Partenariat de la montagne

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Consultation electronique sur le Partenariat de la montagne

Forum de la montagne 7-18 Avril 2003




Synthèse

Ce document est un résumé de la consultation électronique sur le Partenariat international pour la mise en valeur durable des régions de montagne, organisée par le Forum de la montagne du 7 au 18 avril 2003 et présentée aux participants de la réunion du Partenariat de la montagne tenue le 1er mai 2003 à New York. A la demande des participants de la réunion, la consultation électronique a été par la suite prolongée jusqu'au 30 mai 2003. La consultation avait pour vocation de recueillir un vaste éventail d'opinions sur le Partenariat des 66 Etats et organisations membres au 1er avril 2003, notamment en préparation des débats de la Commission des Nations Unies sur le développement durable (CDD) lors de sa 11ème session du 28 avril au 9 mai 2003, et pour examiner les perspectives à long terme du Partenariat.


Participation des pays et institutions (66 membres)
à la consultation électronique

Inscrits, observateurs 22%
Inscrits et actifs 50%
Autres 28%

La consultation électronique a été sollicitée par l'Office suisse pour le développement et la coopération (SDC) pour le compte du Gouvernement suisse, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Etant donné les délais très courts et le manque de temps, les participants ont été informés que leurs contributions seraient informelles et en aucun cas contraignantes, et ne feraient pas partie du présent rapport. Au total, 49 partenaires ont participé (voir Annexe). La consultation électronique était articulée en quatre thèmes, plus des suggestions pour les "mesures futures"; le tout est résumé ci-après.

Attentes des membres

Les partenaires ont été priés de fournir des informations sur leurs exigences et attentes du Partenariat en ce qui concerne l'information et les services de mise en réseau, ainsi que l'appui technique et financier, et la majorité ont répondu dans ce sens. En outre, quelques-uns ont proposé une fonction de propagande pour le Partenariat , par ex., comme "plateforme en réseau destinée à renforcer l'efficacité des voix de la montagne" ou comme "tribune visant à promouvoir les besoins spécifiques des régions montagneuses". Comme il a été noté dans le thème Point de réseau, il s'agit là d'une question fondamentale qui sera examinée au fur et à mesure.

Les attentes concernant la mise en réseau ont reconnu la nécessité liée aux technologies de l'information (site web avec liens, bases de données, etc.: voir discussion au paragraphe point de réseau ci-dessous), mais aussi aux liens directs, personnels entre les particuliers représentant les institutions. Dans l'ensemble, les participants considèrent le Partenariat comme un mécanisme ou une plateforme visant à promouvoir la création de réseaux parmi les acteurs clés (par ex., organisations internationales et régionales, spécialistes des sciences de la nature, sciences sociales, planificateurs, décideurs, groupements communautaires, ONG locales), de sorte qu'ils puissent communiquer et échanger leurs connaissances. Les principes clés étaient les suivants:

Limiter au minimum le double emploi; Mettre en lumière les synergies et encourager le dialogue; Harmoniser les initiatives.

Ainsi, un rôle important du Partenariat serait celui de courtier ou intermédiaire, facilitant les contacts entre les pays/institutions afin d'élaborer des activités en commun et de créer des conditions de complémentarité et d'assistance réciproque (voir également discussion du Point de réseau).

A l'idée de relier les partenaires entre eux (et autres parties prenantes) viennent s'ajouter les attentes liées à l'identification, la collecte, l'analyse et la diffusion des connaissances et informations sur les diverses questions concernant la montagne. Parmi les concepts fondamentaux suggérés figurent:

Un centre d'échange des connaissances et de partage des expériences; Raccorder les résultats de la recherche à la gestion des connaissances; Evaluation des performances par rapport aux meilleures pratiques de mise en valeur durable des montagnes; diffusion des "success stories".

Ces points sont approfondis dans les thèmes Mécanismes de suivi et Point de réseau.

En ce qui concerne le soutien technique et financier, les participants ont cité un grand nombre de questions, notamment:

le tourisme durable; la résolution des conflits; la conservation des écosystèmes de montagne; la mise en oeuvre des engagements et des programmes de travail des Etats dans le cadre des conventions internationales; le maintien de la diversité culturelle; les politiques et législations spécifiques aux montagnes à l'échelon national; l'aménagement des ressources naturelles, en particulier de l'eau et des sols; l'enseignement rural; et la recherche et le suivi.

Ces thèmes viennent s'ajouter à ceux qui ont été examinés et proposés pour les initiatives du Partenariat lors de précédentes tribunes, comme le Sommet mondial de la montagne de Bichkek. Parmi les attentes de soutien technique, on peut citer:

le renforcement des capacités techniques; y compris l'analyse, la synthèse, et la gestion de l'information; le développement institutionnel; notamment les systèmes de gestion et la coopération en matière de renforcement communautaire (ex, Action 21 locale); la recherche de politiques liées à la mise en valeur des montagnes et aux moyens d'existence durables en montagne; la formulation et la mise en oeuvre de politiques/stratégies spécifiques à la montagne.

D'autres thèmes liés au renforcement des capacités, en particulier pour le suivi, sont examinés au paragraphe Mécanismes de suivi.

Quant au soutien financier, un but énoncé était de le doubler au profit des communautés et des environnements de montagne au cours des cinq prochaines années. Le rôle du secteur privé comme source de financement a également été cité, en particulier pour ce qui est de l'évaluation du prix intégral des ressources de la montagne et du paiement des services environnementaux. Outre les besoins de financement pour l'appui technique dont il est question au paragraphe précédent, on a évoqué un financement spécifique pour les projets de développement (ex. formules de micro-crédit pour les communautés montagnardes, fonds de compensation pour l'aménagement et la conservation). Pour ce qui est du rôle du Partenariat dans la promotion de nouvelles initiatives, deux propositions ont été avancées:

dons pilotes pour élaborer de nouvelles initiatives de financement; appui financier nominal/symbolique ayant un effet multiplicateur pour obtenir des fonds d'autres sources.

Quant à garantir un accès équitable à l'information et aux connaissances, les participants ont suggéré d'offrir aux personnes des pays en développement et en transition un accès facilité aux publications et à la formation.

Engagements des membres

La majorité des engagements pris par les participants actifs reflètent les priorités des gouvernements, organisations et institutions respectifs sur des questions telles que la formulation et la mise en oeuvre de politiques, l'assistance financière et technique, la recherche, et la mise au point et l'exécution de projets implementation. Vu l'accent du Partenariat sur les initiatives communes, il sera essentiel de rassembler cette information (archivée par le Forum de la montagne) de façon appropriée pour mettre en lumière les synergies et promouvoir le dialogue (voir en particulier les sections Point de réseau et Mesures futures ci-dessous).

Un thème examiné a été celui des cotisations des membres. Au total, 27 opinions ont été présentées; certains participants ont envisagé plus d'une solution. Il y a eu trois grands types de réponses, présentées ci-après; il n'y avait aucun lien entre le type de réponse et le type de participant à la consultation (ex. gouvernement, organisation internationale, ONG). La diversité des opinions sur ce thème est un point critique à résoudre dans le cadre de la gouvernance du Partenariat.

Cinq participants ont déclaré sans équivoque qu'il ne devrait y avoir aucune cotisation obligatoire, pour les raisons suivantes:

ce ne serait pas compatible avec l'esprit des initiatives SMDD; l'infrastructure du Partenariat devrait bénéficier d'un soutien volontaire des gouvernements concernés; une cotisation impliquerait la création d'une structure juridique plutôt que d'un Partenariat.

Seize personnes étaient en faveur d'un droit nominal; la plupart ont proposé que ceci se fasse sur la base d'une échelle mobile, de critères comme la situation économique, la capacité de paiement, ou le budget d'une organisation. Plusieurs participants à la consultation ont souligné qu'une cotisation devrait servir en premier lieu à assurer le fonctionnement d'un point de réseau/centre de coordination (voir également discussion au paragraphe Point de réseau), et qu'elle devrait être fonction des services offerts. On a fait remarquer que ces droits d'inscription ne pourraient couvrir "ne serait-ce qu'un financement partiel du Secrétariat du Partenariat proposé".

Quatre personnes ont proposé que l'adhésion ne soit pas fonction du paiement d'une cotisation, mais d'un soutien en nature (ex., personnel, infrastructure), en fonction des atouts comparatifs et des domaines de compétence de chaque partenaire, et de la participation à des initiatives communes.

Mecanismes de suivi

Plusieurs participants ont mis l'accent sur la nécessité d'utiliser les directives existantes d'établissement de rapports /suivi pour la CDD afin d'éviter le double emploi et un mécanisme potentiellement à deux vitesses.

Deux formules de suivi ont été presentées:

Une approche centralisée: avancée par cinq personnes. La plupart suggéraient une petite structure. Divers scénarios ont été pris en compte, notamment : 1) emplacement dans un organisme ou une institution ayant une expérience de mise en valeur durable des montagnes et 2) rotation. Une approche en réseau /fédérative: douze personnes étaient en faveur de cette solution. Néanmoins, la majorité a souligné les besoins d'une direction éclairée et de services centralisés, optant généralement pour une structure de dimensions limitées, qui devrait fournir des services, plutôt que des fonctions de supervision. Peu de suggestions ont été reçues sur une coordination virtuelle, par exemple, par consultations électroniques). Une combinaison des deux: de nombreux participants, en effet, privilégiaient une démarche associant les deux options, avec un petit Secrétariat central (on a proposé qu'il soit accueilli par la FAO) servant de "courtier", informant ses "clients" de l'offre et de la demande. Par la suite, la collaboration devient fédérative, par ex. bilatérale, régionale ou au moyen de fonds et de programmes des Nations Unies. Parmi les fonctions centrales proposées par les partisans des deux alternatives, figurent:

  1. faciliter et soutenir la mise en réseau et l'échange entre partenaires;

  2. un mécanisme de centralisation pour faciliter et synthétiser l'échange d'expériences et de réponses (et réduire au minimum la tâche administrative incombant aux partenaires);

  3. l'élaboration et la diffusion d'un nombre limité de directives, objectifs et indicateurs clairs, simples, standard pour le suivi et l'établissement de rapports. Les critères pourraient comprendre notamment: a) une périodicité appropriée b) une charge supplémentaire minimum pour les partenaires (c'est-à-dire mettre à profit les approches existantes des partenaires lorsque les circonstances le permettent); c) la reconnaissance des besoins des populations de montagne;

  4. synthèse et diffusion de l'information, des connaissances et des "success stories" par le biais des produits du Partenariat.

  5. Il a été suggéré que les méthodologies suivent un principe participatif, engageant tous les Partenaires dans l'évaluation des progrès et permettant la réflexion et l'apprentissage.

En ce qui concerne le renforcement des capacités, il a été suggéré de:

Mettre l'accent sur le renforcement des capacités existantes (par ex., par les réseaux locaux d'Action 21); Renforcer les capacités pour un suivi participatif efficace grâce à la fonction de centralisation (2 ci-dessus), par exemple, par le partage des expériences réussies et des lacunes rencontrées; Pour ce faire, une petite série d'indicateurs simples et axés sur les tâches (3 ci-dessus), éventuellement soutenus par un support pédagogique multilingue en ligne sur un suivi efficace) pourrait s'avérer utile; La mise en place de programmes régionaux et/ou en ligne de formation /suivi, si possible complétés par des ateliers dédiés à des thèmes précis à l'échelon national, continental, voire mondial; Les pays donateurs devraient être chargés d'appuyer et de consolider les capacités de suivi locales.

Point de reseau

Les questions soulevées sur ce point se chevauchaient dans une certaine mesure avec celles présentées dans le cadre des Mécanismes de suivi pour ce qui est des fonctions centrales. Les questions relatives au suivi, à l'établissement de rapports, et au renforcement des capacités ne sont pas répétées dans cette section. Si certains participants ont déclaré qu'une telle structure devrait être neutre/impartiale, d'autres étaient d'avis qu'elle devrait jouer un rôle de plaidoyer pour "renforcer la voix de la communauté montagnarde". Vu son importance, cette question fera l'objet de débats ultérieurs.

Les principes clés proposés pour cette structure étaient notamment:

l'efficacité, l'ouverture d'esprit, la transparence, l'obligation de rendre des comptes, le dynamisme, la prise en compte et le respect des différentes cultures; la promotion de l'appartenance, de l'engagement, et de la motivation parmi les partenaires.

Il a été suggéré que les opérations soient fondées sur les attentes des partenaires, si possible par le biais d'un petit comité à représentation thématique/régionale.

Plusieurs participants ont suggéré que le Partenariat s'inspire et tire profit des partenariats existants et nouveaux, des dialogues entre partenaires et des moyens de communication. Plus précisément, près de la moitié des personnes interrogées ont mentionné la nécessité d'une coordination étroite avec le Forum de la montagne (ex., pour ce qui est de l'identification des membres, du calendrier de manifestations, de la bibliothèque en ligne, des listes dédiées par e-mail).

Son rôle principal a été généralement conçu comme une plateforme et un mécanisme de communication et de partage de l'information - essentiellement entre les partenaires, mais aussi à plus vaste échelle, en particulier avec la CDD. Dans ce contexte, une vaste gamme de services de centralisation a été proposée, principalement liés à l'échange transparent d'informations et à la définition d'un programme. Les fonctions les plus citées étaient:

la fonction de courtier, par ex., recueillir, publier et consolider les appels à coopération et aider à leur associer des offres d'assistance; une information actualisée sur les programmes de politique et de recherche auxquelles les initiatives du Partenariat pourraient répondre et contribuer; un annuaire constamment mis à jour (sur Internet avec des liens) des partenaires et de leurs activités en cours; des dialogues multipartenaires synergiques sur les besoins d'action à l'échelle mondiale, régionale, ou nationale/locale et l'identification et le lancement d'activités novatrices de collaboration (initiatives du Partenariat), y compris la coopération entre partenaires; la diffusion de l'information (ex. par des bases de données consultables) sur:

  1. les expériences comparatives, les meilleures pratiques, et les résultats de recherche;

  2. les manifestations à l'échelle mondiale et régionale, les centres de décision, et les tribunes de politique;

  3. les ressources et les partenaires de financement;

  4. les synthèses des réalisations (et des lacunes) des initiatives du Partenariat.

D'autres services suggérés comprenaient notamment:

accès à l'information sur les nouvelles technologies et méthodologies de mise en valeur durable des montagnes; source d'expertise technique; entretenir des contacts personnels entre les représentants des institutions; bibliographie de publications pertinentes; lien entre les bases de données scientifiques des différentes régions.

Mesures futures

Parmi les suggestions des participants en matière de suites à donner à la consultation électronique et aux manifestations organisées à la 11ème session de la CDD, figuraient:

un rapport des initiatives liées au Partenariat à la CDD, qui devra faire l'objet d'une vaste diffusion; l'examen des activités avant et durant l'Année internationale de la montagne, pour définir les besoins/lacunes et secteurs prioritaires pour le Partenariat ; l'utilisation continue de la liste dédiée par e-mail créée pour la consultation électronique (et éventuellement une autre consultation) pour définition ultérieure du Partenariat ; l'élargissement du nombre de membres du Partenariat et de donateurs pour son co- financement; une réunion des membres du Partenariat (déjà proposée par le Gouvernement italien pour l'automne 2003) pour garantir leur motivation; la création d'un Secrétariat pour le Partenariat.

Annexe: participants inscrits Pays (16)

Andorre: Gouvernement de la Principauté d'Andorre Bhoutan: Ministère des affaires étrangères France: Ministère des Affaires étrangères Géorgie: Georgia International Agen for Sustainable Development and Georgian Mountain Federation (point focal AIM) Ghana: Ministère de l'environnement et des sciences Iran: Mountain Environment Protection Society (point focal AIM) Italie: Ministère des affaires étrangères, Direction générale pour la Coopération économique République kirghize: Centre national de développement des régions de montange Monaco: Coopération pour l'environnement et le développement Népal: Ministère de la population et de l'environnement Ouganda: Autorité nationale de gestion de l'environnement Pérou: Direction de l'environnement du Ministère des relations extérieures Suisse: Agence suisse pour le développement et la coopération Swaziland: Wonderland Development Organization Ukraine: Association "Our Home" (point focal AIM) Venezuela: Ministère de l'environnement et des ressources naturelles

Organisations intergouvernementales (13)

Banque Asiatique de développement Banque mondiale Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) Institut international de recherche sur le bétail (ILRI) International Potato Centre (CIP) Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB) Secrétariat de la Convention de lutte contre la désertification (CCD) Université des Nations Unies (UNU)

Grands groupes (19)

Académie Suisse des sciences (SANW) Alliance mondiale pour la nature (UICN) Association européenne des élus de montagne (AEM) Association bulgare pour la mise en valeur des régions de montagne (BULMONTANA) Association des populations de montagne du monde (APMM) Banff Centre for Mountain Culture Centre pour le développement et l'environnement (CDE) Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA) Comité scientifique international sur la recherche dans les Alpes (CSIRA) Consortium pour la mise en valeur durable de l'écorégion andine (CONDESAN) Euromontana Fondation pour le développement durable des régions de montagne Fonds mondial pour la nature (WWF International) Forum européen de la montagne (EMF) Forum de la montagne Mountain Research and Development Journal Observatoire européen des forêts de montagne (EOMF)

The Mountain Institute Union internationale d'alpinisme (UIAA)

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