite quasiment ininterrompue de chaînes montagneuses qui forment la colonne vertébrale occidentale de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud. Après la conférence, MRI a parrainé l’atelier “Cordillera Transect Workshop” visant à concevoir des projets concrets pour combler les lacunes de recherche. Pour en savoir plus sur ces événements et les travaux de MRI dans la promotion de la recherche sur le changement global dans la Cordillère américaine, lire le Bulletin .
Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI). « Field Guide to the Future »

« Field Guide to the Future » est un manuel pratique qui décrit les méthodes pouvant aider les communautés à se préparer aux changements de leur environnement et des ressources naturelles. Le Guide est un effort de collaboration entre le Centre pour la recherche forestière internationale (CIFOR), le programme « Alternative to Slash-and-Burn Agriculture » (ASB) du GCRAI, le Centre international pour la recherche en agroforesterie (CIRAF) et le Secrétariat de l’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire. Les auteurs ont collaboré avec les communautés locales dans la gestion des forêts, des terres et de l’eau dans de nombreuses parties du monde, mais plus particulièrement en marge des forêts tropicales. Ils partagent leurs expériences et les leçons tirées des méthodes pouvant aider d’autres communautés à se préparer pour l’avenir. Pour commander un exemplaire (en anglais, espagnol ou français), envoyez un courriel à Sandra Velarde : s.velarde@cgiar.org .
Fonds mondial pour la nature (WWF). Rapport « Planète vivante 2006 »

L’homme est en train de dépouiller la nature à un rythme sans précédent et aura besoin de l’équivalent en ressources naturelles de deux planètes d’ici 2050, soutient le WWF dans son rapport «Planète vivante 2006», qui paraît tous les deux ans. Cette actualisation du WWF sur l’état des écosystèmes du monde souligne que les populations de nombreuses espèces de poissons et de mammifères ont diminué d’environ un tiers de 1970 à 2003, en grande partie à cause des activités humaines telles que la pollution, le défrichement et la surpêche. Le rapport affirme qu’en 2003, « l’empreinte écologique » de l’homme – c’est-à-dire la demande de l’humanité vis-à-vis de la biosphère – était supérieure de 25 pour cent à la capacité annuelle de production de la planète (de la nourriture à l’énergie) et d’absorption des déchets que nous produisons. Dans un rapport précédent, le dépassement était de 21 pour cent en 2001. Comme le dit James Leape, Directeur général de WWF International dans l’avant-propos du rapport, « Il est temps de faire certains choix vitaux... Nous disposons déjà des technologies qui peuvent alléger notre empreinte, y compris des technologies pour réduire significativement les émissions de dioxyde de carbone qui contribuent au réchauffement climatique. Et certains ont commencé. Le WWF travaille avec des compagnies de premier plan qui agissent pour réduire l’empreinte – réduisant les émissions de carbone, et promouvant la durabilité dans d’autres secteurs, des pêches aux forêts. Nous travaillons aussi avec les gouvernements qui s’efforcent d’enrayer la perte de biodiversité en protégeant les habitats vitaux sur une échelle sans précédent. Mais nous devons faire plus...». Lire « Planète vivante 2006 ».
Site internet
Banque mondiale. « Pakistan Earthquake, A Year After »

Les dévastations causées par le tremblement de terre qui a frappé le Pakistan fin 2005 ont douloureusement montré la précarité de la vie dans de nombreuses régions de montagne. La Banque mondiale, membre du Partenariat de la montagne, a lancé un site Internet « Pakistan Earthquake, a year after » (le séisme au Pakistan, un an après) pour rendre compte des progrès accomplis dans le relèvement et la remise en état. Il souligne les problèmes actuels auxquels sont confrontées les communautés touchées et leurs environnements. Le site présente des statistiques, des documents et des interviews vidéo avec des rescapés, ainsi qu’un lien vers ‘Risepak’.- le portail en ligne lauréat d’un prix où les volontaires peuvent afficher toutes informations sur les dégâts, l’accès et les secours dans les villages pakistanais pour aider à coordonner l’assistance. Visitez le site Internet.
Concours de photos
Photoshare. 4ème Concours international annuel de photos pour les photos sur le développement

Photoshare est à la recherche de photos de programmes en action, images illustrant les réalités de la vie urbaine et rurale dans les pays en développement, ou de clichés de voyages personnels, de services de volontariat ou d’expériences de travail. Les lauréats recevront des prix de divers montants et/ou un appareil photo numérique Canon. Les participants peuvent présenter une photo par catégorie (8 photos maximum) : Planning familial et santé reproductive, VIH/SIDA, Environnement, Développement agricole et économique, Démocratie et Gouvernance, Assistance humanitaire, Santé globale (sujet libre), Intérêt humain (sujet libre). La date limite de présentation des candidatures est fixée au 10 novembre 2006. Cliquez ici pour plus d’information et pour télécharger le formulaire d’inscription éléctronique. Photoshare est un service du “The INFO Project” (John Hopkins Bloomberg School of Public Health) qui aide les organisations internationales à but non lucratif à communiquer sur des thèmes de santé et de développement par la photographie.
