Le Partenariat de la montagne regroupe des pays, des groupes et des organisations dans un but commun: améliorer les conditions de vie des populations de montagne et protéger leurs environnements dans le monde entier.
Pour ce faire, il exploite la profusion et la diversité des ressources, des savoirs (y compris traditionnels), des informations et de l’expertise de ses membres afin de stimuler une action concrète sur le terrain. Cette action doit permettre des changements positifs aux zones de montagne.
Le Partenariat de la montagne entend servir de centre de liaison pour les activités communes, en facilitant les contacts entre les pays et les institutions, et en créant des conditions propices à la coopération technique et à la mobilisation des ressources au niveau national, régional et international.
Le Partenariat de la montagne établit également des liens avec les instruments multilatéraux concernant les montagnes. Citons notamment ici la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD), la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC), la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles (ISDR) et les instruments régionaux relatifs aux montagnes comme la Convention alpine et la Convention des Carpates.
topDepuis le Sommet de la Terre en 1992, où les montagnes ont suscité un intérêt à échelle mondiale de nombreux réseaux et partenariats pour les montagnes ont été créés entre communautés de montagne, gouvernements, organismes donateurs, organismes d’exécution, organisations non gouvernementales, groupes de la société civile, secteur privé, scientifiques, etc.
Mais le Partenariat de la montagne a une valeur ajoutée par rapport à toute alliance s’occupant de mise en valeur durable des régions de montagne ayant jamais existé.
C’est une alliance plus solide car elle repose sur l’engagement énergique pris envers les questions de montagne qui n’a fait que croître depuis le Sommet de la Terre en 1992. Le Partenariat repose aussi sur les campagnes de sensibilisation et d’action lancées durant l’Année internationale de la montagne (2002) et optimise l’utilisation de réseaux, groupes et institutions existants s’occupant de questions relatives aux montagnes dans le monde entier.
Le Partenariat de la montagne encourage la mise en oeuvre du Chapitre 13 Action 21 (Sommet de la Terre, 1992) et le Plan d’action de Johannesburg — document de négociation issu du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD, 2002), en inscrivant la participation croissante des acteurs mondiaux — société civile, secteur privé, ONG et scientifiques- dans les efforts de développement.
Le Partenariat de la montagne est un résultat de Type 2 du SMDD et sert d’alliance-cadre pour la promotion d’initiatives régionales et thématiques spécifiques.
topLes membres peuvent espérer faire davantage pour les montagnes en oeuvrant de concert plutôt qu’en travaillant seuls et chacun de leur côté. Aucun groupe ou organisation ne dispose de toutes les ressources, compétences et capacités pour affronter les enjeux que rencontrent les populations et les environnements de la montagne.
Les membres abordent ces enjeux en exploitant la diversité et la mine de ressources, de connaissances, d’information et d’expertise qui s’offrent à eux, afin d’encourager des initiatives concrètes à tous les niveaux. Ces initiatives veilleront à améliorer la qualité de la vie et les environnements des régions de montagne de la planète.
Le Partenariat sert à la fois d’outil et de cadre pour renforcer la coopération à long terme et l’engagement envers la mise en valeur durable des montagnes, en offrant de nouvelles occasions d’échanger des résultats, de créer des réseaux, de lancer de nouvelles activités et de renforcer les activités existantes.
Les activités du Partenariat sont organisées par les membres eux-mêmes qui travaillent de manière décentralisée. Ces activités — baptisées Initiatives du Partenariat — sont identifiées, élaborées et mises en œuvre par les membres.
topLe Partenariat ouvre ses portes à tous les secteurs. Il n’est pas limité aux Gouvernements mais accueille des organisations intergouvernementales et des représentants des grands groupes — ONG, instituts de recherche, groupes de la société civile — ainsi que du secteur privé dont les objectifs et les activités sont conformes à la vision et à la mission du Partenariat de la montagne et répondent aux critères d’adhésion.
Le Partenariat ne sera efficace que si une collaboration étroite est établie entre tous ces différents groupes, chacun ayant un rôle important à jouer.
Les personnes physiques ne peuvent devenir membres du Partenariat de la montagne.
topLes critères d’adhésion au Partenariat de la montagne sont: l’approbation des principes, valeurs et objectifs généraux du Partenariat; la participation active à la mise en valeur durable des montagnes; être un organisme officiel disposant d’un niveau certain de stabilité en termes de financement et de capacité organisationnelle; avoir la capacité de répondre aux rôles et responsabilités des membres tels qu’énoncés dans le document du Partenariat de la montagne intitulé « Organisation, composition et gouvernance ».
Le Partenariat de la montagne est un réseau mondial et il important que ses membres aient accès aux technologies de l’information et de communication (ex. ordinateur, courrier électronique et accès Internet). Cela permettra de participer efficacement aux activités du Partenariat de la montagne ainsi qu’aux ressources au sein de leur groupe/organisation pour jouer un rôle de membre actif.
topLes personnes souhaitant adhérer au Partenariat de la montagne sont priées d’envoyer un e-mail à info@partenariatmontagne.org, en précisant les activités de leur pays /groupe/ organisation en matière de mise en valeur des montagnes, les raisons de leur candidature et leur/s contribution/s éventuelles, ainsi que les coordonnées (nom et courriel) d’un point focal désigné ou toute autre personne faisant fonction de coordonnateur.
Par souci de transparence et pour garantir la pleine participation de tous les membres, le Secrétariat du Partenariat de la montagne soumet les demandes d’adhésion aux membres actuels pour leur information et examen.
Une fois les candidatures approuvées par le Partenariat de la montagne, les nouveaux membres reçoivent une lettre de confirmation accompagnée d’un questionnaire les priant de choisir la ou les Initiatives du Partenariat auxquelles ils souhaitent adhérer.
topLes membres sont censés lancer et/ou participer à des activités, en collaboration avec d’autres membres, essentiellement (mais pas exclusivement) dans le cadre des Initiatives du Partenariat.
Les membres sont également invités à partager toute information, connaissance, expertise et expérience par diverses filières (par ex. fournir des liens vers le site internet du Partenariat de la montagne; soumettre des success stories, des études de cas, des meilleures pratiques, et/ou des leçons tirées; participer aux débats virtuels et aux conférences électroniques).
Les membres peuvent en outre jouer un rôle actif d’information pour les questions relatives à la montagne, au sein de leur pays et de leur sphère d’influence notamment en identifiant et éventuellement en mobilisant des fonds pour la promotion d’investissements dans les zones de montagne.
topLes Etats membres jouent le rôle fondamental de catalyseur pour une action sur le terrain. Ils sont mieux placés pour comprendre les exigences et priorités locales, soutenir le développement communautaire et servir de trait d’union entre les communautés locales, les gouvernements, les institutions régionales et les organismes internationaux.
Il est important de rappeler que 78 comités nationaux ont été mis en place pour célébrer l’Année internationale de la montagne (2OO2). La plupart des comités existent encore et transforment les messages de l’Année en actions concrètes et durables au niveau des pays. De nombreux comités ont été convertis en organes plus permanents et ont amorcé des stratégies nationales de mise en valeur des montagnes.
Ces comités nationaux peuvent jouer un rôle capital dans l’élaboration et la participation aux Initiatives du Partenariat.
topLe Partenariat de la montagne ne se substitue en rien aux actions et engagements pris par les gouvernements en matière de mise en valeur durable des régions de montagne.
Le Partenariat de la montagne est censé donner une valeur ajoutée et rehausser les efforts des gouvernements en nouant des liens plus étroits et plus efficaces entre les gouvernements et avec d’autres Organisations intergouvernementales et groupes de la société civile oeuvrant à des objectifs analogues dans les zones de montagne.
Les gouvernements, organisations intergouvernementales et grands groupes sont tous des acteurs principaux oeuvrant de concert et tirant parti de l’avantage comparatif que chacun apporte au Partenariat de la montagne.
topLes Initiatives du Partenariat — le noyau dynamique de l’alliance — sont des domaines de collaboration où les membres lancent des actions dans le cadre du Partenariat de la montagne. Les Initiatives sont des projets et programmes conjoints ayant un accent thématique et géographique spécifique.
Les membres ont déjà identifié une première série de 13 Initiatives dans plusieurs domaines essentiels de mise en valeur des montagnes sur la base de leurs intérêts, besoins et priorités communs.
Les Initiatives actuelles comprennent sept initiatives thématiques (éducation, genre, politique et législation, recherche, moyens d’existence durables, agriculture et développement rural durables en montagne-ADRD-M, et aménagement des bassins versants), et six initiatives géographiques (Europe, Andes, Afrique de l’Est, Asie Centrale, Hindu Kuch Himalaya, Amérique Centrale et Caraïbes).
Les membres peuvent, à tout moment, proposer de nouvelles activités au sein de l’Initiative du Partenariat ou proposer une nouvelle Initiative.
topUn membre ordinaire apporte son expertise, ses connaissances, compétences et activités pertinentes (achevées, en cours et futures) à une Initiative du Partenariat.
Un membre du Partenariat de la montagne peut se porter volontaire pour devenir chef de file d’une Initiative donnée. Un membre chef de file sera chargé d’élaborer, de développer et de faire avancer l’Initiative du Partenariat.
Un membre chef de file peut coordonner les communications et la mise en réseau au sein d’une Initiative donnée, proposer des plans de travail, identifier des activités, assigner des tâches, représenter les membres aux réunions avec d’autres Initiatives du Partenariat et servir de liaison avec le Secrétariat du Partenariat de la montagne.
L’idéal est un maximum de trois membres chefs de file pour chaque Initiative du Partenariat.
topLe Partenariat de la montagne bénéficie du soutien d’un Secrétariat, accueilli par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et financé par des contributions des gouvernements d’Italie et de Suisse.
Le Partenariat de la montagne a une composition multipartenaire avec des apports d’effectifs de la FAO et du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Il peut compter en outre sur l’étroite collaboration du Forum de la montagne.
topLe Secrétariat appuie le Partenariat de la montagne en servant de point de liaison pour ses membres: il met en contact les personnes et les activités de mise en valeur des montagnes pour garantir une plus vaste participation, une meilleure cohérence et un meilleur impact.
Il le fait en dispensant des services clés: communication et information, gestion des connaissances et coordination. Il garantit que les membres disposent des connaissances et informations nécessaires pour participer efficacement au Partenariat de la montagne: communiquer, partager des expériences, promouvoir le changement et amorcer des actions en collaboration sur le terrain.
Le Secrétariat aide également les membres en facilitant le processus de construction des Initiatives du Partenariat, le cas échéant. Mais le Secrétariat ne s’occupe pas de coordonner les actions des membres ni de leur assigner des tâches ou responsabilités spécifiques.
Le Secrétariat est chargé de rendre compte périodiquement de l’état et des activités du Partenariat de la montagne auprès de la Commission sur le développement durable (CDD) et autres organes compétents, selon le cas.
topLe Secrétariat du Partenariat de la montagne ne finance pas les activités des membres. Il appartient aux membres eux-mêmes d’accéder aux fonds (ex. préparer et présenter des propositions de financement) et de les collecter. Le Secrétariat ne gère ni ne distribue de fonds externes destinés à soutenir des activités et initiatives spécifiques des membres.
Cependant, le Secrétariat reconnaît que la nécessité d’identifier des ressources financières à l’appui des activités est cruciale. Il fournit aux membres et en permanence des informations sur la disponibilité de fonds pour les activités en montagne de toute source possible.
Le Secrétariat compile en ligne une base de données de sources de financement pour les membres. La base de données a été dressée dans le cadre du Manuel de financement pour la mise en valeur durable des montagnes du Partenariat de collaboration sur les forêts. Elle fait partie de la contribution générale de la FAO au Partenariat de la montagne et sera mise à jour et adaptée périodiquement pour offrir les informations les plus actualisées à ses membres.
top